‹ Monographies d'Echinodermes vivans et fossilesChapitre 60 sur 84 · II. Laganum depressum Lcss · texte numérisé non relu

II. Laganum depressum Lcss

Tab. 23, fig. 1-7.

Celte espèce est voisine à plusieurs égards de la précédente, entre autres par sa forme subpentagonale et par la dépression qui règne autour du sommet ; mais d’un autre côté elle est bien plus aplatie , cl le coté antérieur est proportionnellement très large , tandis que le cèlé postérieur est sensiblement rétréci. Le pourtour du test est en outre plus anguleux , notamment dans les vieux exemplaires. Mais ce qui la distingue surtout du L. Uonani , c’est la forme de l'anus, qui, au lieu d'étre longitudinal , est au contraire allongé transversalement , ainsi que le montre la fig. 6 , qui représente cet organe sous un faible grossissement ; l’anus est en outre sensiblement plus rapproché du bord postérieur. Les pétales ambulacraires sont larges , mais se rétrécissent fortement à leur extrémité, sans cependant se fermer complètement ; les sillons qui unissent les rangées de pores sont très marqués. La rosette apiciale est petite et les pores génitaux à peine visibles. Les tubercules spiniféres ne sont pas aussi serrés que dans la plupart des autres espèces, notamment à la face inférieure ; aussi les soies n’y sont-elles pas très fournies ; en revanche , les tubercules miliaires et les petites soies qui en dépendent sont très abondans. La bouche est petite et centrale; la fig. 7 la montre grossie, afin de faire voir la forme et la disposition des tubercules et des tubes branchiaux qui rayonnent autour de son pourtour. Les sillons ambulacraires ne sont pas visibles jusqu'au bord. La rosette ambulacraire faiblement indiquée dans l’exemplaire de fig. 2 , se compose de dix plaques ; celles qui correspondent aux aires ambulacraires sont sensiblement plus larges que celles des aires interambularraircs. L’articulation des plaques est en général beaucoup plus distincte que dans le L. Bonani , par la raison que l'épiderme est bien moins épais ; aussi est-ce une espèce plus élégante. Les fig. 4 et 5 représentent un très grand exemplaire revêtu de ses soies. La fig. 3 est un exemplaire plus petit garni de scs soies sur la moitié de sa surface et montrant sur l’autre la structure des

diverses parties du lest. t'ig. 1 et 2 représentent un individu de moyenne taille, proportionnellement un peu plus large que les autres.

La eavilè intérieure ne diffère en rien de celle du L. Bonani , si ce n'est quelle est moins élevée ; l'appareil masticatoire est très puissant et maintenu en place par des auricules très hautes, contre lesquelles sont adossées les mâchoires. Les dents , très arquées , ne sont émaillées qu'à leur extrémité.

Celte espèce provient de l lle Bourou , d’où elle a été rapportée par MM. Lesson et Garnol, qui l'ont déposée au Muséum d’histoire naturelle de Paris, sous le nom de Lagana deprtiM.

Page 1