XIV. Lagamm peromi Ag
Stic Scutella oriicularii Laui. Tom. III, p. 28’2, K® 10. — E. Dcsl. Eoc. T. 2, p. 677, M° 10. — DcBI. Dict. ac. Hat. T. 48, p. 228. — DcsMoul. Tabl. syn. p. 232.
Lagana orbicularis lit’ B I Zooph. p. 106.
Echinodisciu orbicularis Delîl. Zoopli, p. 199.
C'est à tort que Lamarck , DeBlainville et DesMoulins rapportent cette espèce au l.uqanuin orbiculare. Il suffît de comparer les fig. 10 et 21 de PI. 22 , qui représentent ces deux espèces par la face supérieure , pour se convaincre de leur grande différence spécifique. Le Laganum Peronii est beaucoup plus élevé (fig. 23} , à peine ondulé entre le sommet et le bord , et son pourtour , au lieu d'être circulaire , est subpentagonai. Les pétales ambulacraires s'étendent jusque près du bord , et sont plutôt arrondis qu'effilés à leur extrémité. Les roues porifércs sont étroites et les sillons transverses fort obliques. Enfin un dernier caractère du Lag. Peronii , qui , à lui seul, suffirait pour faire distinguer cette espèce de toutes ses congénères , c'est l'éloignement considérable des porcs génitaux , qui sont à peu près aussi distans du sommet que du bord. La surface entière du test est revêtue d’une granulation homogène composée de tubercules spiniféres entourés d'une quantité prodigieuse de tubercules miliaires (fig. 21 a). Les bords du test se distinguent en outre par une quantité de vésicules vitrées comme celles que nous avons signalées dans le Idig. marginale. La face inférieure est médiocrement déprimée ï la bouche, située au centre de cette dernière, est subpcntagonale, cl lorsqu'on l’examine à la loupe (fig. 24), on trouve que les sillons ambulacraires qui régnent autour de sou pourtour, quoique très peu marqués , sont cependant criblés d'une quantité de petits porcs. On remarque en outre , sur le pourtour immédiat de la bouche , & l'extrémité de chaque sillon , deux porcs un peu plus marqués , qui sont sans doute les ouvertures des tubes branchiaux. L'anus est petit, circulaire, et situé au tiers de 1a distance, entre le bord postérieur et la bouche.
J’ai appelé celte espèce du noin de l’illustre naturaliste voyageur qui l a rapportée des mers australes. Mes Ggurcs sont faites d'après l'exemplaire même de Péron, qui est déposé au Muséum de Paris, et qui m'a été communiqué par >1. Valenciennes.
remarques additionnelles sur les laganes, les scutellines ET LES ECHINARACHNIUS.
L'indécision qui a régné chez la plupart des auteurs à l'égard des limites à assigner au genre Laganum y a fait rapporter des espèces qui doivent en être exclues maintenant que ses caractères sont mieux déterminés.
C’est ainsi que le Lagam ou ScuteUa ocalis des auteurs , qui est aussi le ScuteUa relicuJata DeBl. et dont l’Encyclopédie méthodique renferme une figure PL 144, fig. 5 cl 0, doit être retiré du genre Iagamun pour prendre place dans le genre des vrais Clypeaster.
Mon Lagam profunda , (Catal. syst. Ectypor. Mus. Neoc. p. 0 , fossile des Alpes suisses, est également un vrai Clypeaster.
Plus loin , nous aurons occasion de faire remarquer encore que plusieurs espèces rapportées aux genres Laganum et Fibularia doivent maintenant prendre place parmi les Echinocyamus ; telles sont le Lagana occitana et les Fibularia allatHemis , obtusa , sicula , pyriformis , etc.
Le Laganum Scillœ de Klein est une véritable ScuteUe qui se trouve mcnliounée p. 87.
Quant au laganum Rumphii de Klein , M. DcsMoulins le rapporte à son ScuteUa bifissa qui est mon Jjobophora bifissa ; mais j’ignore ce que peut être son Laganum Plotii.
Plusieurs espèces que j’ai rapportées au genre Fchinarachnim dans mon Prodrome et dons mon catalogue des moules d'Echinodermes , doivent aussi être éloignées de ce genre maintenant qu’il est autrement circonscrit; telles sont les Echinarachnius nummularis cl lenticularis qui rentrent dans le genre ScuteUina , Y Echinarachnius Purina qui est redevenu avec Klein le type du genre Arachnoïdes , et les Echinarachnius plaeunanus et latissimus (rapportés par M. de Blainville à son genre Echinoditcut ) , qui sont de vrais Clypeaster. Il en est de même du ScuteUa elypeastriformi* DeBl. qui est redevenu plus lard le Clypeaster scutiformù de Lamarck. Pour le dire en passant, je ferai remarquer que le Clypeaster placunarius Lamarck est eu même temps le ScuteUa ambigena Lamarck ; je m'en suis assuré au Muséum de Paris par l'inspection des exemplaires originaux de Lainarck. Enfin M. le professeur Broun assure que les ScuteUa gibbosa et pyramidalis de Kisso sont également de vrais Clypeaster.