‹ Monographies et esquisses [microforme]Chapitre 8 sur 131 · Quebec Commissions. Do · texte numérisé non relu

Quebec Commissions. Do

4. An account of the Proceedings of the British and other Protestant inhabitants of the province op Quebec in Nôrth America, border to obtain a House of Assembly in that province. Do, D. p. 294 :

50, A Viewof the Civil Government and administration of justice in the provin of Canada, ohile it was subject to the Crown of France de. OS)

Go. Additional papers concerning the province of Quebec, destinés à servir d'appendice au volume précédent. Do, 1776, p. p. 510,

70. The Canadian Frecholder,in fo dialogues, between an Englishman and «a Frenchman settled in Canada, showing the sentiment of the bulk of the freeholders of Canada concerning the late Quebec Act : with some reasons as on the Boston Charter Act ; and an attempt to show the great expediency of immediately repeuling both these «cts of Parliament and of making some other useful regulations and concessions to His Majesty's subjects, as a ground for « reconciliation with tie United Colonies in America. Do, Vol. 1, 1776. Vol IL et Vol III, 1779.

S. Ocecasional Essays : chieflu political and historical, Do, 209. On trouve dans cë volume des documents relatifs à l'Amérique, et ‘ An accornt of the noblesse or gentry in Canada ,"

On à pu effectuer depuis la confédération ce qui était impossible ou presqu'impossible, avant 1867 : avoir accès. aux archives publiques de la Métropole, puiser largemaent le précieux minerai dans ces mines littéraires si riches que renferment le Pritish Museum, le War office, la Tour de Londres et les divers ministères,

L'on sait que les autorités métropolitaines, pour des raisons qu'il serait trop long d’énumérer ici, avaient apposé les sceilés de l'Etat à une foule de documents, indispensables comme matériaux pour l'histoire, mis à notre disposition depuis que le Canada s'est développé en une vaste et puissante Confédération, Plusieurs éminents légistes anglais, sans visiter le pays, l’avocat- Géneral Sir James Marriott, les Procureurs et Solliciteurs Géneraux, Yorke, de Grey, Thurlow, Wedder burne, au moyen des rapports officiels, Réquisitoires et Mémoires qu'ils ont été appelés à présenter au roi George III, sur les affaires coloniales, se trouvent identifiés avec cette époque, ou font partie de son histoire. D'autres, comme le juge Mabane, et le baron Masères ont joui de

l'avantage de se renseigner sur les lieux mêmes, par suite

de leur séjour et de leur position officielle parmi nous. Ils sont devenus par la nature des choses témoins oculaires de nos luttes ; ils ont pu étudier, voir de leurs yeux les phases émouvantes de cette ère de transition, Ur antiquaire distingué, M. l'abbé Bois, a fait la biographie du premier, ie consciencieux juge Mabane, mort, près de cette ville, à Woodfield, en 1792 ; je vais tacher d’esquisser rapidemeuit la carrière du second, ie baron Masères, de 1766-69 Procureur-Géneral du Roi d'Angleterre en Canada, et pendant plusieurs années résidant à Québec.

Le 19 mai 1824, l'Angleterre prenait le deuil pour la perte d’un de ses plus éminents enfants, Francis Masères, Baron de l’Echiquier, légiste, mathématicien, linguiste, historien, publiciste ; la voix populaire le nommait le “Véteran.

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de la science”, la littérature le proclamait la Mécène des hommes de lettres de la Grande-Bretagne.

Cette année là, la mort avait mis un terme à ses travaux littéraires, si vastes, si variés : Masères, chrétien fervent avait dit adieu au monde, à ses pompes, à ses vanités, à l'âge avancé de 93 ans, retiré à sa belle villa de Reïgate, dans le comté de Surrey ; l'amitié inscrivait pour devise sur le marbre de sa tombe : “ Quando ullum inveniane parem”, Quand verra-t-on son pareil ?

Si Francis Masères, en dépit de son nom, fut par ses goûts, ses aspirations, ses convictions, sa loyauté, un vrai fils d'Albion—un anglais type. l’on pourrait dire ; —il n'oublia jamais, et il en donna d'abonda ntes preuves, que pour ses pères, il fut une autre patrie que l'Angleterre et que la vieille France pour laquelle ils avaient été prêts à prodiguer leur sang, possédait le dépôt sacré de leurs cendres.

Un écrivain Anglais a dit ‘ Qu'il faut trois générations pour faire “ un English gentleman, ” un vrai gentilhomme.” Trois générations avaient suffi pour faire de Masères un véritable Anglais,

Francis Masères naquit à Londres, le 15 décembre 1731. Son père y pratiquait la médecine, dans Broad-street, Soho. Son aïeul, né en France, professait la religion dans laquelle étaient nés Henri IV, Catherine de Rohan, Condé, Coligny.

Trois de ses frères servaient comme officiers dans l'armée française.

La révocation de l'Edit de Nantes,en 1683, pour la famille Masères, comme pour nombres d’autres famiiles distinguées, fut le signal du départ. Préférant l'exil au sacrifice de ses convictions religieuses, M. Masères, l’aïeul du Baron, fit voile pour l'Angleterre.

Le roi Guillaume III, discernant son mérite, lui donna, du service militaire en Irlande et plus tard en Portugal, d'où il revint avec le grade de colonel.

Son fils, devenu médecin, ayant plus tard quitté Broad-

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street, acquit une demeure dans ÆAaf/bone Place : cette résidence passa à son petit-fils John, le frère de Francis ; plus tard, elle échut au Baron lui-même qui y passa bien des moments agréables sans toutefois l'occuper permanemment,

Francis Masères gradua à l'Université de Cambridge, en 1752-1755, Le jeune maître-ès-arts ‘“ montra de bonne heure de rares aptitudes pour les sciences et les lettres, Il les cultivait avec un entrain extraordinaire et avec un succès marqué, sans beaucoup se soucier d’amasser de grands biens ; cependant cette déesse capricieuse, que l'on nomme la Fortune, fut loin de lui être ingrate.

Pendant son séjour à Cambridge, il publia une étude sous le titre “ À Dissertation on the negative sign in Alcebra, containing &« demonstration of te rule concerning it : le but de cet écrit était d'applanir la voie aux élèves qui abordent pour la première fois cette science.

M. Masères quitta l'Université pour se livrer à l'étude du droit, Admis au barreau, il suivit les cours de circuit, sans toutefois s’y distinguer : et cependant plus tard, sa connaissance de la jurisprudence anglaise, comme science, était telle que les membres des deux chambres tenaient à honneur de le consulter, Puis vint sa mission au Canada, comme lrocureur-Général. En 1765, la promuigation de l'acte des Timbres avait mis en feu toute la Nouvelle-Angleterre ; pendant la période qui s'écoula depuis cette date jusqu'à son retour en Angleterre, en 1773, le savant jurisconsulte rendit des services signalés à la couronne : le roi le nomma Cwrsitor Baron of te Exchequer, charge qu'il remplit jusqu'a sa mort. Après avoir cessé d’être Procureur- Général, il occupa comms procureur ou agent pour la minorité protestante de Québec, auprès de la Métropole, et revendiqua ses droits civils et religieux. Il fut un des premiers de ce groupe d'hommes instruits : Etienne Charest, Adam Lymburner, L. J. Papineau, D. B. Viger, John Neil. son, James Stuart, Arthur Roebuck, auxquels la minorité

anglaise ou la majorité française en ce pays confia des mandats publics auprès des autorités impériales, En 1770, le Recorder de Londres constitua le baron Masères son député ; en 1780, la Cour du Conseil Commun l'honora de !a présidence de la Cour du Shérif pour la ville de Londres, emploi qu'il résigna en 1822, deux ans avant sa mort.

L'année 1784 le trouvait activement immiscé dans un démêlé qui agitait la Société Royale de Londres, à propos de la démission du mathématicien Hutton,.

En 1800, il publia une dissertation “Or fe Resolution of affected Algebraic Equations” enrichie des notes et des méthodes de divers savants.

Bien que notre ancien Procureur-Général nous soit connu surtout par ses volumineux écrits,(1) Mémoires, R:pports sur les affaires publiques du Canada, de 1766 à 1701, ce furent les sciences exactes, le droit public, la philosophie, l'histoire parlementaire de l'Angleterre qui fournirent un aliment à sa soif de tout connaître, et le champ où il cueillit les plus beaux fleurons de sa couronne. Il semble presqu'impossible que tous les travaux littéraires et scientifiques auxquels son nom se trouve associé,soient éclos du cerveau d'un seul homme. Plus d’une fois, il aida de sa

(1) Le nom de Masères, comme autenr où éditeur,se rattache aux écrits suivants qui trai tent de mathématiques, d'histoire, de droit public, d'économie politique, de polémique religieuse :

1. The Elements of Plane Trigonometrv, with a dissertation on the nature, and use of Logarithms, ‘1760, Kvo.

2, + Montesquieu, Views of the English Constitution translated with notes, * 17S1,8v0 3, # The Principles of the Doctrine of Life annuities ‘1783, 1 vol 420,

4, The Moderate Reformer: or a proposal to correct some abuses in the present establishment of the Church of England, 1791,8vo,

5, Enquiry into the extent of Power ofjuries on trials for Criminal Wnritings, 1792,8vo

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