GEORGE STEWART
l'Association Littéraire Znternationale. X\ est Président de la Société Littéraire et Historique de Québec, secrétaire de la Société Royal du Canada, section de la littérature anglaise, et membre de plusieurs autres sociétés scientifiques.
Les principaux écrits de M. Stewart sont :
1. /listory of Great fire of St-John N. B. 1877, dont trois fAIONS parurent.
. Evenings in thelibrary : causeries familières sur les écri vains contemporains les mieux connues
3. Canada under the administration of the Earl of Dufferir, en 1878. Ce vaste travail avantageusement reçu et cité par les Revues, a eu les honneurs de trois réimpressions.
L'Encyclotsdia Britannica, contient neuf articles de M. Stewart, sur le Nate Détail la Nouvelle-Ecosse, l'Ile du Prince Edouard, la Cité de Québec, la Province de Québec, St- John N. B,., St. Stephen N.-B., les Trois-Rivières et William G. Simms.
3. L'article biographique sur Frontenac dans l'œuvre de M. Justin Windsor “A Narrative and Critical History of América”, est de la plume de M. Stewart.
Le 2r avril 1875, M. Stewart épousait à St-John N. B. Madile Maggie M. Jewett, de Lancaster Heights, près de la ville de St Jean N. B.
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Note pour la page 64
Les destinees de la race anglo-saxonne en Amerique, d'apres Prevost-Paradol.
‘“ Mais cet ascendant actuel de la race anglo-saxonne hors de l'Europe, n’est qu’une faible image de ce que nous réserve un prochain avenir. D’après les calculs les plus modérés fondés sur le progrès de la population pendant la dernière période décennale, les Etats Unis compteront plus de cent millions dhabitants à la fin du siècle, et cela, sans tenir compte de l'annexion probable du Mexique et de l'extension de la république américaine jusqu’à l’isthme de Panama. A côté d’une pareille puissance, le Brésil et les divers Etats de l'Amérique du Sud ne sont d'aucuns poids, et disparaîtraient le jour où il plairait aux mai. tres du continent septentrional de s'étendre. Le fractionne. ment posssible (quoique peu probable) de la république Américaine, en plusieurs Etats, changerait peu de choses à cet avenir : car,une fois séparées, les fractions de ce vaste empire ne seraient que plus pressées de se fortifier et de s'étendre. Si la sécession, par exemple avait réussi, il n’est pas douteux que la nouvelle confédération du Sud neût envahi le Mexique beaucoup plus tôt que ne le fera la républiqueAméricaine reconstituée. De toute façon, le continent américain est destiné dans toute son étendue, à la race anglo-saxonne, et tenant compte de l'accroissement de vitesse qui est remarquable dans les événements humains, il est peu probable qu'il s'écoule un siècle à un siècle et demi avant que ce grand changement ne soit accompli.” (LA FRANÇGE NOUVELLE, P. 399) à :
Le Rédacteur du /ourna/l des Débatstracait ces lignes juste quelques années avant que la France lui eût confié, en 1870, le poste élevé d’'Ambassadeur Français aux Etats Unis. A son arrivée à Washington, il n'éprouva que dégoût, Gecouragem:nt, désespoir même ; la guerre entre la France et la Prusse avait éclaté pendant son trajet à travers l'Océan. IL avait compté sur la sympathie de ce hardi peuple anglo-saxon d’origine, auquel il avait prédit de si brillantes destinées de par le monde, Prevost. Paradol n’y trouva que froideur, indifférence. éloignement pour cette France, dont les armées et ïes flottes, en 1778-83 avaient si puissamment coopéré a donner aux colons révoltés leur indépendance.
Le désespoir chez le pauvre ambassadeur alla jusqu’au suicide.
Le métier de prophète a des inconvenients, e’est dangereux ;
ne nous y fions pas trop. Même avec l'énorme emigration alle-