I. Rotcla Rimpuii Klein
Tab. I.
St». Rolula RumphiiKXc'm. Nat. Disp. Eckiuodermatum EJ. Lcske, p. 26, §91, Tab. 22, fig. E. F.
Placenta Rotula sp. 2. Klein. Gall. § 91, p. 96, Tab. 12, fig. C.
Echinoditeus, dimidia periferia incisionibiu acquahbus fera praedita Oieyn. Dissert. pkys. de Polythal. Schediasma, etc., p. 64, Tab. 7, fig. 3 et 4.
Echinotrochus dccerti deniaïus Van Phelsum, p. 33.
Echinus Solaris [de Zonnestraal de Pannekoek ) d'Aquet. in Rhumpb. p. 37 [nota), Tab. 14, fig-.l.
Echinus orbiculus var. a et b. L. Gin. p. 3192.
Oursin denté liosc ( Deterv. Tom. 2 1, p. 281).
Oursin solaire (Rotula) Davila, Cat. Tom, I , p. 425, N» 959.
Oursin disque D’Argenv. Zoomorpb. Tab. 7, fig.D.
Echinus planus , singularisa etc.Scba. The». Tom. III, p. 35. Tab. 15, fig. 15, 16.
Tertia Echinodisci species minuscula Seba. The», ibid. p. 35. Tab. 15, fig. 19 et 20.
Echinodiscus dentatus Lcske apud Kl. p. 212, Tab. 22. fig. E, F.
Var. minor Leske ibid, p. 212, Tab. 49, fig. 6 et 7.
Scutella dentata Blainv. Dict. sc. t. 48, p. 226. — Zoopb. p. 201. — Agass. Prod. Eeb. p. 188. — E. Desl. Enc. T. 2, p. 675, N 4 1. — Encyd. méili. PI. 151, fig. 1-4 — Lain. Uist. nat. 3* Ed. Tom. 3, p. 277, N' 1* — DcsMoul. Tabl. syn. p. 220, N* 1.
Scutella scmisol DeBl. Dict. sc. nat. Tom. 48, p. 226 — DcsMoul. Tabl. syn. p. 220. N° 2.
Scutella radiala DeBl. Zoopb. p. 201. — Agass. Prodr. Ech. p. 188. — Lainarck p. 278, N" la*
Boccon. Obscrv. p. 273. — Favan. Zoomor. Tab. 74, fig. C. — Gualticri, Test. 110, fig, H. — Valent. Mus. T. 3, p. 177, fig. 2.
Nous voyons par celle longue liste de synonymes que l'espèce dont il est ici question a fixé nombre de fois l'attention des naturalistes. Nous la trouvons figurée pour la première fois dans Brey niussous le nom d’£cAi'iiodùct«,par lequel cet auteur désignait toutes IcsScutelles. Klein la décrivit sous le nom de Rolula Rumphii , la dédiant au célèbre Rumph. Lcske et Lamârck qui n’admirent pas le genre Rotula , la rangèrent, le premier, dans son genre Echinoditeus , le second, dans son genre ScuUlla M. de Blain ville en fit le type de sa division des Demi-soleils. En réintégrant le genre Rotula dans les mêmes limites que Klein l avait établi, il était naturel que j'admisse aussi ses noms spécifiques de préférence à ceux de ses successeurs ; et c’est pourquoi
celle espèce figure ici sous le nom de Rolula Rumpliii, au lieu de s’appeler Scultlla dctUaia ou Scutella radiata.
Avant d’avoir à ma disposition une série complète d’individus de tous les âges, dont lesvariations les plus importantes sont représentées sur la PI. 1 » je partageais l'opinion de Blainville qui envisage les formes que l’on a distinguées depuis sous les noms de Sc. dentata et Sc. radiata, comme deux espèces distinctes; je les ai même citées comme telles dans mon Prodrome; et, en effet, l’exemplaire de fig. 1 (Sc. radiata des auteurs) parait au premier abord fort différent de ceux de fig. 5 et 8 (Sc. dentata des auteurs) ; le nombre des digitations y est surtout bien moins considérable. Mais si l’on poursuit ce caractère dans une série d'exemplaires , on trouve qu’il n’a absolument rien de constant. C’est ainsi que l’exemplaire de fig. 5, quoique plus petit que celui de fig. 8, a treize digitations, tandis que ce dernier n'en a que onze, et néanmoins il ne viendra à l'idée de personne de faire de ces exemplaires deux espèces différentes. Ce qui prouve en outre qu’il n’existe aucune régie fixe dans la distribution de ces digitations, c'est qu’elles ne sont pas réparties d'une manière uniforme sur les deux côtés d’un même individu: témoin encore l'exemplaire de fig. 5, dans lequel l’ambulacrc antérieur gauche est séparé en deux digitations, tandis que l'ambubulacre antérieur droit n’en a qu’une. Dans l'exemplaire de fig. 3 , les digitations ne s'étendent pas aux ambiilacres antérieurs; aussi n'y en a-t-il que dix en tout; dans la fig. 1 enfin il n'v a que l’une des séries des aires interambularraircs postérieures qoi sc détache du reste du lest ; ce qui fait que nous n’avons ici que huit digitations. La longueur des digitations varie également dans des limites assez notables ; elles sont plus développées dans les individus adultes que dans les jeunes , et celles du milieu sont plus longues que celles des bords. ïl est assez difficile, dans l’état actuel de nos connaissances, de dire si ces différences résultent du mode d’accroissement ou si elles ne sont qu’un effet de résorption. Je serais tenté d’admettre celte dernière explication de préférence à l'autre, par la raison que dans les individus les plus digités , tels que les exemplaires de fig. 5 et 8 , les digitations diminuent de longueur à mesure quelles approchent du bord antérieur; et comme les dernières n’existent pas dans les jeunes individus, on est naturellement conduit à supposer qu elles sont les plus récentes. En tout cas , l’accroissement ne sc fait pas par l’addition de nouvelles plaques , attendu que leur nombre est à peu prés le même dans tous les individus, qu'ils soient grands on petits. Dans le R. Augusli , les entailles sont bien plus inégales ; celles qui correspondent aux aires inlerambulacraires sont notablement plus grandes que celles des ambulacres, et c’est en quoi cette espèce se distingue essen-
ticllcment de uotrc R. Rumphii, quoique plusieurs exemplaires de celui-ci présentent aussi des traces de celte irrégularité, par exemple l’excmpîai» de fig. 5.
La forme générale du K. Rumphii est à peu prés circulaire en supposant l’intervalle entre les digitations rempli ; dans la plupart des individus, le diamètre longitudinal est un peu plus grand que le diamètre transversal. Le sommet est sensiblement renflé et décline d’une manière graduée vers les bords, ainsi que le montrent les fi g. 7 et 10, qni représentent le profil de deux exemplaires vus par la face postérieure. L'étoile ambulacraire est assez grande. Les pétales sont de moyenne largeur, de forme allongée et toujours plus ou moins renflés; les zones poriféres sont sensiblement plus étroites que l'espace* intermédiaire. Tous les pétales sc prolongent jusqu'au delà de la moitié du rayon qui va du sommet à la périphérie, mais sans s'arrondir à leur extrémité , comme c'est le cas de la plupart des autres genres. Passé cette limite, les pores sont encore visibles, niais ils ne montrent plus cette continuité qu’ils ont dans les pétales et ne sont plus réunis par un sillon. La fig. 13 , qui représente 1 ambulacre antérieur de fig. 8 grossi, donnera une idée exacte de celle structure. Le sommet du disque est occupé par la rosette apiciale qui est représentée grossie dans la fig. 12 , avec les quatre trous oviducaux qui sont trésrapprochés, et les cinq trous occllaires, qui ne sont pas visibles à l’œil nu. Vue à la loupe, cette rosette présente une structure finement spongieuse. La fig. 1 1 représente l'aire interambulacraire postérieure vue par la face supérieure , afin de donner une idée exacte de la disposition et de la grandeur relative des plaques.
La face inférieure présente au premier coup d'œil une apparence uniforme et treillissèe , qui provient de ce que les sutures des plaques sont toujours très marquées, surtout dans les individus adultes (voyez fig. 6 et 9); à côté de ces sutures, l'on aperçoit les sillons ambulacraires qui sont en général plus gTéles et souvent à peine visibles à l’œil nu. Ces sillons représentent ici les ambulacres, et malgré leur petitesse , ils sont garnis, dans toute leur longueur, de porcs microscopiques. Ils rayonnent de la bouche vers la périphérie , se divisant d'abord en deux branches , lesquelles se subdivisent chacune en deux rameaux qui gagneut le bord sans se ramifier ultérieurement; chaque digitation est ainsi accompagnée d’un rameau ambulacraire. Quant aux tubercules qui garnissent la face inférieure , ils sont à peu près aussi uniformes que ceux de la face supérieure. Ou n’y retrouve point cette variété que nous rencontrerons dans les différentes espèces d’Encopcsct de Mollîtes. — L'ouverture buccale est à peu près centrale , elle est petite et circulaire. La fig. 1 1 nous la représente sous un grossissement de 1 '/* diamètre , qui permet de reconnaître la structure intime des sillons ambulacraires, et à l’extrémité de
chaque sillon , sur le pourtour de la bouche , les trous un peu plus grands qui étaient sans doute destinés à loger les branchies buccales. L'anus est placé à peu près à moitié chemin entre la bouche et l'extrémité des digitations; il est plus petit que la bouche et de forme circulaire. La fig. 16, qui représente le plancher inférieur du test vu par sa face interne, ne montre autre chose que les cinq auricules implantées dans les aires intcrambulacraires et destinées à fixer les mâchoires. En général l'intérieur du test est beaucoup plus accidenté dans les espaces interambulacraircs que dans les ambulacres; il y a même de petits piliers qui s’avancent vers le centre et qui se retrouvent également à la face supérieure et à la face inférieure. Au delà de ces piliers , la cavité intérieure ne présente qu'un réseau de cellules plus ou moins régulières qui s'étendent jusqu'à l’extrémité des digitations. La fig. 17 représente l'appareil masticatoire grossi , vu par sa face inferieure , les cinq mâchoires étant réunies. La fig. 18 est une dent isolée, légèrement grossie, vue par la face inférieure et montrant la structure, lamelleuse de ses bords. La fig. 19 est la même mâchoire, vue par sa face supérieure, avec le sillon dans lequel était fixée la deut. La fig. 20 enfin représente cette même mâchoire, vue de profil , afin de montrer son épaisseur considérable et la juxta-position des lames calcaires dont ses bords sont garnis. La fig. 17 représente les contours de l'appareil masticatoire, de grandeur naturelle.
Parmi tous les exemplaires que j'ai eu l'occasion d'examiner, je n'en ai retrouvé aucun qui eût conservé ses soies. La couleur du test est en général d'un vert foncé; les jeunes individus cependant sc font remarquer par des teintes ordinairement plus claires ( voy. fig. 1, 2, 3, 4); il est probable que les soies avaient la même couleur que l'épiderme. Tous les exemplaires que je connais de cette espèce proviennent de la côte occidentale d'Afrique cl particuliérement du Sénégal. Quelques auteurs citent comme origine les côtes d'Amérique , mais je crois cette citation erronnée. Les originaux de mes figures m’ont été communiqués par M. Michelin.
IL Rotcla Algi sti Klein.
Tab. 2. fig. 1 — 10. et tab. la fig. 1 — 6.
Sw. Hoiula Augusti Klein. Edt. Leskc, p. 26. § 90, Tab. 22, fig. À, B, C, D.
Echinodiscus dimidia periferia inaqualibus incisionibus, etc. Breyn. p. 61, Tab. 7. fig. 5 el 6.
Placenta roiula sp. 1 Klein Gall. p. 94, Tab. 12, fig. A. B.
Echinodisciu dccics digilalus Leskeapud Kl. p. 209. Tab. 22, fig. A. B.
Echinodiscus octies digilalus Leslie ibid. p. 211, Tab. 22, fig, C, D.
Oursin à dix doigts Bo*c, Déterv. T. 24, p. 281
Eckinodùcuj Gualt. Test. Tab. 110, fig. H.
Echinus octodcictilos L. Gm. p. 3191 .
Echinus altcrplanus Seba Ther. III, Tab. 15, fig. 17, 18.
Echinotrockus octodigitatiu (Agtvingetcrige Egclscliyv ) van Phels. p. 33. Oen. 3, $p. 6.
Scutclla dccadactyla dcBl. Dict. Sc. nat. T. 48, p. 227. — Zo oph p. . 201. — DcsMoul. Tubl. syn. p. 222. N* 3.
Scutclla digitata Lam. Tom. 3. p. 278, N* 2. — E. Dcsl. Enc. Tom. 2, p. 675, N* 2. — Encyd. inéili. PI. 150 , ûg. 3-6. — Agass. Prod. Ecl». p. 188.
Scutclla octodactyla de Bl. Dict. Sc. nat.Tow. 48., p 227. — Zoopli. 201. — Lainarck. Tom. 3, p.