XIII. Lagakgm strllatcm Ag
Tab. 22, fig. 7-10.
I-a forme de cette espèce est largement ovoïde ; sa hauteur est plus considérable que celle des deux espèces précédentes ; en revanche la dépression intermédiaire entre le sommet et le bord est à peine sensible (Gg. 9.) Le bord est épais. Les pétales ambulacrairos sont larges , lancéolés; et ce qui constitue un caractère particulier de celte espèce, ils ne convergent point vers le sommet , ensorle que les pores génitaux situés au sommet des aires interambulacraires sont nécessairement très-distans ( fig. 7). Les zones porifères sont étroites , et les sillons transverses qui unissent les pores des deux rangées, à peine visibles. La face inférieure est légèrement déprimée ; on y reconnaît les traces de cinq bandes ou sillons ambulacraires dirigés vers la bouche, qui est au centre de la dépression. L’anus est plus petit que l’ouverture buccale et de forme subcirculaire. Les tubercules spiniféres sont conformés comme dans les autres espèces, mais les tubercules miliaires qui les entourent sont moins nombreux (Gg. 7a). Etant parvenu à extraire quelques mâchoires de l’un de mes exemplaires, j’ai pu m’assurer que l’appareil masticatoire est construit , dans cette espèce de la même manière que dans les espèces du type du I^ganum llotiani. Les mâchoires sont trés-hautes cl garnies d’abondantes lames calcaires , comme on peut le voir par les Gg. 10 e et </, qui représentent le proûl d’une mâchoire, vue latéralement en c, et par derrière en d. La Gg. 10 a représente la face inférieure, et la Gg. 10 b la face supérieure de l’appareil masticatoire , les cinq mâchoires étant réunies. Je n’ai pas vu les dents: mais l’on peut juger par la hauteur des mâchoires et par la forme des sillons destinés à les loger, qu elles sont trèsarquées.
Je dois à l'obligeance de mon ami M. Stokcs plusieurs exemplaires de celte espèce, provenant de la Nouvelle-Galles du Sud.