THE HIGHLANDS
comme “Whips” : le major Jas. Patton et le Capt. Wilson comme ‘“‘veneurs,” avec un nombreux personnel de membres et d'amis, comme souscripteurs.
Oa y comptait entr'autres les lieutenant-colonels Turnbull, Forsyth, Colfer, le capitaine Sheppard, A. D. C., le capitaine À. Hunt, 8e R. R,, MM. W. Griffith, William de Léry, D. D, Young, W. Tozer W.E. Holmes, Thos, Stevenson, Jos. Laird, Thos. Beckett, Chs. Sharples, James Gibb, E. J. Hale honorable C. Harbord, A. D. C., du marquis de | Lorne, le juge de Police Chauveau, le juge-en-chef Andrew Stuart, Edmond Joly, David Morgan, le capitaine James Rhodes, George Thomson, R Tozer, William West, William Breakey.
Les dames,—celles qui s'en sentaient le courage au moins,—étaient admises à suivre à cheval la meute ; les réunions, ou ect, avaient lieu d'ordinaire, le samedi, à midi, en automne, À part ces réunions hebdomadaires, le club organisa, sous le patronage de Son Excellence le marquis de Lorne et de Son Honneur le lieutenant-gouverneur Robitaille, un steeple-chase annuel, En 1880, une solennelle réunion fut fixée pour le 27 octobre: (1) grande affluence d’habits rouges, ce jour-là.
Le lieutenant-gouverneur, comme vice-président, convia vers cette date les membres du club, ainsi que leurs invités, à un somptueux déjeuner à la fourchette, à Spencer-Wood,
Il y eut beaucoup d'entrain, à cette mémorable réunion de Nemrod et d'Amazones : la photographie fut chargée de reproduire le joyeux groupe ; ici, comme à Montréal et Toronto, les dames accoururent, bien montées, sur leurs robustes palefrois. On y voyait entre autres, madame Irwin, épouse du commandant de la garnison, Mme Davenport, célèbre écuyère de Lévis ; Mme Jephson, de Thornhill ; Mme Whitehead, épouse du col. Whitehead, de Montréal ; Mille LeMoine, de Spencer-Grange ; Mlle
() L'habit rouge du sport , fort éclatant, n'avait rien de commun par les souvenirs, avec les uniformes militaires anglais.
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Alma Stuart, fille du juge-en-chef Andrew Stuart, et plusieurs autres dont les noms nous échappent.
Le Stadacona Hunt a eu bien des eet, à Lorette, à Ste- Foye, à Charlesbourg, à Lévis, Une malencontreuse aventure à ce dernier lieu, où l'agneau favori du curé de l'endroit fut, par erreur, occis par la meute, tandis que sieur renard gagna le bois brandissant, à sa suite, le trophé tant convoité, sa queue—mit tellement en verve la barde de l'association, le capt. Peters, qu'il intercala dans le compte-rendu de la réunion de ce jour le quatrain suivant :
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Le jovial capitaine ‘‘Cupid” (1) guide en ce moment les pas, ou mieux les avirons de nos voyageurs canadiens vers Les cataractes du Nil.
Que Diéu lui soit en garde à lui et à eux !
Québec, 1er Février 1885.
(1) Le Capitaine Wilson de la Batterie A.
BEAUVOIR, Sillery
Voici les lieux chers à ma rôvorie :
Voici les prés, dont j'ai chanté les fleurs.
Ça me semble un nom de fantaisie inspiré au premier propriétaire, l'hon, John Stewart, par la beauté du paysage aussi bien que par l’essaim d'interessants souvenirs qui y bourdonnent, M, Stewart légua cette propriété à son gendre, feu M. Henry LeMesurier ; sa veuve la céda avec les vastes estacades, etc. sur le fleuve à M. Richard KR, Dobell, le propriétaire actuel. ,
Que d'incidents pour l'historien dans toute cette côte St-Michel, patrouillée chaque jour, pendant l'été de 1750, par la cavalerie du capitaine LaRochebeaucourt, et où l’'amoureux capitaine rencontra son amie Mlle de Rochebrune.
Dans cette vaste anse, au bas de la côte si gracieuse-: ment arrondie, combien de héroïnes chrétiennes, parmi ces blanches //ospitalières de la duchesse d’Aiguillon, ont foulé les sentiers ombragés de la vieille mission de Sillery, dociles à la voix et aux enseignements du bon père Ennemond Massé, qui y dort du suprême sommeil sous les voûtes de sa petite église, depuis le 12 mai 1646! Je me rappelie avec plaisir la célébration du 29 Juin 1870: une foule recueillie s'était réunie en ce lieu pour faire la dédicace du joli monument élevé en l'honneur du dévoué missionnaire, Ennemond Massé, aussi bien que du fondateur de la mission, en 1637, le comimandeur de Sillery : M. Dobell, appelé à prendre la parole, à propos du monument auquel lui et son associé, M. Beckett, avaient si généreusement contribué, s’exprima comme suit :
Messieurs,
L'un des noms gravés sur le marbre de ce monument rappelle une carrière pleine d'intérêt. A l’époque où celui
qui le portait entra dans la vie, la France occupait le centre de la gloire chevaleresque. Peu d'années auparavant, elle avait vu sur son territoire, quatre des plus puissants souverains de l'Europe se donner la main sur le fameux ‘* Champ du Drap d'or. ”
Parmi le groupe de jeunes nobles qui se réunissait à la Cour, nul n'avait un avenir plus brillant que le jeune Noël Brulart de Sillery. Il naquiten l’année 1577, le jour de Noël et à cause de cette coïncidence, reçut au baptême le nom de Noël. Son père appartenait à une famille respectable de Savoie. On le destina de bonne heure à l’ordre des chevaliers de Malte. Il fut envoyé dans cette île à l’âge de 18 ans pour y compléter son éducation. Là, il gagna en peu de temps la confiance du grand maître, qui, dit-on, remarqua en lui des talents hors ligne et le nomma son page. De retour à Paris, après douze ans d absence, il fut admis à la Cour, devint bientôt le favori de Marie de Médicis qui lui conféra le titre de chevalier, Nommé plus tard ambassadeur aux cours d'Espagne et de Rome, il semblait devoir atteindre successivement le sommet des grandeurs humaines. Tout ce qui pouvait enflammer l'ambition d’un jeune soldat, brillait devant ses yeux. [lavait la renommée des armes, la réputation d’un diplomate habile et la faveur de la première cour d'Europe.
Ce fut au plus beau milieu de cette carrière de prospérité, pendant qu'il se rendait à Rome comme ambassadeur, qu'il se décida à jeter de côté tous les honneurs qu’il regardait comme de vains jouets et qui étaient incapables de satisfaire une âme inquiète, Il abandonna tout pour se dévouer complètement au service de Dieu. Il entra dans l’état ecclésiastique où son zèle l'entraîna à consacrer ses immenses revenus aux intérêts de. sa religion—et, particulièrement, aux missions étrangères. :Il fit de nombreuses donations,et pourvut à l'établissement d'une rési: dence de sauvages chrétiens. Ce fut sur le terrain où nous sommes réunis, à l'endroit même où ce monument est élevé, que les premiers fruits de ses nobles offrandes furent répandus.”
(Journal de Québec, 30 Juin 1870)
Inutile de vous répéter tout ce que les journaux ou la commune renomnée vous diront du charme incomparable de Beauvoir, de ces serres à raisin, de ses étangs, de ses
fleurs et Je la généreuse hospitalité du maître de céans, M. Dobell.
Bien que vos goûts soient ceux d’un antiquaire, que vous rafolliez d'Elzevirs et d'Zncunables, je dois vous signaler en passant un point où Beauvoir laisse dans l'ombre toutes des villas voisines : la merveilleuse verdure, le velouté de