I. Lagaotm bon am Klein
Tal). 23, fig. 8-12, et Tab. 22, fig. 25-29.
Sfll« Laganum Bonani Klein, p. 25, §81, Tab. 22, fig, a, b.
Laganum minus Bonani Klein, p. 25, § 81, Tab. 22, fig. c.
Lagana minor Gray Alt. on Ecb. p. 6.
Clypcaslcr laganum Lam. T. III, p. 291, N“ 5- — E. Desl. Encycl. T. 2, p. 199, N° 5.
Scutclla laganum DcBI. Dict. sc. nat. T. 18 , p. 228. — DcsMoul. Tabl. syn. p. 230.
Lagana laganum DeBI. Zoopli. p. 19G.
Echinodiscus laganum Leste ap. Klein, p. 201, Tab. 22, fig. c.
Echinus laganum L. Gin. p. 3190.
Echinus planus ( Zccrcal ) llitmph. p. 30, 37, Tab. Il, fig. E.
Echinodiscus Guali. Tab. 110, fig. c.
SebaThes. Tab. 15, fig. 25, 26.
Le nom de Lag. Bonani a été donné à cette espèce par Klein, cl comme c’est le plus ancien, j'ai cru devoir le conserver dans son intégrité de préférence aux noms des auteurs postérieurs. La forme de cette espèce est pentagonale ; le bord postérieur est tronqué et quelquefois même légèrement rentrant ; le bord antérieur est saillant. Le diamètre longitudinal l'emporte sur le diamètre transversal. La plus grande largeur est ordinairement en avant du sommet et correspond à une ligne tirée de l'extrémité de l'un des ambulacres antérieurs pairs à l’extrémité de l'autre. L'épaisseur n'est pas considérable; mais le bord est très renflé; aussi le sommet s élève-t-il à peine au dessus de ce dernier (fig. 10); il y a de plus entre le sommet elle bord une dépression très sensible. L’étoile ambnlacraire est très grande; les pétales, de forme lancéolée, se prolongent au delà de mibord sans se fermer complètement , quoiqu'ils se rétrécissent considérablement à leur extrémité. La rosette apiciale n'occupe qu'un très petit espace au sommet des ambulacres ; les pores génitaux , à peine visibles à l'œil nu, sont au nombre de cinq et très rapprochés. Les trous occllaires sont encore plus petits et difficiles à découvrir, même à la loupe. A la face inférieure, les sillons ambulacraircs sont très prononcés ; ils s’étendent jusqu'au delà de mi-bord , mais sans se ramifier (fig. 9); examinés à la loupe, ils sc montrent criblés de porcs microscopiques, surtout près de l’ouverture buccale. On remarque en outre au milieu des aires interambulacraires (lig. 9), mais seulement dans les jeunes individus , une sorte de bande très peu marquée , qui résulte de
ce que les tubercules sont ici moins serrés que sur le reste de la surface. La bouche est distinctement subpentagonale. Dans aucun exemplaire je n’ai pu apercevoir la rosette buccale, mais je suppose quelle n'en existe pas moins. L’anus est au milieu de l’espace entre le bord postérieur et l’ouverture buccale ; son pourtour est distinctement ovale ; seulement le bord tourné vers 1a bouche est légèrement déprimé , comme si l'ouverture anale avait été percée obliquement d'avant en arriére. Les tubercules sont nombreux et serrés ; ceux de la face inférieure présentent la même disposition que ceux de la face supérieure , mais ils sont un peu plus développés.
Les soies sont en apparence très homogènes, et les individus qui en sont revêtus (fig. 12) se font remarquer par leur uniformité ; à peine distingue-t-on, i la face supérieure, les ambulacres et parfois quelques petites taches noires sur les aires interambulacraires. Mais des que l'on vient à examiner les soies des diverses parties du test au moyen d'une forte loupe ou au microscope, on y reconnaît les mêmes différences tranchées que nous avons signalées dans la plupart des genres précédons. Celles do la face supérieure sont grêles , petites et se terminent en un bourrelet à leur extrémité (Tab. 22 fig. 27 a. b.); celles de la face inférieure sont plus longues et subulées (fig. 28 c. d.) ; vues sous un fort grossissement , elles laissent apercevoir distinctement les carènes dentelées , dont elles sont hérissées dans toute leur longueur (fig. e ); enfin , il y a encore les soies du pourtour de la bouche : ce sont les plus grandes ; mais elles sont moins régulières et surtout moins droites que les précédentes (fig. 28 a 6). Toutes ces soies ont à leur base une facette articulaire lisse , surmontée d'un anneau saillaDt et crénelé.
J'ai représenté Tab. 22, Gg. 26, une mâchoire du L. Bonani vue par ses diverses faces ; la fig. <i montre sa face inférieure et la manière dont les lames ralcaires latérales se réunissent en faisceaux; la fig. b représente la face supérieure avec le sillon médian dans lequel était logée la dent; la fig e. montre le profil et les proportions relatives des lames feuilletées et de la charpente ou plaque massive; la fig. d enfin est la dent vue par derrière , montrant les deux ares mon tans de la charpente et la manière dont les lames feuilletées y adhèrent ; on voit par cette ligorc que les lames inférieures sont bien plus longues, et plus fortes que les supérieures.
Les fig. 25, 27 et 28 de Tab. 22 représentent les détails anatomiques que nous avons décrits i l'article du genre et dans les généralités.
Cette espèce est fréquente dans les collections où elle ligure ordinairement sous le nom de Clypéastre ou Scutcllc beignet , ( Clypeaster ou Seutella Laganum) sans doute à cause de sa forme très aplatie, fi en existe de nombreux exemplaires conservés dans l’esprit de vin , au Muséum
de Paris ; la plupart ont été rapportés de l’Océan austral par MM. Quoy et Gaimard ; il y en a plusieurs de la Nouvelle Guinée ; les originaux de mes figures proviennent de Vanicoro.
C’est évidemment à tort que Lcske confond cette espèce avec le Sc. orbicularû , qui en est fort distinct. En revanche , la petite variété ou le Laganum Uonani minus de Klein ne me parait pas en différer spécifiquement.