FAILLON
Dans le hut de se renseigner sur lés lieux, l'abbé Faillon “entreprit trois voyages au Canada,
Il arrivait à Montréal en 1549, repartait en 1550, revenait en 1854. Il y séjourna trois années, de 1858 à 1861, obéré de travail, livré à d’incessantes recherches, employant Comme copistes six assistants, trois secrétaires, Aux jours si sombres pour la France de l'année 1871, M, Faiilon exXpirait à Paris, le 25 octobre, âgé de 72 ans.
Saluons ce zélé chercheur—ce travailleur infatigable qui a passé au Canada sept années de sa laborieuse existence, pour compléter nos annales, et qui, par ses travaux, ses recherches colossales, à mérité le nom de Bénédictin de la Nouvelle France,
De son récit qui devait s'étendre depuis la premicre lavigaiion de Jacques-Cartier, jusqu'à la fin de | tion du gouvernement français en trois volumes de terminés ; ils nous l'année 1675.
"oCCupa- 1700, il n'y a eu que conduisent jusqu'à
Pour remplir le cadre que messire Faillon il reste encore à publier sept volumes ; bien renseignés
s'était tracé et, si nous sommes » Nous avons lieu de croire que cette tâche, herculéenne sera menée à bonne fin.
Si l'on veut juger de l'étendue de ses recherches, on en trouvera la preuve dans les citations qu'il donne si abondamment à la marge des pages. Les ouvrages qui concernent l'Amérique sont comme l'on sait fort Charlevoix en cite à lui seul pl retrou
nombreux,
us de quatre-vinets : on en e la plupart, dans les citations de M. Faillon ;
faut de plus y ajouter d'autres
d'informations, où il est allé puiser,
“Ila, ” dit son biographe, M, Desmazures, les actes de l'Etat Civil des ptincipales paroisses du Canada; il a lu les documents déposés dans les communau. tés religieuses du pays et ensuite les documents des maisons-mères de ces communautés, en France ; il a compulsé les archives de la marine, celles du ministère des affaires
sources considérables
"parcouru