‹ Monographies d'Echinodermes vivans et fossilesChapitre 46 sur 84 · I. Echixahacu.mis pauma Gray · texte numérisé non relu

I. Echixahacu.mis pauma Gray

Tab. 20, fig. 7-18.

Srff. F.chinarachnius parma Gray. Attempt on Ech. p. 6. — Ag. Prodr. p. 1RS.

Echinodisciu parma Ik-Bl. Zoopli. p. 199.

Scutcüa parma Lam. p. 284, N* 13.— K. Del. T. 2, p. 677. N* 13.— Defll. Dict. sc. nat. T. 48, p.22G.

C'est une espèce de forme subcirculaire plus ou moins rostrée en arriére , notamment dans les vieux exemplaires et d’une épaisseur moyenne, présentant une déclivité uniforme vers le bord, qui est fort épais. Le sommet correspond à la rosette apiciale. Les pétales ambulacraircs, ouverts et même légèrement évasés à leur extrémité , s’étendent au delà de mi-bord ; les zones poriféres n’ont pas même la moitié de la largeur de l’espace intermédiaire ; au delà de leur extrémité , l'on voit encore les pores ambulacraircs se prolonger par paires isolées jusqu'au pourtour du test. La face inférieure est à peu prés aussi uniforme que la face supérieure ; les sillons

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y août très marqués ; chaque sillon détache deux branches principales près du pourtour du test et plusieurs autres petits rameaux moins marqués , et qui , par celle raison , ne sont pas visibles sur les exemplaires munis de leurs soies (fig. 13).

La surface du test est revêtue d'une granulation excessivement serrée , surtout à la face supérieure. La Gg. 14 représente une portion de l'extrémité de l’un des pétales amhulacraires , sous un grossissement de 1 */ J diamètre , montrant la disposition des tubercules spin itères et la manière dont ils sont entourés par les tubercules miliaires ; on y voit également les pores ambulacraires devenir de moins en moins réguliers à l'extrémité des pétales , à mesure que la distance qui les sépare est plus considérable. Les tubercules de la face inférieure sont moins nombreux et plus développés. A ces différences correspondent des diflcrcnces analogues dans la forme et la disposition des soies: celles de la face supérieure sont courtes et très serrées; leur extrémité est plutét tronquée que renflée (Gg. 7 abc). Celles de la face inferieure sont subulées, cylindriques et considérablement plus longues que celles de la face supérieure (fig. 8 a b, et Gg. 13 a b c). Examinées au microscope , les unes et les autres se montrent carénées et hérissées de fines dentelures sur les carènes ; la face articulaire seule est lisse.

L’appareil masticatoire est composé de mâchoires très fortes , hérissées de lames fort élevées; aussi chaque mâchoire prise isolément est-elle d'une très grande épaisseur, comme on le voit par la Gg. 17 qui en représente le profil. La fig- 13 est une mâchoire vue par la face inférieure, montrant au milieu la petite carène qui s’adapte sur l’auricule. La fig. 16 montre la même mâchoire vue par sa face supérieure, l’on y remarque le sillon médian dans lequel était fixé la dent. La fig. 18 enfin représente encore la même mâchoire par sa face postérieure. Par une inadvertance du dessinateur , elle se trouve ici sens dessus dessous , ensorle que les arcs montons de la charpente t au lieu d’être dirigés en haut , le sont en bas.

J’ai représenté plusieurs variétés d'âge de celte espece dans la planche ci-jointe. La fig. Il est un jeune individu entièrement circulaire, sur lequel on distingue parfaitement l'articulation des plaques du test , sans doute parce que l'épiderme n'a pas encore atteint toute sou épaisseur. Fig. 10 est un individu un peu plus âgé, dans lequel le rostre du bord postérieur est déjà sensiblement marqué. Les fig. 7 et 8 montrent un individu de moyenue taille , revêtu de scs soies. Enfin les fig. 12 et 13 représentent deux individus adultes , l’un (fig. 13), avec ses soies, vu par la face inférieure, l'autre dépourvu de soies (fig. 12) et très distinctement rostré.

L’Ecàmarac/iiiius parma habite les côtes du Canada , où il n’est pas rare. Une partie des originaux de mes figures ont été rapportés de ce pays par M . Lyell , frère du célèbre géologue anglais.

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