IV. Losopnon.t aurita Ag
Tab. 13, fig. 1 et Tab. 14, fig. 3-7.
Svn. Scutclla aurita De lil. Zoopli. p. 200; — Agass. Prt>il. Ech. p. 188.
Scutella b! fît s a var. 2. Lain. Tom. 3, p. 282. — Encycl. inéth. PI. 151, lig. 5, 6. — DcsMoui. var. C.
Tabl. svn. p. 228.
Eehinoglrcus auritus ( Geoorde Strompliart) Van Phcls. p. 34.
Echinus auritus L. Gin. p. 31S9.
Echinodiscus auritus Lcshc apnd Klein, p. 202.
Echinanthu t maximus Seba Thés. 3. Tab. 15, fig. 1, 2.
Favanne Tab. 58, fig. C, 1.
Ce o'est pas sans quelque hésitation que je rapporte celte espèce au Scutella aurita des auteurs. L'exemplaire figuré , le seul que je connaisse , n'a pas le bord postérieur intact , ensorte que je ne puis affirmer avec une pleine certitude qu'il était réellement pourvu de prolongemens aurirulés. Une circonstance cependant me fait supposer que ces prolongemens existaient : c’est l'épaisseur du test qui est ébréché et plus considérable en cet endroit ( l'angle des entailles ) qu ailleurs. En tous cas cet exemplaire appartient à une espèce différente de la précédente , ainsi que nous allons le voir. Et d'abord son pourtour n'est pas le même ; le côté antérieur surtout est plus large et bien moins uniformément arrondi ; les pétales ambulacraires sont plus étendus et les entailles, au lieu de s’élargir vers la périphérie , ont au contraire une tendance ù se rétrécir; elles sont en outre proportionnellement plus longues , ce qui fait que l’eipacc qui les sépare de l'extrémité des pétales est d'autant plus restreint. Enfin l'anus est placé sensiblement en arriére de l'origine des entailles et par conséquent plus rapproché du bord postérieur.
La fig. 3 de Tab. 14 représente la face supérieure qui montre distinctement l’articulation des plaques du test ; la forme des pétales ambulacraires et l'arrangement des pores génitaux , qui sont au nombre de quatre et trésapparens. Les cinq pores occllaircs , situés au sommet des pétales, sont à peine perceptibles à l'œil nu. La face inferieure n'ofirc aucun caractère particulier à celle espèce , si ce n’est que la différence entre les tubercules des aire* intcrambulacraires et ceux des aires ambulacraires est plus frappante que dans le L. bifissa. Les sillons y sont peu marqués.
La fig. 1 dcTab. 13 représente laça vile intérieure, le plancher inférieur étant enlevé ; les pétales ainbulacraires s’y dessinent aussi nettement qu'à la face externe ; on voit les pores génitaux s’ouvrir dans quatre carènes osseuses saillantes , qui s’étendent dans les aires interambulacraires ; la carène correspondant à l'aire interambulacraire impaire ne diffère des autres , qu’en ce qu elle est dépourvue du pore génital. A côté de l'ambulacrc antérieur impair sc voit le sinus dans lequel l'intestin sc recourbe sur lui-méme pour regagner l’anus. Les fig. 5 et 6 de Tab. 14 représentent l’appareil masticatoire, vu en dessous (fig. 5) , et en-dessus (fig. 6) ; les lettres a. /. p. indiquent , comme dans le L. bifora , la position relative des mâchoires. Dans la fig. 5 , on distingue fort bien , à la surface de chaque mâchoire , les fossettes naviculaires ; elles correspondent aux cinq auricules qu'on voit surgir des aires interambulacraires dans la fig. i , qui représente le plancher inférieur du test vu par sa face interne. Les mâchoires sont très grandes, mais peu épaisses ; la fig. 7 en montre une de profil avec la dent fixée verticalement à sa surface.
L'exemplaire figuré a été adressé au Musée de Neuchâtel par M. Guebhard , consul de Prusse à Alexandrie. Il provient delà Mer rouge.
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