‹ Monographies et esquisses [microforme]Chapitre 22 sur 131 · LE GENDR&S [NAPOLÉON], EL · texte numérisé non relu

LE GENDR&S [NAPOLÉON], EL

Le MAY (PaMPHILE), Bibliothécaire de la législature provinciale, Québec,

Le Morxe [J. M.] Président ‘: la Société Littéruire et Historique, Québec.

MARCHAND, (L'Hox. F, G.) Saint-Jean, Quèbec.

MaARMETT8, (Josern], Québec.

ROUTHIER, (L'HON. JUar), Docteur ès-Lettres, Québec.

SULTE [BENJAMIN], Ottawa.

TANGUAY [L'ABBÈ], Ottawa.

Tassé [Jose] M. P., Ottawa.

VERREAU [L'ABBÉ], Docteur ès-Lettres, Officier d'Académie de France, Principal de l'Ecole Normale Jacques-Cartier, Montréal.

Cette société, composée de quatre-vingt membres et divisée en quatre sections, fut Yondée à Ottawa, Canada, en 1882, par Son Excellence, le Très Honorable MARQUIS D& Lorse, K. T., P. C., Gouverneur-(rénéral du Canada ; Sa Majesté,la Reine Victoria, sur

less présenté par le Marquis de Lorne, permit à la Société de prendre le nom de oyale.

NOS QUATRE HIiSTORIENS MODERNES, BIBAUD, GARNEAU, FERLAND, FAILLON.

Etude lue devant la Société Koyale, le 25 mai 1882,

MESSIEURS,—L'Oôbjet de cette solennelle réunion est bien propre, ce semble, à causer aux Canadiens-Français de douces surprises, d'agréables émotions.

Le Marquis d: Lorne, le représentant de notre Souveraine, désireux de laisser sur les rives du Saint-Laurent un utile souvenir, aussi bien qu'un durable monument de son administration, a fait choix d’un certain nombre da ceux qui s'occupent de science et de littérature, pour fonder, sous ses auspices, une association littéraire, destinée osons Je croire, à porter les plus heureux fruits. Ilne s’agit plus d'un projet de société, La Société Royale du Canada pour le progrès des sciences et des lettres, n'est plus à l'état de projet, elk- est passée dans le domaine des faits,

Messieurs, que les temps sont changés! Nous sommes loin, bien loin de l'ère néfaste où 1e peuple Canadien, par la voix des députés, était, chaque année, appelé à faire la lutte, lutte inégale, quelquefois acharnée, pour réclamer ce que la foi des traités lui avait geranti, les institutions, les ois, a langue de ses pères,

Aujourd’hui, le Vic:-Roi de la vieille Angleterre, plein de bon vouloir pour ceux qui parlent la langue française, se complaît à leur faire un+ large part dans l'exécution de son généreux projet, en assignant une section entière de la Societe Royale du Canada aux hommes de sciences ou de lettres les plus zélés qu'il a pu trouver dans cette nationalité, afin de perpétuer par les travaux de l'esprit, les traditions, les souvenirs, l’histoie d'un peuple jeune, crueliement délaissé, longtemps méconnu, assurément digne d'un mailleur sort —le peuple Canadien, Oui, messieurs,

l'initiative dans cette idée de progrès, à cette nouvelle phase de no: destinées, nous la devons à Lord Lo:ne, le patron, le père de la Société Royalr du Canada. Si.le temps le permettait, il serait intéressant de résumer comme étude et enseignement, la carrière officielle de nos Vice: Rois, depuis l’immortçl Champlain, ‘marin, explorateur,

guerrier, administrateur, géographe et savant,” jusqu'à

l'hoinme d'Etat aux larges vues qui nous arrivaient,en 1878, avec l'aimable princesse, son épouse, (1) placée si près du trône de la Grande-Bretagne, En présence de gens si bien renseignés, la tâche serait superflue, Toutefois, parmi les hommes distingués qui, sous le régime français, ont pré: sidé aux destinées de la colonie, je ne saurais passer sous silence le savant Comte de la Galissonnière, Le portrait enchanteur qu: nous en a tracé le philosophe suédois, Peter Kalm, son hôte au château Saint-Louis, en 1749, suffit pour rendre à jamais vivace et respectée la mémoire

de cet ami des lettres.

Ceux d’entre nous qui, comme résultat de la lutte san-

glante mais féconde, provoquée, en 1837, par Louis Joseph Papineau, attendaient anxieusement le réveil des intelligences chez notre peuple, ont dû voir avec joie les œuvres des Bibaud, des Garneau, des Ferland, des Faillon paraître justement à temps pour dissiper les ténèbres et les préjugés qui obscurcissaient notre passé, pour éclairer les administrateurs éminents, sympathiques et lettrés, qui à de rares intervalles nous venaient d'outre-mer, tels que les Comtes d'Elgin, de Dufferin, le Marquis de Lorne, Oui, messieurs, ne craignons pas de le dire, de le proclamer hautement, c'est à la plume de nos hommes de lettres, au crayon de nos historiens, autant qu'au sang de nos martyrs politiques, que le Canada français doit le recouvrement, la restauration des titres de sa nationalité,

Abordons l’un des principaux objets qui doit occuper l'attention de cette section, l’histoi e du Canada. Ceci me

(1) Son Altesse Roÿale la princesse Louise, quatrième fille de Sa Majesté, la Reine de la Grande Bretagne.

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