‹ Monographies et esquisses [microforme]Chapitre 35 sur 131 · L'ABBÉ TANGUAY · texte numérisé non relu

L'ABBÉ TANGUAY

vieillards, consulter les papiers domestiques, de ces papiers vieux, à l'encre jaune, illisible, à l'orthographe ancienne ; passer en France pour y compléter ces recherches, visiter les archives du ministère de Ja marine et d'ailleurs : tels sont courtement résumés, les travaux que s’est imposés l'abbé Tanguay pour livrer à la publicité des renseignements d'une exactitude aproximativement parfaite.

‘“ Ce document, élevé à la gloire de nos ancêtres, a beaucoup d originalité et aura toujours de l'actualité pour le peuple cana dien. Il pourra, plus tard, être continué par d'autres personnes dévouées et ainsi nous aurons une généalogie continue de notre race. Aucun peuple, que je sache, n'a eu dès son origine cette heureuse idée de résumer ses régistres originaux. l’auteur a donc créé une œuvre éminemment nationale et il a raison quand il ajoute que pour répondre à l'esprit national qui existe chez notre peuple et pour favoriser le goût des recherches scientifi: ques qui s’est produit chez la jeunesse depuis quelques années, il fallait qu'un monument impérissable prou it dune manière exemplaire au monde entier que si l'histoire du Canada est une de celles quioffrent le plus d'intérêt au lecteur, 'l s’en trouve aussi une autre dans laquelle il peut connaître tout à la fois l'origine de sa famille et en suivre la filiation jusqu'à n2s jours.

“Le Dictionnaire généalogique des fan:illes Canadiennes es! en outre un ouvrage d'une grande utilité aux maisons d'éducation, à la judicature, à l'Eglise et à toutes les familles. Le pre. mier volume contient lhistoire de la formation des noms de familles, leur variation et leurs surnoms, en outre, près de 30,000 informations généalogiques à commencer de l'année

* Nous devons encore à M. l'abbé Tanguay un autre ouvrage du même genre que la généalogie: le #epertoire général du clergé canadien, où, en d’autres termes, dictionnaire biographique des membres du clergé depuis l'établissement de la rolonie jusqu'à nos jours. On conçoit de suite limportance de cet ouvrage. Il convenait que le clergé canadien fût appelé à revivré dans un livre qui enseignera aux générations futures le nom de ces hommes dévoués, de ces pasteurs charitables, de ces citoyens distingués qui ont tant tait pour l'avancement moral de leurs compatriotes.

‘ Le travail de M. l'abbé Tanguay se divise en deux parties. La première contient une liste des É ivèques depuis l’établissement de la colonie jusqu’à nos jours ; puis, vient une liste des prêtres depuis l'établissement du pays jusqu’à la conquête. La seconde partie renferme les noms de tous les prêtres qui ont residé en Canada depuis la conquête jusqu'à nos jours. Le tout se termine par une liste alphabétique de 34 pages qui facil te considérablement les recherches. Les noms sont disposés par

ordre chronologique et c'est la date des ordinations qui règle cet ordre.

‘“ Cet ouvrage est le tableau le plus complet qui ait été publié jusqu'à ce jour de tous les prêtres qui ont desservi l'Eglise du Canada depuis sa découverte, Le seul travail qué nous possédions dans ce genre est celui de l'abbé Noiseux publié en 1833. Mais ce travail n'était pas exempt d'erreurs assez importantes, que le commandeur Viger, dans un ouvrage inédit, a relevées.

‘ Nous ayons lieu de croire que le livre de M. l'abbé Tanguay est plus exact que ceux qui l'ont précédé. ”

Appelé en 1882 par Son Excellence le Marquis de Lorne, à prendre place dans les rangs de la société scientifique, dont l’éminent homme d'Etat a doté le Canada, l'abbé Tanguay a lu devant la 1ère Section, en mai 1882, le

le] Y , ; travail suivant: Sur les Familles du Canada; en 1888, Etude sur les noms; en 1884: Etude sur la famille de Catalogne, Le public sérieux attend avec impatience la continua-

tion du Dictionnaire généalogique du savant abbé,

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Les Archives du Canada.

Etude lue devant la Socièté Royale du Canada, le 23 mai

Messieurs, — Parmi les sujets dignes d: fixer l'attention de ceux qui s'occupent d'études historiques, je n'en connais aucun d’un intérêt majeur à celui de la collection, du classement et de la garde des archives du Canada.

Si les demarches prises et les résultats obtenus par les diverses administrations qui depuis dix ans se sont succédé, à Ottawa, sont de nature à nous réjouir, n'allez pas croire pour tout cela que la tâche soit achevée, que le dernier mot soit dit,

La création d'un Bureau des archives publiques ou plutôt l'érection d'une division du Département de l'Agriculture, à Ottawa, en un dépôt d'archives, date de 1872: plusieurs hommes d'Etat peuvent avec raison réclamer leur quotepart dans cette œuvre de progrès. Cependant un nom s'y rattache davantage: celui de son premier archiviste, M. Douglas Brymner, dont les rapports annuels, (1) soumis à la Législature, jeftent beaucoup de jour sur cette question.

M. Brymner a eu aussi pour collaborateur un antiquaire que vous connaissez tous: M. l'Abbé H. Verreau. Ces deux chercheurs ont eu mission d'aller fouiller dans les archives de l'Europe et d'y puiser nombre de documents, de manuscrits indispensables pour étudier, bien camprendre, bien compiler nos annales,

Les remarques que je me permettrai, tout en remerciant nos hommes d'Etat pour l'intérêt qu'ils ont manifesté dans cette question, n’ont d’autre but que celui de stimuler le zèle de nos antiquaires à de nouvelles découvertes.

() Reports on Public Archives to Minister of Agriculture, Ottawa, 1872, 1873, 1874, 1881, 1882.

Cette interéssante étude des archives est fort vaste. Elle se présente sous un double aspect :

10, L'histoire des huit provinces de l'Amérique Britannique du Nord, autrement dit, de ia Confédération canadienne.

20. L'histoire de la Confédération canadienne depuis la date de son établissement, 1er juillet 1867.

Je n'ai pas la prétention de vous renseigner sur les sources de notre histoire : vous les connaissez comme moi, ces glorieuses, ces dramatiques annales de la plus ancienne, de la plus pittoresque province de la Confédération: Ja province de Québec. Vous savez également combien de difficultés ont été aplanies pour l'historien moderne, par l'impression en beaux volumes de ces mille et un manuscrits et mémoires vermoulus, raturés, illisibles, qui, dans le passé faisaient pâlir nos antiquaires: les ÆXelations, le Journal des Fesuites, les compte-rendus, les correspondances officielles de nos Gouverneurs, de nos Intendants; les journaux circonstancié: des divers sièges de notre vieille capitale, etc.

Si vous me demandez si réellement ilexiste à l'étranger grand nombre de ces antiques documents, que dirai-je, de ces lambeaux de la patrie dispe rsés, je vous répondrai qu'ils peuvent se compter, non pas par centaines, mats par milliers ; que le contenu de la plupart nous est encore entièrement inconnu; que partant, il est impossible d'écrire une histoire complète, circonstanciée de la Confédération, sans avoir accès à ces sources de renseignements. A peine une des grandes capitales de l’Europe, une des villes maritimes de la France, notre ancienne mère-patrie, qui n’en possède quelque riche dépôt ou quelques fragments: Londres, Paris, St. Petersbourg, Rome, Copenhague, Amsterdam, Madrid, Bruxelles, Berlin, Rouen, Rochefort, Le Havre, Dieppe, Bordeaux, Marseilles, etc. Au reste sur ce point, si vous désirez vous renseigner spécialement, consultez l'excellent rapport que M. l'abbé

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