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CHAPITRE VIII

DU GENRE ECHINARACHNIUS t. Phel*.

Le genre Echinarachnius remonte dans l’origine à van Phclsum auquel l’emprunta Leske, qui le substitua au genre Arachnoïdes de Klein. Mais Klein ne cite qu'une espèce dans son genre Arachnoïdes, LA. placenta qui est le grand Echinodiscus de Rreynius ; et ce n'est que tout récemment que M. Gray, en réintégrant le genre Echinarachnius, a groupé autour de cette première espèce d’autres espèces qui en sont plus ou moins distinctes. Ayant reconnu des différences génériques très marquées entre YE. placenta et les espèces du type de l'£. parma , j’ai dû conserver à cette première le nom primitif à' Arachnoïdes que lui avait donné Klein et réduire le genre Echinarachnius à celles du type de YE- parma.

Circonscrit dans ces limites , le genre Echinarachnius se rapproche sensiblement des vraies Seul elles , dont il diffère cependant par sa forme plus circulaire , par ses pétales ambulacraires plus ouverts, et surtout par la position marginale de l’ouverture anale. Sans accorder à ce dernier caractère une valeur aussi grande que Tout fait la plupart des auteurs, je crois cependant qu'il doit être pris en considération dans la délimitation des genres , surtout lorsqu'il coïncide avec d’autres caractères constans et qu’il contribue ainsi à donner à toute une série d’espèces une physionomie particulière.

Les espèces connues jusqu’ici sont au nombre de quatre, dont trois vivantes et une fossile. Ce sont en général des Oursins à test massif, de forme circulaire et à bords étroits. L’étoile ambulacraire est distincte ; les pétales sont très-larges et s’étendent au delà de mi-bord , mais ne se ferment pas à leur extrémité. La rosette apiciale se distingue à peine du reste du test; il n’y a que quatre pores génitaux ; les trous ocellaires sont au nombre de cinq. A la face inférieure , les ambulacres sont indiqués par des sillons très distincts, qui s’étendent jusqu'à la périphérie, en détachant ordinairement deux rameaux latéraux. La bouche est centrale, circulaire et de moyenne grandeur. La rosette buccale est décagonale comme dans les vraies Scutelles. La surface du test

est revêtue d'une granulation très uniforme, composée de tubercules spiniféres autour desquels se groupent une quantité de tubercules miliaires. 11 n'y a que peu de différence à cet égard entre la face supérieure et la face inférieure , si ce n’est que , sur cette dernière , les tubercules spinifères sont un peu plus développés et espacés qu'à la face supérieure. Cette différence se traduit dans les soies ; celles de la face supérieure sont courtes , très serrées et renflées à leur extrémité ; celles de la face inférieure sont plus longues , cylindriques et effilées ; les unes et les autres sont distinctement striées lorsqu'on les examine au microscope. Les espèces dont j'ai pu observer la couleur sont, ou d'un violet foncé tirant sur le brun, comme l’IL parma, ou d'une teinte roselilas , comme VE. admit eus.

La cavité intérieure offre à peu près la même structure que celle des vraies Scutellcs ; il n'y a ni cloison ni piliers calcaires entre l'appareil masticatoire et l'intestin ; en revanche , le bord présente un labyrinthe très compliqué de canaux circulant entre de nombreux piliers calcaires. L’appareil masticatoire se compose de mâchoires très hautes ; aussi les dents sont-elles dirigées à peu près verticalement de haut en bas. Les auricules , contre lesquelles sont appuyées les mâchoires , ont une petite échancrure très distincte au milieu. Je n’ai pas vu les dents proprement dites , en sorte que je ne puis dire si elles sont émaillées dans toute leur longueur ou seulement à leur extrémité.

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