‹ Monographies d'Echinodermes vivans et fossilesChapitre 65 sur 84 · VIII. Lagamm lesiei ri Val · texte numérisé non relu

VIII. Lagamm lesiei ri Val

Tab. 24, lig. 3-6.

C'est la plus grande espece du geure ; elle atteint jusqu’à 5 '/j pouces de longueur sur 5 pouces de large. La hauteur est peu considérable, elle n’atteint pas môme 1 pouce dans les plus grands exemplaires. Le bord n’est poiut renflé comme dans les espèces du type du Lag. Bonani , et par la même raison il n’existe point de dépression entre ce dernier et le sommet. Le pourtour du test est polygonal , et l’on remarque une espèce de troncature en face de chaque ambulacre ; ensorte que si l’on voulait préciser rigoureusement les contours du test, on trouverait qu’il est décagonal. Ces troncatures amhulacraires sont toujours plus petites que la partie qui correspond aûx aires interambulacraires. Au rebours des espèces précédentes, le côté antérieur est sensiblement plus large que le côté postérieur. Les pétales amhulacraires se font remarquer par leur étroitesse, comparée à la grandeur du test ; ils sont tout d’une venue, et, au lieu de s'arrondir, ils sont comme tronqués à leur extrémité. L’espace intermédiaire entre les zones poriféres est plus large que ces zones elles-mêmes. Les porcs oviducaux sont très apparens , mais au nombre de quatre seulement , situés à l’extrémité des rayons du corps madréporiforme , qui affecte la forme d’une étoile à cinq rayons très prononcés et échancrès à leur extrémité (voyez dans la fig. 6 , la rosette apiciale grossie). 11 m’a été impossible d’apercevoir les trous ocellaires ; cependant je ne doute pas qu’ils n'existent dans les sinus du corps madréporiforme , au sommet des ambulacrcs. La face inférieure est complètement plane. L’ouverture buccale est centrale et circulaire ; sur son pourtour se voient les tubes branchiaux qui ont à leur extrémité plusieurs ouvertures plus ou moins distinctes (voyez Cg. 5 , qui représente la bouche grossie). La rosette buccale n’est pas bien distincte ; quant aux sillons amhulacraires, ils sont très marqués près du centre et criblés d’une quantité de pores microscopiques , mais ils disparaissent vers le bord. Les aires interambulacraires sont excessivement étroites à la face inférieure, où elles se présentent sous la forme de bandes indistinctement limitées ; c’est dans une de ces bandes que s’ouvre l’anus , qui est très rapproché du bord. Sa forme est circulaire , mais il semble percé obliquement de dehors

en dedans. Une granulation très uniforme recouvre toute la surface du test. Les tubercules apinifércs, un peu plus gros à la face, inférieure qua la face supérieure, naissent du milieu d'une dépression très prononcée, et l'espace intermédiaire est garni d'une quantité de tubercules miliaires. Les soies, même celles qui s'articulent aux tubercules spinifères, sont très grêles; mais examinées h la loupe , elles se montrent distinctement carénées (Gg. 36), et si l'on vient à les observer sous un plus fort grossissement , on trouve que ces carénés sont hérissées de petites dentelures très acérées (flg. 3 c).

La cavité intérieure n'a ni cloisons ni piliers, et le réseau de cellules n'existe que sur les bords, où il est cependant plus varié que dans le Lag. Donani. La rosette apiriale interne affecte la forme d’une étoile composée de cinq rayons, qui s’étendent dans les aires interambulacraires et À l'extrémité desquelles s'ouvrent les pores génitaux. La carène qui correspond à l'aire interambularraire ne diffère des autres qu'en ce qu'elle est un peu plus forte et quelle n'a point de pore génital ; au reste sa forme et sa strneture sont les mêmes.

Celte espèce a été rapportée par Pérou et Lesueur de leur voyage aux terres australes et par M. Plée de la Guadeloupe. Je n'en connais pas d'autres exemplaires que ceux du Muséum de Paris . C'est 61. Valenciennes qui le premier a reconnu les caractères spécifiques qui la distinguent du Laganum longanentr.

Ainsi qne je l'ai dit plus haut , lorsqu'on aura une connaissance plus approfondie de ses rapports anatomiques , celte espèce devra probablement former le type d’un genre à part , auquel se rapporteront également les Laganum tlongalum et roslratum et peut-être aussi le /.. tonganense.

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