BH, SULTE
la capitale fédérale, Dans les réunions qui marquèrent l'ouverture du nouveau temple littéraire on parla pour la première fois d’une académie ou société royale,
En 1876-77, M. Sulte publia un volume en livraisons, intitulé : Jeé/anges d'Histoire et de Littérature.
En 1879 parut La Chronique Triflur'ienne,un gros volume édité par la Xevue Canadicune, dans lequel M. Suite se donne le malin plaisir de traiter 25 ans de l'Histoire des Trois-Rivières, pour montrer aux Trifluviens ce qu'ils perdent à ne pas vouloir payer pour une histoire complète de leur ville,
L'atelier du Canada (Ottawa) publia Les Chants Nouveaux (1S80),recueil de vers qui fait suite aux Zawrentiennes.
Réunissant tout un carton de plans et dessins inédits du 17ème siècle, M. Suite fit graver ces belles pages par Desbarats, en 1881, et intitula le tout ‘Album de l'histoire des Trois-Rivières.
En mème temps, un volume renfermant des poésies de tous les poètes canadiens-français voyait le jour, sous les auspices des Soirées Canadiennes. M, Sulte y ajouta une préface, un volume plutôt, donnant l’histoire de la poésie francaise en Canada
Lorsque parut, en 1882 le premier volume de l’/frstoir des Canadiens-Français nous aurions cru M. Sulte épuisé de produire, Pas dutout., Les huit volumes étaient complétés en 1884, C'est une revue historique de ce qu'ont été les Canadiens-Francais à toutes les époques de’ l'histoire du Canada,
Pour s'amuser, ou pour changer de ton, il écrivit (1884) la vie du célèbre athlète Montferrand,
Cette année 1885, il vient d'ajouter de sa bonne grâce un index de 12,000 notes aux quatre gros volumes de documents historiques publiés par le gouvernement de Québec. Ce travail double l'importance de la collection entière,
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Il a sous presse en ce moment une //istoire de la paroisse de St François du Lac qui abonde en nouveautés.
Avec tout cela, correspondant à des Xezwes d'Europe et des Etats-Unis, officier de la Société Royale du Canada, donnant des articles aux Soirées Canadiennes, à la Xevne Canadienne, à la Minerve, c'est un travailleur qui ne s'arrête pas. L'année prochaine commenceroni à paraître trois volumes de ces articles dispersés dans vingt publications
et que nous avons hâte de voir réunis aux livres du même auteur, Courage, M, Sulte, continuez ! En modifiant quel-
ques passages dans vos œuvres historiques, surtout en ajoutant au bas des pages, autant que faire se peut, les autorités sur lesquelles vous vous appuyez, vous irez loin,
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pe et ta da, Ver rrète trois tions 1ème quelt en t, les loin.
L'abbe Laverdicere.
À la rentrée des classes du Petit Séminaire de Québec, le 1er septembre 1830, je me rappelle parmi mes condisciples, un tout jeune paysan de la côte de: Beaupré, dont le nom, par son étrangeté, avait frappé “ l’espiègle jeunesse ” qui l’entourait et qui en çut fait des gorges-chaudes, sans la crainte salutaire de la férule du régent, le bon Père Baillargé,
Le petit villageois se nommait alors Cauchon tout court, Comme il était de mode de pourvoir chaque camarade d’un sobriquet, sans en exempter même le maître de classe, (lui, on le désignait comme le ‘“ Père Suisse,” à cause de sa prédilection pour des écureuils approvoisés qu'il gardait), on octroya de suite et sans réclame au nouvel arrivé, le surnom peu euphonique de Petit Cauchon, Grâce pour ce souvenir intime d'années envolées !
Charles Honoré Cauchon de Laverdière naquit au Chi teau-Richer, chef-lieu du comté de Montmoren:y, le S octo. bre, 1826. Après avoir vu son nom figurer bien des fois aux examins, sur le /’almare, il recevait en 1851 l’ordre de la prêtrise, Il se nommait alors Laverdière : c'était un loyal caractère, sans morgue, sans prétention, toujours prèt a rendre service,
Pendant les vingt deux années qui vont suivre, nous ver-
rons le laborieux abbé Laverdière,—agrégé au Séminaire
comme bibliothècaire,—à toutes les heures du jour et souvent de la nuit mème, plongé dans un série de travaux historiques et littéraires qui eussent fait pälir d’ennui Scaiiger et Monteith et qui font regretter qu’un trépas prématuré ait ravi à la science ce rude chercheur, lorsque sa tâche ne semblait encore qu’à demie remplie.
M. Laverdière fut secondé dans ses travaux par une
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rare puissance d'analyse jointe à une prodigieuse mémoire de dates et de faits.
Il me semble encore entendre le cri de surprise, de douleur de tout Québec, lorsque la triste nouvelle se repandit que notre excellent compagnon de Séminaire, en 1839, plus tard le collaborateur estimé de MM. Ferland, Casgrain, venait de succomber à une attaque d'apoplexie foudroyante, le 10 octobre 1873, au moment mème où il entrait chez son libraire M, P. G. Delisle, pour lui remettre des épreuves corrigées la veille’
Je ne saurais signaler ici que les principaux travaux du docte abbé : la réédition des œuvres de Champlain, fondateur de Québec et premier gouverneur de la colonie : monument de longues et patientes recherches pour collectionner, mettre en ordre, annoter les diverses éditions des voyages du grand géographe.
“ L'ouvrage contient: Le voyage de Champlain aux Indes Occidentales, précédé d’une notice biographique de Champlain; le voyage de 1603; l'édition de 1G13, c'est-à-dire les voyages à l'Acadie de 1604 à 1607, et les voyages au Canada depuis la fondation de Québec 1608, jusqu'en 1613, avec fac simile photo-lithographique de toutes les cartes et vignettes y compris la rarissime grande carte de 1612,et la petite carte de 1613, ex son ray méridien, le quatrième: l'édition de 1632, première et seconde partie, avec la Grande Carte et sa Table ; le Traité de la Marine ; le Catéchisme en Huron du Père Brébœuf; l'Oraison Dominicale, traduite en Montagnais par le Père Massé ; une dissertation sur les cartes de Champlain; un dictionnaire topographique du Canada ancien; des pièces justificatives et une table générale des œuvres de Champlain.
“ Le catalogue des ouvrages que l'abbé Laverdière à publiés ou dont il a surveillé l'impression, est considérable, Outre les œuvres de Champlain et le journal des Jésuites, il faut encore porter à son crédit: Les ‘ Relations des
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