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ELM GROVE, Grande-Allezs.
Au nombre des riches propriétés qui firent partie de la: succession de feu George Burns Symes et qui échurent à: sa fille, Madame la Marquise de Bassano, l’on peut mentionner le beau domaine en face de Wolfefeld,
Possedé d’aktord par M. John Saxton Campbell, constructeur de navires et qui y vécut nombre d’années, le do-. maine fut acquis en 1850, par M. Joseph Kright Boswell qui y éleva une spacieuse villa, au sein d’une plantation d'arbres de haute futaie où l'orme prédomine, On appela l'endroit Æ/n Grove : bocage des ormes. Au départ de M. Boswell, la Marquise de Bassano loua Elm Grove, en 1878, à son Excellence, l’ablégat papal, Monseigneur Conroy, qui y passa l'été,
Elm Grove, depuis quelques années, a été acquis par M.
John Burstall, et sous les soins de cet homme de goût, la.
villa a pris son rang, comme une des maïsons de campagne de première classe autour de Québec.
WOLFEFIELD, Grande-Alles.
“Les ombres de la nuit—le précipice escaladé par Wolfe— l'empire que sa poignée de braves donna à l’Angleterre—la glorieuse catastrophe qui termina sa caïrière 1à même où elle avait commencé...., On pourrait scruter l'histoire ancienne entière et les fastes de la philosophie en outre,
-sans rencontrer un fait d'armes plus glorieux.—WiLLiAm Prrr
Le succès qui couronna le débarquement à Sillery des soldats anglais qui prirent Québec, en 1759, de même que les charmes du paysage, prêtent à Wolfefield un intérèt tout particulier.
L'un des premiers à gravir la falaise où le ruisseau Saint Denis s’est creusé un lit, fut l’intrépide Major John Hale, plus tard général, à la tête d’une. compagnie du brave Régiment de Lascelles, le 47me.
L'ordre de marche prescrit par Wolfe, pour escalader ce sentier abrupte, fut celui usité par les Sauvages dans les bois, un seul homme de front : “Indian file” dit un historien anglais.
A l'extrémité : iardin de Wolfefield, on discerne encore à fleur de teri quelques faïbles vestiges d’un corps-de-sarde français ci nos miliciens, au nombre de cent, en grande partie de Lorette, avaient été placés en faction, sous les ordres du traître ou inepte Capitaine de Vergor, (1) le protégé de Bigot : les miliciens tirèrent sur les soldats du Major Hale ; puis, disent de vieux mémoires, croyant qu'ils avaient affaire à l’armée anglaise entière, ils prirent la fuite ou se rendirent prisonniers avec leur commandant blessé au talon, lequel avait crié : ‘ Sauvezvous |!”
Ceci se passait peu après minuit le 13 septembre 1759; Wolfe bien que malade et souffrant, organisa de suite, un service spécial pour transférer des bateaux au bord du
(1) N. B. ‘Ce capitaine avait avec lui beaucoup d'habitants de Lorette, dont le lieu était à la portée de ce poste ; ils lui demandèrent la permission d'aller travailler la nuit chez eux ; il la leur accorda : on prétend que ce fut à condition d’aller aussi travailler pour lui, sur une terre qu’il avait dans cette paroisse.’ Mémoires sur les affaires du Canada 1749-60, p. 114,
178 WOLFEFIELD
fleuve, des provisions et des munitions de guerre, que l'on transportait à force de bras, au haut du plateau élevé en cet endroit de plus de cent pieds.
On utilisa pour cette rude besogne, les marins de Îa flotte ; le valeureux chef les attendait au haut, oùils arrivaient haletants sous leurs fardeaux et épuisés de fatigue, Il leur faisait distribuer des spiritueux ;. les encourageait de ses paroles et leur promettait une victoire certaine et prompte. |
À quatre heures du matin,les bataillons anglais prenaient leur position, déployés sur le plateau à l’est en face du site où a été depuis érigé le petit chateau de Marchmont.
Au printemps de 1810, une semaine après les funérailles du Col. Henry Caldwell, comme il se plaisait à le répéter, un jeune anglais débarquait à la basse-ville de Québec : ce jeune étranger, ayant om Wiliam Price, était destiné à prendre une position dominante dans les sphères du haut commerce. Ses nombreux moulins, entre Québec et Rimouski, ses vastes scieries, ses fermes, ses grandes exploitations agricoles, dans les environs de Chicoutimi, le firent nommer plus tard ‘ Le Roï du Sague-
nay.”
M. Price avait succédé a une autre célèbrité locale au Saguenay : M. Peter McLeod,
Associé de la puissante maison Goldie & Co., de Londres, M. Price, par son esprit d'initiative, son caractère honorable, ses succès dans l'exploitation du produit de nos forêts, devint bientôt, dans la rue Saint-Pierre, une des sommités de notre monde commercial.
Vu l'état affreux de l'hygiène publique à Québec et la défectuosité du drainage dans la villeM. Price se hâta de se choisir une résidence, loin des miasmes de la cité ; il venait d'épouser Mlle Charlotte Stewart, fille de M, Charles Gray Stewart, Contrôleur des Douanes à Québec : quelques années plus tard le ciel bénissait l’union, par une famille patriarchale quant au nombre.
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Le cottage que le Capitaine Kenelm Chandler avait acquis de M. David Munro, sur la rive du ruisseau Saint- Denis, près de Spencer Wood, le tentait : il en fit l'acquisition et lui conféra un nom fort approprié—qu'il porte encore : Wolfefeld.
William Price décédait à Wolfefield en mars 1867,
Le domaine paternel est maintenant occupé par ses filles et leur frère, M. John Evan Price.
THORNHILL, Sillery
Prisonnier d'u:. oureau, je connais le plaisir De goûter, tous les soirs, un moment de loisir. Je rentre lentement chez moi, je me délasse
Je traverse un jardin, où j'écoute, en marchant, Les adieux que les nids font au soleil couchant.
[COPPÉE, Promenades et Intérieurs.
Une solide maison de campagne datant de 1823, rebâtie en ce joli site— voisin des Plaines d’'Abraham—par feu M. Alexander Simpson, alors gérant de la succursale de la Banque de Montréal, à Québec.
Perchéé au haut d'un tertre au nord de la Grande Allée, à un mille de la barrière de péage, on distingue du chemin, à demi voilée par un bouquet de verts sapins, la villa de M. Archibald Campbell, Protonotaire-adijoint de la Cour Supérieure, Elle tient son nom d’une épaisse garniture d’aubépines qui court le long du côteau.
Une avenue bordée d’arbres, entre deux vallons, mène à la résidence, bien pourvue de jardins, de pelouses, de balcons. Le fondateur M. Simpson semble avoir été amateur de ce confort wafional, à la foi solide et élégant : English Comfort : ou en voit des traces non équivoques dans son logis et dans son ameublement. Les portes d’entrée sont d’acajou solide ainsi que d’autres objets antiques,
Au temps où notre sympathique Vice-Roi le Comte d'Elgin tenait sa brillante cour à Spencer Wood qu'il aimait tant, (1) il avait pour premier-ministre l’habile financier, Francis Hincks, qui a expiré le 18faoût 1885.
Pour être plus près de son chef, Sir Francis Hincks fit l’aquisition de Thornhill, ou s’écoulèrent pour lui quelques-
uns des jours les mieux remplis de sa carrière si longue, [1] On prêtait à Lord Elgin, les paroles qui suivent dans un de ses discours,au sujet de
Spencer Wood. *‘ Not only would I spend here the rest of my life, butafter my death, I should like my bones to rest in this beautifut spot. ?’
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et si accidentée ; que d’épineuses questions alors réglées à Spencer Wood entre la poire et le fromage !...…..
On a dit qu’au siècle dernier Thornhi!l avait été la métairie du Lieut, Gouverneur Hector Théophilus Cramahé et que pendant cette automne de 1775, si palpitante d'émotions pour nos grands-pères, messieurs les Bostonais firent une visite à ses poulaillers et montrèrent leur appréciation de ses grasses volailles,
‘Through thy green groves and deep receding bowers Loved Spencer Wood ! how often have I strayed,
Or mused away the calm, unbroken hours,
Beneath some broad oak's cool, refreshin g shade,’?
(Poem on Spencer Wood, Adam Kidd, 1829.)
Lu côté sud du chemin Saint-Louis, à deux milles des murs de la ville, gît, sous un dôme de verdure, le domaine le plus pittoresque de Sillery—d’aucuns diraient, du Canada : Spencer Wood.
De 1780 à 1796, on connaissait cette célèbre résidence vice-royale sous le nom de Powell Place, du nom de son propriétaire alors, le Général Henry Watson Powell, Elle prit ensuite le nom de Spencer Wood du très honorable Spencer Perceval,l’illustre parent de l’hon, Michael H, Perceval, dont la famille demeura propriétaire du domaine depuis 1816 jusqu’en 1833 ; alors Spencer Wood fut acheté par feu M. Henry Atkinson, négociant riche et avantageusement connu à Québec.
L'hon. H. Perceval, membre de l'Exécutif et du Conseil législatif, fut aussi percepteur impérial des Douanes de Sa Majesté, à Québec jusqu’à sa mort, arrivée en mer, le 12 octobre 1829, Son traitement annuel était de huit mille louis sterling. Les Perceval y vécurent d'une façon fort distinguée pendant plusieurs anhées. Québec conserve encore d’agréables souvenirs de leurs brillantes réceptions.
De même que plusieurs villas royales d'Angileterre et de France, Spencer Wood a eu ses alternatives de splendeur, d'isolement et d'abandon, quelque courtes qu'elles aient été,
Jusqu'en 1849, Spencer Wood comprenait la propriété
voisine, Spencer Grangé, Cette année-là, M. Atkinson vendit la plus grande moitié de sa propriété au gouvernement, pour servir de résidence à l’aimable et hospitalier gouverneur, le ccmte d'Elgin, en se réservant la plus pe-
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tite moitié, sur laquelle il érigea des conservatoires de fleurs, des serres, etc., beaucoup plus considérables que ne le sont ceux de Spencer Wood proprement dit,
Il y a une description du jardin de Spencer-Wood dans l'Encyclopedia of Gardening, à la page 341, et aussi dans le Gardencer's Magasine de 1837, à la page 467. C'est à un jardinier paysagiste, M. P, Lowe, maintenant en charge du conservatoire de Cataraqui, que le jardin de Spencer- Wood était redevable d'être cuitivé avec un goût si exquis et d'avoir été un objet de curiosité pour tous Îles étrangers qui visitaient Québec.
Nous pourrions rappeler le temps où cette prepriété s’étendait depuis Wolfefield, dans le voisinage de Marchmont, jusqu'au méandriqu: ruisseau Belle-Borne, qui coûle tout juste au-delà de la loge du concierge à Woodfield, vers l'ouest ; le ruisseau historique Saint- Denis, que le lieut. Général Woïfe, gravit pour vaincre ou mourir, le traversant à Thornhill, C'était alors un domaine de plus de cent acres,—digne résidence pour le plus fier baron que l'Angleterre eut pu nous envoyer comme vice-roi, Borné à l’est et à l’ouest par deux ruisseaux ; isolé de la grande route par un épais bocage de chènes, érables, pins et ormes,--forêt pour ainsi dire vierge, ne livrant que ça et là passage à la lumière à travers le labyrinthe de ses avenues ; paysage saisissant, dont les ombrages estompaient les teintes douces des tapis de verdure : le tout était digne d’une demeure ducale, (tr)
Un jardin féérique de fleurs était situé en arrière du château au nord ; jadis, il eut le privilège d'attirer bien des regards. Il y avait aussi un grand jardin fruitier et potager bien entretenu ; il était émaillé de plate-bandes de fleurs ; le centre était orné dela plus charmante fontaine circulaire en marbre blanc, alimentée par un filet d’eau vive du ruisseau Belle-Borne, au moyen d’un appareil
[1] Le lecteur désireux de se renseigner plus amplement sur cette belle résidence est. prié de reférer à la description contenue dans L'Album du Touriste età la description encore plus détaillée dans le Pictuwresque Quebec.
hydraulique sous terre ; des balcons, des belvédères étaient érigés dans des endroits exposés au-dessu5 de précipices béants, et sur deux pointes, l'une regardant Sillery et l'autre, l’île d'Orléans ; ce fut le lieu de maintes gaies réunions où l’on prenait le thé, où l'on faisait sauter le champagne, Faut-il aussi mentionner les pavillons, les chaises rustiques perdues dans les bocages, un superbe boulingrin et des places de jeux de paume.
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La villa elle-même renfermait une collection choisie de peintures de grands-maîtres, une bibliothèque bien assortie d'ouvrages rares et de valeur, de missels romains enluminés, de riches portefeuilles avec gravures curieuses, de statues antiques, de gracieuses statuettes, de médailles, d'objets d'art acquis par le propriétaire durant quatre années de séjour en Italie en France et en Allemagne ; c'est ainsi que nous nous rappelons Spencer Wood aux jours radieux du passé alors que c'était la résidence chyée d'un homme de goût, feu M. Henry Atkinson, président de la société d’horticulture de Québec.
Au commencement du siècle, Spencer Wood, comme nous l'avons céjà dit, était connu sous le nom de Powell Place.
Son Excellence Sir James Henry Craig y passa les étés de 1807, 1808, 1809 et 1810 ; mais l'air salubre de Powell Place ne put effectuer la cure de la cruelle maladie qui l'obsédait
L'historien Robert Christie a conservé, entr'autres documents, une curieuse lettre de Sir James à son secrétaire et chargé d’affaires, à Londres, l'hon. Herman Wistius Ryland, en date de Powell Place, le 6 août 1810. Dans cette lettre, il caractérise dans un langage un peu parlementaire le coup-d'état qui avait fait consigner à un donjon, à Québec, trois des membres les plus marquants de la législature : MM. Bédard, Taschsreau et Blanchet, avec M. Lefrançois, imprimeur du Canadien, pour s'être livrés
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dans ce journal à certains commentaires sur politique coloniale de Sir James,
Voici cette lettre :
SSIR JAMES CRaA1G À M. RYLAND.
“Quebec, Powell Place, 6 août 1810 ‘Mon cher Ryland,
“Jusqu'au moment où j'ai pris la plume, je pensais avoir beaucoup à vous dire, et à l'heure qu'il est, je me trouve pour ainsi dire sans sujet***, Nous sommes restés bien tranquilles ; tout ce qui se fait, se fait en silence Je n'ai aucune raison de penser cependant qu'il soit survenu de changement dans l'espiit public ; je crois qu’il reste dans le même état. (1/évêque) Plessis, au retour de sa tournée, a reconnu devant moi qu'il a raison de penser que quelques-uns de ses curés ne se sont pas conduits comme ils auraient dû le faire ; il achève en ce moment le reste de ses visites.
“Blanchette et Taschereau ont été tous deux relâchés par suite de mauvaise santé ; le premier est allé à Kamouraska prendre des bains ; le dernier n'est sorti que ces jours-ci. Il a envoyé demander au juge-en chef (Sewell) s'il consentirait à le recevoir ; celui-ci a répondu qu'il n'avait aucune objection. Le juge en. chef est convaincu qu'il est parfaitement converti. Il lui a assuré qu'il croyait de son devoir de saisir toute occasion publique de montrer, par tout acte qu'on lui indiquerait de faire, son acte de
-contrition de sa conduite passée.” (1)
Si les noms des visiteuts illustres sur le régistre de Spencer-Wood peut rehausser l'intérêt que la place peut avoir, on pourrait rappeler celui de Son A. K. le prince de Galles, qui visita en 186o ce site, plus d'une fois parcouru et admiré de 1791 à 1794 par son aïeul, le prince Edouard, duc de Kent, dans ses promenades autour de
‘Québec avec la séduisante baronne de Saint-Laurent. On
peut signaler aussi entre tous ceux qui furent familiers avec les airs de Spencer Wood, deux autres princes royaux, le duc d'Edimbourg et le prince Alfred, la Princesse Louise, le Prince Léopold avec forces ducs, et comtes, les ducs de Newcastle, de Manchester, de Buckingham,
-dArgyll, le prince Napoléon, les géneraux Grant, Sher-
man, etc.
[1] Sir James, ou nous noustrompons fort, se faisait illusion en ceci. [J. M. L.]
Depuis la Confédération, Sir N. F, Belleau et les lieu. tenants-gouverneurs Caron, Letellier de Saint Just, et Robitaille ont successivement occupé Spencer-Wood, L'Hon, L, R. Masson, en prenait possession comme Lt, Gouverneur, le 7 nov. 1884, le jour même de l'anniversaire de sa naissance, Amateur de l'histoire canadienne, il vient d'y installer sa riche collection de livres, etc., de Mémoires, de Brochures, se rattachant à notre histoire,
Spencer Wood est devenu la propriété de la province de Québec au temps de la Confédération, par don gratuit de la Puissance, à la condition expresse qu'elle continuerait comme par le passé à être la résidence gubernatoriale. Réduite maintenant de moitié en étendue, son entretien est bien minime, comparé à l'époque où, résidence d’un simple particulier (M, Atkinson,) elle comprenait le domaine voisin.
d, SPENCER GRANGE
#Un nid sous le feuillage re Un manoir dans les bois. "—{[Vicror HuGo : Les Rives.]
Lorsque Spencer Wood devint la résidence vi:e-royale dt de Lord Elgin, l'ancien maître du domaine, feu Henry Atkinson en réserva la plus petite moitié, à l'ouest où il
de se fit construire une’ jolie villa qu'il nomma Spencer de Grange, [1] ait Le gouvernement y erigea à l'est une haute muraille en le, briques, entre les deux domaines, pour la culture des dé fruits en espaliers, Spencer Grange, qui comprend à peu 1 près quarante acres de terre, se rétrécit vers le fleuve, en (
une pointe d’un arpent de front ; un pittoresque pavillon ou belvédère, penché au dessus d’une murmurante cascatelle créée par le ruisseau Pe// Borne, domine cette pointe, d'où l’on obtient une charmante vue du fleuve,
Bientôt l'on vit surgir à cet endroit des serres, des conservatoires, des parterres, une bibliothèque, plus considérables que ce qui s'était vu à Spencer Wood même,
Le paysage aux deux places n'est pas identique. L'incomparable spectacle du fleuve, etc., en ce dernier lieu, est remplacé par des charmes d'un autre genre : c’est la forêt combinée avec là mise en scène d'un parc anglais en miniture : ‘a IWoodland Scene” comme l’entendait celui qui en conçut l’idée,
Un coquet castel au milieu d’un bois, des massifs de chênes, d’érables, etc, groupés symétriquement au sein d'une verte prairie ; une longue avenue, frangée d’un côté d'arbres forestiers ; de l’autre, d’une haie vive, mène à la demeure, En face un orme séculaire, des sentiers (2) dérobés dans la forêt p'imitive à l’ouest, longeant l'historique
[1] Grange, en Angleterre, s'emploie pour désigner une métairie ornée, combinant la vie de château, avec des occupations agricoles.
(2) Le plus pittoresque de ces sentiers, à l'ouest, a été nommé l'Avenue Audubon , pour perpétuer le souvenir de la présence en ces endroits, en 1842, du prince des naturalistes de l'Amérique, Jean-Jacques Audubon. °