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CHAPITRE 1Y

DÜ GENRE ENCOPE.

Les Encopes sont en général des espèces de grande dimension , qui , pour la plupart , $c font remarquer par leur forme élégante et par les belles proportions de toutes les parties de leur test. Toutes ont une échancrure ou une lunule dans le prolongement des pétales ambulacraires et une ouverture dans l’aire interamkulacraire impaire. La forme et les dimensions de ces lunules varient plus ou moins dans les différentes espèces, et l’on remarque même des différences assez notables dans les individus d'une seule et même espèce , suivant leur Age. Les échancrures ambulacraires , ordinairement très ouvertes dans les jeunes , ont une tendance à se fermer dans les vieux. La bouche est centrale ou subcentrale, sa forme est circulaire; mais comme les tubes destinés à loger les branchies buccales font saillie sur son pourtour, il en résulte que celui-ci prend , dans la plupart des espèces, une apparence ondulée. Dans les individus qui ont conservé leurs soies , la bouche est plus ou moins masquée par les piquans qui naissent et s’entrecroisent sur scs bords. L'anus est très rapproché de la bouche et placé sur le bord interne de la lunule de l’aire interambulacrairc impaire. Les pétales ambulacraires sont en général très développés et arrondis à leur extrémité. Lorsque la lunule interambulacrairc est très grande, les pétales postérieurs qui sont toujours les plus longs, sont ordinairement un peu refoulés latéralement; de là leur forme souvent arquée. Les soies varient suivant leur position; celles de la face supérieure sont courtes et clavcllées , celles de la face inférieure sont grêles et cylindriques.

Mais tous ces caractères sont plus ou moins communs aux Mellites. Voici maintenant à quels signes particuliers nous distinguerons le type des Eocopes : Les lunules et les entailles sont toujours élargies , plus ou moins arrondies et souvent très ouvertes, tandis que dans les Mellites elles sont allongées , très grêles et généralement fermées. De plus , il y a cinq pores génitaux , tandis que les Mellites n’en ont que quatre. Enfin la couleur des Encopcs est généralement

rouge , violette ou brune ; celle des Mellites e»t au contraire verte ou olivâtre. A ces caractères extérieurs correspondent des différences plus profondes dans la structure de l'intérieur du lest. Ces différences consistent essentiellement dans la présence d'une cloison celluleuse continue qui sépare la cavité buccale de la cavité intestinale et qui remplace parconséqucnt les piliers calcaires qui se trouvent dans les Mellites. Pour donner une idée exacte de celle disposition , j'ai représenté sur la PI. 19a, Cg. 7 , l'intérieur de VE. ni icropora , après en avoir enlevé le plancher inférieur. I.a cavité buccale, qui est au centre, présente un pourtour pentagonal , dont les anses correspondent aux aires ambulacraircs : c'est dans ces anses que se logent les rayons de l'appareil masticatoire. Pin sortant de la cavité buccale , l’ésopbage passe par dessus un col de la cloison médiane (x) correspondant à l'aire ambulacrairo impaire , s'étale sur le flanc gauche (a) , traverse , au dessous de l'anus , un canal étroit qui se trouve à l’origine de la lunule de l'aire intcrambulacrairc impaire , passe sur le flanc droit, où il remonte jusqu'à l’aire interambulacraire antérieure gauche (i) ; là il se replie sur lui-même et rétrograde vers l'anus en suivant un canal bordé d’une part par la cloison de l'ouverture buccale et , de l'autre , par une cloison particulière (c). Arrivé de nouveau au bord de la lunule postérieure , après avoir décrit plusieurs contours très prononcés , il s'enfonce dans le test et vient aboutir à l'anus (d) qui est percé obliquement de dehors en dedaus. L'intestin passe par conséquent , comme dans toutes les Sculclles, deux fuis sur le flanc droit et une fuis sur le flanc gauche; il est très large sur ce dernier. Enfin ce qui caractérise d'une manière toute spéciale les Encopes, c'est que la cloison intermédiaire entre les deux parties terminales de [ intestin , au lieu d’étre membraneuse , comme dans les autres genres, est au contraire calcaire et celluleuse, comme la cloison qui entoure la Cavité buccale. I. A. Stokesi fait seule exception à cette règle (voyez 1a description de celle espèce). U existe eu outre une séparation ou une sorte de plancher horizontal entre la cavité buccale et le plancher supérieur (o) ; c'est dans cette dernière ravité que sont contenus les organes ambulacraires intérieurs ; la face inférieure du pétale postérieur gauche se montre à travers une lacune de ce plancher (i). La masse entière du test est beaucoup plus celluleuse que dans aucun autre genre. L’appareil masticatoire se compose de mâchoires très fortes, mais d’ailleurs très semblables dans leur structure à celles des Mellites.

Le Dombre des espèces connues se monte à onze. Toutes sont de l'époque actuelle. Malheureusement il y en a plusieurs dont je n’ai pu connaître l’origine, les ayant trouvées pour la plupart sans étiquettes dans les collections.

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