CHAPITRE VI
DU GENRE VMPHIOPE Ag.
Les espèces que je range dans ce genre ont les plus graods rapports avec les Lobophorcs ; cependant j'ai cru devoir les en séparer à cause de la forme de leurs lunules qui est arrondie, au lieu d’être allongée comme dans les I,obopliores. Cette forme particulière détermine un arrangement tout différent des plaques des aires ambulacraires postérieures qui, au lieu de former des rangées régulières de chaque cftlè de la lunule , sont disposées en cercle autour d’elle. (Comparez les fig. 1 et 6 de la pl. 1 1 avec la (ig. 11 de la même planche.) A part cela , les Lobophorcs sont des Oursins très réguliers, fort aplatis , à pourtour généralement subcirculaire. Les pétales ambulacraires, larges et courts, s'arrondissent à leur extrémité, mais dépassent rarement la mi-bord. Les pores génitaux sont au nombre de quatre et placés au sommet des rayons du corps mad répori forme ; les trous ocellaires occupent leur place habituelle à l’origine des pétales. La face inférieure est plane. Les sillons qui indiquent les ambulacrcs se divisent à une petite distance de la bouche en deux branches qui détachent dans leur trajet vers la périphérie un nombre plus ou moins considérable de rameaux latéraux. La bouche est centrale ; son pourtour circulaire est rendu flevueux par les saillies des cinq tubes branchiaux. La rosette buccale est en apparence pentagonale ; niais examinée de prés , on y reconnaît dix plaques comme dans les Lobophorcs. L’anus est à la face inférieure et très rapproché du bord postérieur, il est petit et circulaire.
Je ne connais encore que deux espèces de ce genre; toutes deux sont fossiles, des terrains tertiaires.