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UN MUSÉE NATIONAL

Le Canadien d hier mentionnait les importantes découvertes pré historiques qui viennent de se faire au Manitoba. Nouî croyons devoir revenir encore sur ce sujet qui va tourner vers, nous les yeux de tous les savants du monde.

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Voici les détails précis qui nous arrivenl du Nord-Ouest.

Sur la rive ouest de la Rivière Rouge entre Seikirk et St André, à peu près à dix-huit milles au nord d-; Winnipeg, se trouvant des tertres et des iuniuli que l'on suppose avoir été érigés par une race antérieure aux tribus qui ont peuplé et qui existent encoie au Manitoba. Ces tertres ressemblent aux tcocalis mexicains. Pendant des siècles ils furent respectés, car la légende entourait ces tombeaux de mystères, et malheur, disait-on, à ceux qui les profaneraient. Dernièrement un archéologue passa outre. Il fit ouvrir un des tertres et se trouva en face de trésors pré-historiques inconnus. Il y trouva des arêtes de poissons, des ossements de buffles, de cariboux, des squelettes humains, de la poterie, de l'argile préparée pour faire des vases, des tubes en pierre, des ])ipes, des haches, des têtes de fièches, en obsidienne en quartz et en granité, des coquilles de mer, des conques marines.

Cette découverte a fait du bruit, et la Société Historique de Winnipeg s'est mise à organiser des excursions à ces tombeaux. Un journaliste en faisait partie

Le premier jour, dit-il, nous ne pûmes pas travailler, car il avait tombé de la pluie ; mais le lendemain nous nous mîmes à l'oeuvie et quelques coups de pic amenèrent au jour vingt squelettes humains enterrés de toutes les fagons, les uns debout, d'autres à genoux, d'autres horizontalement, la face tournée vers le ciel. Tout autour il y avait des carapaces de crabes de rivière, des tubes en pierre tels que s'en servaient autrefois les jongleurs indiens pour opérer sur les malades, de la potterie fort belle^ des cornes de buffles et d'élans, et du charbon de bois.

Ce tumulus devait remonter à l'époque de l'âge de pierre. Tout portait à cette conclusion, les têtes de tlè^hes et de lances, les dents perforés, la poterie ornementée de figures et de dessins, grotesques et les ossemements brisées pour en enlever la moelle. Four démontrer l'antiquité de cet ossuaire, disait notre confrère, nous avons suivi une énorme racine de chêne qui s'enfonçait à six pieds sous terre et au bas, nous avons trouvé dans ses rameaux, des crânes humains qu'ils avaient enkcés et autour desquels ils poussaient et grandissaient.

Dernièrement, ainsi que l'a déjà mentionné le Canadien, le Dr Bell a découvert l'endroit ou les artisans de cette époque reculée fabriquaient leurs potteries et leurs armes. Il a pu ramasser en une journée deux cents têtes de flèches et lances, des marteaux et des haches en pierre, des chapelets de rasade et trente sept échantillons de potterie.

Devant ces découvertes intéressantes qui vont étonner le monde savant et ajouter une nouvelle page, péut-fttre la plus belle à l'histoire des temps pré-historiques, nous revenons à ce que nous demandions hier.

Nous voulons que le gouvernement fédéral prennent posses-

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sion dé ces tombeaux, et qu'il en fasse faire les fouilles par un homme compétent. Il y a là, le point de départ d'un beau musée national, d'amples matériaux pour celui de la Société Royale, à Ottawa.

Si nous étions aux Etats-Unis, le Smit/isonian Iiisfitute de Washington serait déjà chargé de diriger ces fouilles.

(Le Canadien^ i6 Sept. 1885.)

Note poor la page 188.

Présentation d'un Pavillon à J. M. LeMoine

pour la Tourelle de Spencer Grano-e,

Sillery.

11 Novembre 1882.

(Extrait du Courrier du Canada, 17 Novembre 18S2.)

" Samedi dernier, les principaux prepriétaires des villas et résidences sur les chemins St-Louis et Ste-Foye, etc., se réunissaient dans la Salle de banquet du club de la Garnison (1), dans le but d'offrir à l'auteur de Picturesque Québec, M. J. M. LeMoine, un riche pavillon, pour flotter au haut de la tour de sa nouvelle résidence à Spencer Grange.

Au banquet, le Col. Rhodes président fit ressortir d'une manière frappante tout ce que leur '• hôte " avait écrit pour faire connaître avantageusement à l'étranger le charme, les souvenirs, les sites historiques de notre bonne ville, ajoutant qu'il ne connaissait personne qui eut fait autant sous ce rapport, que M. LeMoine.

Voici les noms des signataires de l'adresse de félicitation :

Sou Honneur l'honorable Frs Langelier, maire de

Québec Pavilly, Grande Allée.

Lt..col. Khodes Benmore.

Lt.-col. J. B. Forsyth Roslin.

lit. -col. Frost Gray St-Michel.

Robert Hamilton Haniwood.

R. R. Dobell Beauvoir.

Evan J. Priée Wolfefield.

Léger Brousseau Cbàteau-Bigot.

Lt.col. TurnbuU Marchmont.

L'iionorable D. A. Ross Westfield.

Andrew Thomson Bijou.

Albert Forniss Bardfield,

Arch. Campbell Thornhill.

Frs J. Stockwell The Highlands.

Chs V. Temple " '*

W. Rhodes, Es-qualité Kirk Ella.

Patterson Hall Haldimand-House, Montmorency

Geo. H. Parke Ringfield.

James Bowen, jr Redclyffe.

Wm. Herring Ravenswood.

liouis Bilodeau Beausejour.

Tliomas Beckett Clermont.

And. C. Stuart Meadowbank.

Henry Dinning L'Asile Champêtre.

Alfred P. Wheeler Montague Cottage.

En scrutant les noms des signataires, on se convaincra sans peine qu'ils représentent entre autres éléments de progrès et de succès, ce que notre ville compte de plus éminent dans le haut commerce et la finance de Québec Bien que la fête eut été organisée à l'improviste et sans apparat, rien ne fut épargné pour rendre attrayant le banquet offert à M. LeMoine : les mets les plus exquis ; les vins les plus délicats se disputaient la préséance Nous regrettons que 1 espace manque pour reproduire tous les discours des orateurs qui prirent part à la célébration. Le col. Rhodes, président, après avoir fait en termes chaleureux.

(1) Rue St-Louis.

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