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VI. Laganum reflexum A g

Tab. 26, fig. 1-3.

Cette espèce diffère du l/iganum /cnuisiimum par son épaisseur plus considérable et par le renflement extraordinaire de ses bords et particuliérement du bord antérieur (fig. 2) ; la face supérieure est par conséquent marquée d'une large dépression qui règne tout autour du sommet. Le pourtour du test est ovoïde , le côté postérieur est tronqué , le côté antérieur est plus étroit que le côté postérieur. Les pétales ambulacraires sout très allongés ; ils atteignent presque le

Iwrd du lest et sont très ouverte à leur extrémité. La bouche est circulaire et centrale. L'anus est petit et rapproché du bord postérieur.

L'exemplaire ligure est le seul que je connaisse de cette espèce; comme le précédent, il provient des terrains tertiaires de Blaye, et m’a été communiqué par M. Valenciennes.

Mes Layanum tenuiuimum et refîtxum correspondent probablement aux Scutella marginal it et polygona dcM. Ch. DesMoulins, qui proviennent également de Blaye; mais comme ces dernières ne sont ni décrites ni figurées, je n’ai pas pu m’en assurer. S’il en était ainsi, je serais le premier à regretter d’avoir multiplié inutilement les synonymes.

VIL Lagascm tongaxexse Quoy et Gaim.

Tab. 26 , (ig. 7-19.

Cette espèce lient en quelque sorte le milieu entre les espèces du type du Lag. lionani et celles du Lag. Lesueuri décrites ci-dessous. Elle a les grandes dimensions et la forme anguleuse de ce dernier, tandis que son profil ondulé, résultat d'une dépression plus ou moins marquée entre le <ommet et le bord (fig. 9) et la présence de cinq pores génitaux très petite , ta rapprochent du Iaq. Ilonani. Les fig. 8 et 10 représentent deux variétés de cette espèce, l’une allongée et ovoïde (fig. 10), l’autre large, anguleuse et courte (fig. 8). La lig. 7 est un jeune individu revêtu de ses soies. Les pétales ambulacraires sont lancéolés et en général peu réguliers ; leurs zones poriferes , bien moins larges que l’espace intermédiaire , ne se rejoignent point à leur extrémité. Le pétale antérieur est en général plus grêle que les autres. La surface du test est revêtue d’une granulation très-homogène, qui, examinée sous un fort grossissement, se montre composée de gros tubercules spinifères déprimés sur leur pourtour , distinctement mamelonnés et perforés à leur sommet et entourés d'une quantité de tubercules miliaires (fig. 13.) La rosette tuberculeuse apiciale présente la même apparence, et l’on y reconnaît de plus quelques traces de sutures. Les porcs génitaux sont petite et au nombre de cinq. Les pores occllaires ne sont pas visibles À la surface (fig. 12). L’arrangement des plaques est toojours distinct lorsque les soies sont enlevées , et l’on reconnaît dans leur disposition les mêmes rapports que nous avons déjà signalés dans les autres espèces , c'est-à-dire qu'à la face supérieure les plaques des aires inlerambulacrairos sont bien moins larges, quoique plus hautes , que celles des aires ambulacraires (fig. 8). A la face inférieure , elles sont encore moins développées ; aussi les aires

interambulacraires y sont-elles réduites à cinq bandes très-étroites qui rayonnent du centre à la périphérie (fig. 7.) La bouche est centrale et circulaire, entourée de cinq sillons ambulacraires visibles jusqu'à mi-bord. Dans les exemplaires revêtus de leurs soies, l'ouverture buccale est fermée par des piquans d'une espèce particulière, implantés sur tout son pourtour et convergeant vers le centre (fig. 7). L'anus est grand et circulaire, situé à-peu-près à moitié chemin de la bouche au bord.

La cavité intérieure ne présente aucuoe aspérité, si ce n’est sur les bords, où l'on remarque des piliers et des réseaux calcaires , comme dans toutes les espèces du genre. La fig. 10 montre la face interne du plancher supérieur, où l’on distingue fort bien l'articulation des plaques des pétales, et , au centre, les cinq pores génitaux s'ouvrant dans de petites carènes. L’aire interambulacraire impaire est marquée d’un large sillon correspondant à l’ouverture anale. La fig. 1 1 montre la face interne du plancher inférieur enlevé à la fig. 10; on y remarque l’ouverture buccale , entourée des cinq auricules qui s'élèvent en forme de gros piliers arqués , destinés à maintenir en place l’appareil masticatoire. Ce dernier est construit sur le même plan que celui des Laganes en général; c'est-à-dire qu’il se compose de mâchoires très-hautes et garnies , tant à leur face supérieure qu’à leur lace inférieure , de nombreuses lames calcaires , comme on le voit par les fig. 17 et 18, qui représentent une mâchoire isolée, de profil (fig. 18) et par derrière (fig. 17). La fig. 16 est la même mâchoire, vue par sa face supérieure avec le sillon destiné à recevoir la dent. Les fig. 14 et 15 enfin montrent l'appareil masticatoire tel qu'il se présente lorsque les cinq mâchoires (dont la position se trouve indiquée par des lettres) sont réunies. La fig. 14 représente la face inférieure, la fig. 15 la face supérieure avec le cercle formé par la juxtaposition des arcs montans de la charpente massive de chaque mâchoire.

Les soies qui revêtent la surface du test, quoique d'apparence uniforme, se montrent cependant très variées dans leur forme lorsqu'on vient à les examiner au microscope. J'ai figuré (fig. 19), sous le même grossissement, des soies empruntées aux différentes parties du test, afin de donner une idée de leurs proportions : a est un piquant de la face supérieure ; 6 est le piquant d'un tubercule spinifére de la face inférieure; c est le piquant d'un tubercule miliaire; d enfin est l'une des soies qui entourent le pourtour de la bouche. Comme à l’ordinaire , ces dernières sont plus développées, mais aussi plus irrégulières que les autres soies de la face inférieure. IL est digne de remarque que celles de la face supérieure (fig. 19 a) ne sont point clavcllées à leur extrémité.

Celle espèce a été rapportée de Tonga par MM. Quoy et Gaimard , qui l’ont déposée au Muséum de Paris , sous le nom de Ixigana tuug<mensn. C est à tort quelle est inscrite sous mon nom, sur la planche.

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