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contempler tendrement, Notre imagination nous entrainait vers les domaines de la poésie,
“Une large paix baignait les champs et le parfum qui s'élevait dans l’atmosphère nous suggérait que les herbes font ainsi leur prière dans le soir tranquille.”
Le liseron.
LA RENOUEE,
Famille des polygonées.— Renouée persicaire, Polygonum persicaria.—Annuelle, Tige 1 à 2 pieds. Feuilles lancéolées Presque sessiles, marquées d'une tache au milieu. Fleurs en épi. Lieux humides. Bords des chemins. Près des habitations. Juillet-août.
La renouée persicaire est connue de tous, au moins d'aspect, Elle pousse le long des routes, près des maisons, à la ville, à la campagne. Son long épi de fleurs rosées, ‘quelquefois verdâtres, nous est familier.
La renouée persicaire.
Peu de personnes savent ici, cependant, qu’elle est considérée, en médecine, comme “astringente et vulnéraire; propre à nettoyer les plaies et à arrêter la
LL] gangrène,
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Fulbert Dumonteil a écrit quelque part: “La pauvre renouée est la sœur ignorée du sarrasin, ce blé des contrées stériles.”
Ce qu'il y a de plus remarquable dans cette plante, c'est que toutes ses feuilles sont marquées d’une tache d’un rouge sombre au centre, ce que vous pouvez vérifier à la prochaine occasion.
À ce sujet, on raconte la légende suivante, autant que nous nous souvenons,
Une renouée avait poussé par hasard sur le Golgotha, au pied de la croix, le Jour du crucifiement du Sauveur, et lorsqu'un soldat lui perca le côté
, avec une lance, le sang divin qui s'échappa de la
blessure tomba sur les petites feuilles de la plante, qui depuis en ont toujours gardé l'empreinte,
Vraie ou non, cette légende, dans son charme naïf, nous a toujours fait respecter la renouée.
LA CHICOREE SAUVAGE,
Famille des composées. —Chicorée sauvage, Cichorium intibus. -— Vivace. Tige de 213 pieds, rude. Feuilles par paires sessiles Corolles bleues, planes, 5 dentées. Bord des chemins. Juilletseptembre.
Un jour, le long du canal de l’aqueduc de Montréal, nous avons vu ses bords, sur une grande étendue, couverts de mélilots blancs, de mélilots jaunes et de trèfles roses entremêlés de chicorées bleues. C'était d’un effet superbe. Et c’est alors que nous revinrent
à la mémoire ces paroles d’Alphonse Karr :
La chicorée sauvage,
“Il y a très peu de fleurs bleues. Le bleu pur est un privilège que, à quelques exceptions près, elle n’a accordé qu'aux fleurs des champs et des prairies. La nature est avare de bleu : le bleu est la couleur du
Ro
ciel, elle ne la donne qu'aux pauvres, qu'elle aime avant tous les autres.”
Combien de foisavez vous passé près de cette jolie fleur, aux pétales gentiment et uniformément dentés, comme si quelque fée avait voulu ajouter à leur grâce !
Elles sont partout qui bordent les chemins. Pourtant, nous en sommes sûr, vous les avez ‘à peine regardées parce qu'elles sont trop communes. Est-ce qu'on s'occupe de ce qu’on a en abondance ? Nullement! La satiété produit l'indifférence et l’on s’attache plutôt à des choses de moindre valeur, mais qui sont rares.
Outre la réelle beauté de ses fleurs, cette plante peut être rangée parmi celles que l’on considère comme utiles. C’est sa racine torréfiée qui produit le succédané du café le mieux connu et le plus employé. La médecine usuelle l’'emploie comme apéritif, laxatif et fébrifuge, Enfin, par sa culture, on a obtenu les espèces de chicorée que l’on mange en salade ou cuites comme des épinards.
Vous le voyez, elle a bien des titres à notre respect.
A son sujet, un botaniste américain a dit:
“ La chicorée est une des nombreuses plantes qui nous sont venues d'Europe. Le nombre de ces épaves