CHRISTIE
le vieil historien, sont allés puiser largement, sans toujours lui en tenir compte.
Bien que Robert Christie appartient à ce que l'on est convenu d'appeler l’école anglaise en histoire, il ne fut pas partisan de l'oligarchie coloniale qui jadis accaparait toutes les places, à l'exclusion du parti populaire, Il semble avoir provoqué les colères de Papineau, Bourdage, etc., surtout pour avoir ma'ntenu la politique personnelle de Lord Dailhousie, le chef de l'exécutif, qui l'avait constamment honoré de sa confiance et de son utile protection. Il lutta contre les bureaucrates, en faveur du parti colonial anglais, opposé à ce groupe. (1) Familier par ses relations de familles / 2) et sa longue résidence parmi nous, avec les us et coutumes du peuple de nos campagnes, il ne perdit aucune occasion de rendre justice à sa moralité, à sa bravoure, à son intelligence, Aidé dans ses recherches par Faribault, Viger, Vallières et autres amis, c'était un membre marquant de ce groupe d'esprits d'élite, cette petite république littéraire,
[1] En 1837,et longtemps auparavant, il y avait dans le Hantet dans le Bas Canada, un parti anglais, bien que peu nombreux, opposé au Family Compact. Chez nous, ce parti fat représenté d'abord par John Noilson, Cuthhert, Cuvillier, plus tard par Wolfred et Robert Nelson, T. S, Brown, Leslie, O'Callaghan.
Les Greville Memoirs, Vol. ILE, P. 125, sous la date du 29 Decb. 1835 mentionnent une remarquable lettre adressée à M. Henry Taylor, de Londres, par le secrétaire de la Commission Gostord, M. T. Frederick Elliott, neveu de Lord Minto, laquelle, selon Greville contient une excellente : esquisse des p: urtis ot de la politique da Bas-C auada.
Cette lettre fut soumise aux ministres anglais, qui y attachôrent beaucoup d'importance, Voici ce qu'on lit, sous la date du 24 oct, 1835 : ‘* People have been acemstomed in England to‘hear of only two parties in Canada, the English and the French, but there are in fact three parties, the official, the English and the French, besides some important French classes altogether distinct from the party which goes by that name.
The official—or as the French term is, Burenucratic party,—is composed of a few old men, holding the highest offices. They seem to be fond of privileges, jealous of interference, and ready to take offence at any inquiry into popular allogations.. î
Very difforent from this feeble corps, is the real. ‘ English party *” It is composed ‘of all the merchants, with an admixturo of considerable Landholders, and of some of the younger and more intelligent Civil officers. It possesses much intelligence, much wealth and still more credit. ,..,....,,
This imposing body, moreover, has great advantage at the present moment in the moderation of tone which it can assume in contrast to the violence of its adversaries...
It is fully as ambitions of dominion as the French party, and, in my opinion, prepared to seek it by more unscrupulous means......
L'on se demande pourquoi, le parti popul: aire francais ne s'allia pas avec ce puissant parti anglais, opposé comme l'autre à la bureaucratie ?
CReport of Canadian Archives, by D. Brymner, 1883, p. 160,
[2] N.-B.—Il1 résidait d'abord dans la maison qu'occupait feu M. W. D. Campbell, N. P., faisant face au monument de Wolfe et Montcalm,au jardin du Fort,puis sur la rue Christie : le conseil de Ville, donna ce nom à cette rue en honneur de l'historien, elle avoisine la rue Garneau.—Il passa la belle saison pendant nombre d'années, dans une belle grande maison, qu'il possédait sur la berge de la rivière Ristigouche vis-à-vis de
Jampbellton, entouré de seslivres,et exploitant ses pâcheries au saumon à l'embouchure de cette rivière.
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dont s'enorgueillissait la vieille capitale aux jour: des Smith, Garneau, Ferland, DeGaspé, Thompson, ets,
Que de fois, nous nous rappelons avoir vu le beau, sy mpathique et respectable vieillard, à la démarche grave, vêtu comme au temps de nos grands-pères, parcourir en causant avec quelques amis aussi antiques que lui, cette superbe terrasse que lord Durham nous fit ériger en 1838, surtout le matin, en été, en attendant que la voix de l'orateur aux Communes, ou l'huissier audiencier de Sir James Stuart, au palais de justice voisin, annonçât que la séance était ouverte,
Robert Christie terminiait sa carrière à Québec, le 13
octobre 1856; ses restes reposent à Sillery, dans la belle
nécropole rurale, le cimetière du Mount-Hermon, Un éminent confrère, plus tard, assistant-juge, feu J. B. Parkin, dressa l'inscription et épitaphe suivante sur le marbre de sa tombe :
IN MEMORY OF ROBERT CHIRISTIE, EsQ.
‘ A native of Nova Scotia; he early adopted Canada as his country, and during a long hfe faithfully served him. In the war, in 1812, as a captain, 4th Batt., he defended her frontier : in peace, during upwards of 30 vears, he watched over her interests as member of Parliament for the county of Gaspe ; and in the retirement of his latter years, recorded her annais as her historian.
He died, at Quebec, on the 13th october, 1856, aged 68, leaving behind him the memory of a pure career and incoïriptible character. ”
Integer vite scelcrisque purus.
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RE