‹ Monographies et esquisses [microforme]Chapitre 122 sur 131 · TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

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458 IMPKESSIONS DE VOYAGE

Au grand salon, je vis un superbe cabinet nacré, que l’on dit avoir appartenu à la Reine Marie ; sur les murs sont suspendus le portrait de Scott, grandeur naturelle par Raeburn, aussi le portrait de Lady Scott et de Mdlle Scott. Entr'autres objets qui fixèrent mon attention, je notai un curieux tableau representant la tête de la reine Marie après avoir été décapitée ; la bibliothèque, le plus grand des appartements, mesure 50% 30 pieds et contient à peu près 20,000 volumes: le dôme représente des roses et autres fleurs et ornements imités de ceux de Melrôse, et de la chapelle de Roslin : et dans une niche en chêne, à l'extrémité, l’on voit le buste de Scott, par le célèbre sculpteur, Chantrey. Au dessus de la grille, il y a accroché au mur, un portrait, grandeur naturelle du fils ainé de Scott, peint par Sir William Allan, auprès, au milieu de meubles élégants, dons faits à lillustre poëte, se voit deux chaises romaines ciselées avec goût; sur une table circulaire, en une entablature de fenêtre, reposent plusieurs curieuses reliques : le porte-feuille de Napoléon. I; d'anciennes tabatières, etc.

Le cabinet de travail, pièce plus petite, avoisine la bibliothèque : on y trouve une collection de livres disposés sur des rayons ou tablettes de chêne, Dans un coin de l'appartement gît l'escalier dérobé qui aboutissait au dortoir de Scott, et par lequel escalier il pénétrait, inaperçu, à son cabinet d'étude, dès l’aube, donnant de longues heures à ses travaux littéraires avant que ses hôtes fussent prêts à déjeuner.

Au milieu du cabinet, on voit encore la table où il écrivait ou dictait, et le fauteuil couvert en maroquin où il s’installait.

Combieñ d’autres objets de cet homme de génie religieusement préservés à Abbotsford, comme souvenirs ?

Scott fut inhumé à Dryburgh Abbey, à trois milles. d'Abbotsford. Cette vieille abbaye, maintenant en décadence, fut bâtie sur le site d’un temple druidique par Hugo:

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de Morville et par son épouse, Beatrice de Beauchamp, en l’année 1150.

Après avoir lu l'inscription sur le marbre tumulaire, je repris le coupé qui m'avait transporté de Melrose, disant adieu au château d’Abbotsford, théâtre de la gloire et des revers d’un des plus beaux génies des temps modernes, séjour d’un des hommes les plus nobles, les plus géné.

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Addenda pour la page 60

xÉORGE STEWART, JR.

Président . de la “ Socicté Littéraire ct Historique.

George Stewart, jr., fils de M. George Stewart, marchand de St Jean, Nouveau Brunswick, naquit en cette ville le 26 novembre

Il fit ses classes au Grammar Schoo!, de St Jean, où il se distingua par ses succès dans la littérature anglaise, l'histoire, les classiques A l'âge de 14 ans. il écrivait pour les journaux. En 1865, il fonda un journal mensuel ayant pour titre 7%e Stamps Collectors ALonthly Gasette, En 1867, il y substitua une revue plus étendue, S/ewarts Quarterly Magazine. Cette excellente publication qui compta parmi ses collaborateurs les écrivains RSR les plus éminents du Canada, fut continuée jusqu en 1872 et lui valut de chaudes félicitations. En 1876, M. Stewart accepta la positon de rédacteur littéraire du 1atckman, de St-Jean ; le IWatchman. par ses appréciations critiques de la littérature courante, prit une haute position dans la presse. Plus tard, on le trouve aggregé au personnel éditorial du Dai/y News, comme assistant-rédacteur

Il contribua pour une série d’Etudes,d Esquisses, de Récits,ete., aux revues canadiennes et américaines du temps : Maritime Monthly, de St-Jean, Canadian Monthly et Belford's Magazine, de Toronto ; aux publications d'Appleton, de Scribner, de New. York ; Zotter's American Monthly, de Philadelphie ; le Canadian Tiistr ated News, de Montréal ; le IVeek, de Toronto ; le Literary Worla, de Boston.

En mai 1878, M. Stewart quitta St-Jean, pour accepter le fauteuil éditorial de la Revue de Belford, Xose Belford's Canadian MontAly, à Toronto. Une année plus tard, on le trouve au Morning Chronicle, de Québec, comme Rédacteur-en chef.

Parmi les autres travaux littéraires que M. Stewart menait de front avec la rédaction de son journal, on peut citer sa collabo-

ration à l'œuvre biographique entreprise par M John Charles Dent, Canadian Patriot Gaïlery,en 4 volumes. $es conférences devant la Société Littéraire et IListorique de Québec, sur Emerson, Alcott, Carlyle, Longfellow, Thoreau, Frontenac, ajoutérent à sa renommée littéraire ; il y donna alors de nombreuse preuves de ses connaissances littéraires, historiques, critiques, etc. A son départ de St-Jean, on lui présenta à un banquet public, une éloquente adresse, accompagnée d'une superbe montre d'or, avec inscription, comme témoignage d'estime.

En septembre 1879, il recut un "diplôme comme membre de

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