Scriptores Logarithmiei 1791-1807, 6 vols, 4ta
7. Bernouillis Doctrine of Permutations and Combinations, with some Principles of algebra, 1799, 8vo.
S, Mav's History of the Parliament of England, which began 8 Nov. 1640: à new edition with a preface ? 1815, 4 to.
9, “Three Tracts published in Amsterdam in 1691, and two underthe name of Let ters of General Ludlow to Edmund Seymour andother persons preface ?' 1813, 4to.
10, ‘* The Irish Rebellion; or a History of the attempts of the Jrish Papists to exterpate the Protestants ; by Sir John Tenspler; a new edition with a prefaco,1#18, 4to.
11. ‘The Curse of Popery and Popish Pains to the Civil Government and Protestant Church of England * reprinted in 8 vols, 1807.
12. Memoirs of the most material Transactions in England, for 100 years, preceding the Revolution in 1688 *’ by James Welwood, 1820, vol.
13. ‘ Select Tracts relating to the Civil Wars in England, temp. Chas. I and Cromwell Usurpation * 1815, 2 vols Svo. .
14. ‘ View of the ancient Constitution of the English Parliament *.
; a new edition with «
fortune, à la publication de recherches scientifiques faites pur d'autres, et plus d'un écrivain désireux de favoriser la science de ses conquêtes, sans en avoir les moyens, s'adressa au Mécène Anglais, rarement en vain, Ainsi, en 1802, il fournit à M, John Hellins les fonds pour éditer une œuvre que lui, Masères, admirait fort: la traduction du savant traité composé par DONNA AGNESI, sous le titre Institution Analytiche,
L'argent, À ses yeux, n'était qu'un moyen de faire une bonne œuvre, Il porta en une occasion le désintéressement au point de prêter pour vingt ans et sans intérêt, à un écrivain pauvre, une somme de six mille piastres, pour publier ses écrits, et cependant, à sa mort, il laissa plus de fortune qu'on avait droit de le supposer, vu sa libéralité proverbiale,
Pendant son séjour, à Québec, i! put étudier de près les besoins de la colonie, apprécier la mal-administration ou le vice du système judiciaire bâtard qui y existait, se renseigner sur le malaise général des anciens et des routeaux sujets, leurs tiraillements mutuels, les réformes à faire dans la jurisprudence ancienne et nouvelle, Bien que ferme soutien du trône, il n'hésita pas à se prononcer contre la prétention du Roi,sur un point d'une importance vitale aux Canadiens, Masères, devenu Procureur-Général de la Province de Québec, dit Bibaud-jeune, “ nia au Roï le pouvoir qu'il s'était arrogé de législater pour le Canada, indépendamment de son Parlement ; "” les lois françaises avaient été selon lui, les lois de la colonie,de 1764 à 1774 ; l'avocat Général Marriott maintenait le contraire,
Ardent ami des libertés populaires, il avait auprès du roi le tort d'être Whig ; ennemi de l'arbitraire et de l’intolérance religieuse, il se montra constamment favorable au maintien de l’ordre et de l'autorité publique. L'étude des classiques Grecs et Latins fit ses délices, en tout temps. Ses auteurs favoris parmi les anciens étaient Homère, Lucain, Horace: ïilles lisait, les relisait ; il les
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savait par cœur, disait-on, Milton, parmi les modernes, lui était cher. Il affectionnait fort et parlait avec pureté la langue de ses pères, le français, mais le bon vieux français, siècle Louis XIV, l'idiome de Racine, de Corneille de Sévigné. Il riait de bon cœur de ce qu'il nommait l'argot parisien et badinait ceux des émigrés français qui fréquentaient ses salons, sur leur famélique accent moderne, tout en les comblant de bons procédés; sa bourse ct sa table étaient à leur disposition; on y voyait, disent les Mémoires du temps, des Archevêques, des Evêques et autres membres éminents du clergé échanppés à la guillotine de Robespierre. On y remarquait surtout un membre du Parlement de Paris, banni de France, lequel trouva pour lui et sa famille une affectueuse hospitalité à la villa de Masères, à Reigate,
Si le baron Masères abhorrait les niveleurs de 93 et les doctrines subversives de Voltair e, 1 sut néanmoins apprécier les bons écrits de l'auteur de Zaïre, etc, Sans morgue, d'une intégrité inflexible, doué d’un heureux tempéramment,d’une humeur enjouée et égale, hospitalier à l'extrême, il n'avait pas de plus grande jouissance que de s’entourer dans sa charmante résidence de campagne, de quelques amis lettrés comme lui, surtout de mathématiciens. Le dogmatisme tranchant,parfois brutal du célèbre Dr Samuel Johnson lui agaçait les nerfs : une fois il rencontra le vieil ours chez son libraire, Le bénédictin de Londres se mit comme à l'ordinaire à fronder les auteurs contemporains, entr'autres Hume et Voltaire : c'en fut assez. Il déclara qu'il ne désirait jamais rencontrer Johnson,
On cite parmi ses amusements le jeu d'échecs. Il savait perdre la partie avec tant de bonhomie qu'un de ses amis disait de Masères, qu'il était le seul joueur de ses connais: sances sur la figure duquel on ne pouvait lire une victoire ou une défaite.
Esprit pratique, il préférait à la méthode de démonstration philosophique de Newton, celle de Huyghens et de
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Galilée, comme étant plus claire et, partant, plus à la portéede la jeunesse.
Les mémoires du temps revêlent le ‘“ Vétéran de la science”, dans l'intimité du foyer, sous un aspect affectueux et qui rappelle la piété et la simplicité révérentieuse de l’illustre Newton, lequel par respect pour l'Etre suprême qu’il nommait “le gentilhomme d’en haut, ” ne prononçait jamais son nom sans se découvrir.
Il pratiqua jusqu’à sa dernière heure le train de vie digne et rangé, l’exquise politesse, la mise simple mais soignée des hommes de robe des anciens jours, portant le tricorne, la grosse perruque poudrée, le blanc jabot, etc.
A qui aime à repeupler le vieux Québec de ceux qui en parcouraient jadis les rues en chair et en os, l’imagination ne peut manquer de rappeler parmi les scènes de cette ère voisine du grand siège, lorsque 527 édifices publics et privés démolis par les bombe+ de Wolfe et de Saunders, avaient surgi de leurs cendres, la douce figure du courtois. fonctionnaire se dirigeant par la place d'Armes vers le Chàteau, ou par la côte du Palais vers l’Intendance,en quête des documents confiés à l’archiviste J. À, Panet : brefs de com. missions,octrois du domaine public, patentes de noblesse: française, pour le guider dans son important travail(1); ou bien,causant avec le juriste Cugnet, au coin d’une rue, sur la coutume de Paris ; ou bien assistant aux séances du Conseil Supérieur présidé par le Gouverneur de la colonie ; ou bien encore, qui sait, à l'instar de nos laborieux hommes de robe d'aujourd'hui, se procurant l'exercice ou l'agrément de la promenade quotidienne, obligée, sur la Grande Allée ou cheinin St-Louis.
@) ‘An account of the noblesse or Gentry in Canada. *
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William Smith, Historien
William Smith, le second fils du juge William Smith de Québec, naquit à New-York, le 7 février 1769, la même année que Napoléon. Il fut envoyé à Londres, où il acquit son instruction à ‘“ Kensington Grammar School”; le 23 octobre 1786, il débarquait à Québec avec son père, fameux /oyaliste—qui avait été nommé juge eu chef du Bas-Canada, ‘le 1er septembre 1785.
Afin de faire connaître l’entourage et le milieu social où s'écoula la jeunesse du futur historien, il n’est pas hors de propos d’esquisser ici rapidement la carrière et les antécédents de son savant père.
L'honorable juge en chef Smith naquit à New-York, le 18 juin 1728. Il suivit un cours classique au collège Yale, dans le Connecticut, où il passa plusieurs années ; il s'y distingua surtout par ses profondes connaissances du Grec et même de l’Hébreux, ainsi que par ses aptitudes pour les mathématiques. Nommé d’abord membre du conseil de Sa Majesté, le roi de la Grande-Bretagne, il fut fait plus tara juge du Banc du Roi pour la province de la Nouvelle York ; finalement, 1l atteignit la haute dignité de juge en chef de la Nouvelle Vork, le 24 avril 1780. Lorsque la révolte des colonies éclata, il se distingua par sa fidélité au Roi ; plus tard, il sacrifiait courageusement son avenir et quittait New-York dans le même vaisseau qui portait les troupes de Sa Majesté, ainsi que notre gouverneur aimé, Sir Guy Carleton. M. Smith débtarquait à Plymouth, le 16 janvier 1784 Pour récompenser sa loyauté, ses services à la couronne, et vu sa grande science légale et ses éminentes qualités personnelles, George III le nomma
juge en chef du Bas-Canada. Il accompagna son ami Lord Dorchester au Canada, dans la frégate “ Thistle, ” Tout deux débarquaient, le 23 octobre 1786, sous le Cap-aux-Diamant: : l’un pour s'installer avec pompe au Château St-Louis, l'autre en quête d'une résidence convenable pour un juge en chef, venu des vieux pays. À en juger d’après le contenu d'une longue et curieuse lettre qu'il adressait cette automne là à sa femme, Janet Livingston, à New-York, il était assez difficile de se procurer ici parmi les maisons à louer—un logement convenable à son rang et au train de vie qu'il était accoutumé de mener.
Nous ne pouvons nous refu-er le plaisir de citer un passage ou deux de cette letire (reproduite 27 exfenso à la page 388 de Picturesque Quebec,) laquelle tout en jetant du jour sur les goûts littéraires du jeune historien, lève le voile qui enveloppe les allures sociales du monde fashionable de la vieille capitale au temps où florissait le juge-enchef Smith.
‘ Québec, 10 décembre, 1786 Ma chère Janet,
“ Je n'ai pu encore, dit-il, trouver un logement convenable pour louer.
“Il nous faudrait un salon--une chambre à dîner— une pièce pour ma bibliothèque—une chambre à coucher pour nous—une pour nos filles—une chambre à coucher pour Hale et William—une autre pour votre houre (housekeeper) et une autre pour votre coiffeuse. Moore et un autre serviteur occuperaient la huitième pièce, Je doute si parmi les maisons à louer, à Québec, il s'en trouve une comme cela ; sans parler du logement qu'ilnous faudrait pour nos serviteurs secondaires—lesquels, je pense, devraient être, de préférence, des nègres que nous ferions venir de New-York ; ils nous causeraient moins d'embarras. Je donne à mon serviteur Thomas 24 guinées, et cela réuni au salaire de trois serviteurs que vous ferez venir d'An-
rd
nve:
une pour pour DUSEun te si une drait des vetras.
éuni An-
gleterre, portera cet item, à 4100 sterling par année, Si vous emmenez avec vous des nègres, de New-York, tâchez que ce soit des gens fiables. Pour le service de la table, il nous faudra constamment quatre valets bien mis............ (puis il discourt de la politique chez nos voisins.) “ Notre hiver est commencé et cependant je ne le réalise pas. Les poëles du Canada, disposés dans les passages, tempèrent l'air par toute la maison. Je m'assieds d'ordinaire au coin de la cheminée—ce qui me donne 71 à 72 degrés du thermomètre: c’est-à-dire une température d'été, La carriole couverte, le casque en pelleterie et le pardessus—ce sont là des objets de lixe dont l'on se sert en voyage seulement. La carriole ordinaire suffit en ville. La réception officielle de jeudi dernier le prouve: cinquante dames en coiffures brillantes, et pas un ruban, pas une boucle dérangée. Tout se passa d'après l'étiquette anglaise, excepté la cérémonie du baiser (the ceremony of kissing) que Milord D (Dorchester ?) se réserva à lui seul.
‘ Son aide-de-camp escorta les dames à travers une salle où lui et moi nous les attendions, Elles reçurent le baiser sur les deux joues et furent reconduites au salon du chàteau, en arrière, où nous nous réunimes quand la foule eut diminué. Les messieurs entraient par une autre porte. Puis, on servit le thé ; puis vint le jeu de cartes, etc. le tout jusqu’à dix heures, Je laissai votre fils à la fête, pour entretenir la beauté du bal—une dame Williams, épouse du major Williams et fille de Sir John Gibbons, de Windford, —une personne de gentille; manières et de bonne maison, Nous dansâmes ce jour-là aussi chez le Lt-Gouverneur, le général Hope,(1)que vous avez dû connaître, Il fréquentait alors, comme le Col. Harry Hope, le salon du général Robertson ; il est neveu de Lord Hopetown, en Ecosse, et de Lord Darlington (par le second mariage de sa mère)
en Angleterre. Sa table est montée dans un excellent goût.
(1) Le gouverneur Hope expira à Québec en 1787—ce fut lui qui permit aux Canadiens de bâtir la Porte Hope ou de la canoterie, rasée en 1871—elle portait son nom.
“William (le futur historien) qui sait le latin et le français. mieux que sa propre langue, m'importune pour lui acheter une collection des Classiques : achetez la lui,si vous le pouvez, au moyen d’une traite de £15 sterling que vous m'enver-
rez dans une lettre à Ryland.
“Il y a ici une bonne bibliothèque et mes amis en ont
aussi f1)......... Puis l'honorable juge communiquait à sa fidèle moitié
plusieurs rumeurs et nouvelles affectant les “Whigs améri-
cains, ” et terminait sa missive avec les mots suivants :
“ Adieu ! “ The broad hand of heaven protect you.” W. S.
Le juge en chef Smith a lui aussi légué à la postérité, en outre de ses écrits judiciaires, un travail historique fort recherché de nos jours parmi les bibliophiles : * Æ7s/ory of the Province of New-York, from the first settlement to the Jear 1734,” grand in-folio,
Il joua un rôle fort important dans les assemblées publi-
ques où s’élaborait le programme de l'union des colonies
en Amérique, On a été jusqu’à dire qu’il conçut le plan de constitution qui régit maintenant l’uniou américaine, o Une feuille de Boston, en 1825, contenait le trait suivant :
(From the Boston Mirror, 1825.)
** The following was related by Dr. Mitchell himself, and we wouch for its authenticity :
‘ Anecdote of William Smith, Esquire, the historian of New York, and the late chief justice of Lower Canada, recommended to American historians.
‘# This eloquent man, having been an adherent to the royal cause during the revolution, left the city of New-York in 1783, with the British Troops, and was afterwards rewarded by his sovereign with a high judiciary office at Quebec. Judge Smith, although thus removed from the place of his origin, always contemplated the politics of his native country with peculiar solicitude.
‘ One eveninginthe year 1789, when Dr. Mitchell was in Quebec, and passing the evening at the chief justice’s house, the
(1) Cette bibliothèque a dû être la Quebec Library, bibliothèque publique fondée en 1779, par Lord Dorchester et incorporée en 1869, dans celle de la soctété littéraire et
historique.
stérité, ue fort History t to the
es publicolonies le plan éricaine.
uivant :
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of New imended
the royal in 1753; d by his ge Smith, vays CON:
ar solici-
1 was in ouse, the
e fondée en littéraire et
leading subject of conversation was the new federal constitution then under the consideration of the States, on the recommendation of the convention, which sat at Philadelphia, 1787. Mr Smith, who had been somewhat indisposed for several days, retirea to his chamber with Mr Grant, one of the members of the legislative council, at an early hour ; in a short time, Mr Grant came forth and invited Dr Mitchell, in Mr Smiths name, to walk from the parlour into Mr Smith’s study, and sit with them. Mr Mitchell was conducted to a sofa and seated besides the chief justice, before whom stood a table, supporting a large bundle of papers. Mr Smith resumed the subject of American politics, and untied his papers ; after searching among them a while, he unfolded a certain one which, he said, was written about the time the colonial commotions grew violent in 1775, and contained
a plan or system of government, sketched out by himself
then, and which nearly resembled the constitution afterwards. proposed by the federal convention of the United States. He then read the contents -the piece was loug and elaborate, and
written with much beauty and spirit.— ‘This, sir, (added he,.
after finishing it,) is the copy of a letter. which I sent to a member of Congress in 1773, Who was an intimate friend of Generak Washington. You may trace to this source the sentiments int favor of a more energetic government for your country, contained in the commander in chief's circular letter, and from this there can be no doubt that the citizens of ali the States derived their leading hints for your new form of govermuent.” Thus you see the great and original outline of your national constitution were drawn by a mar, whom the laws of his native land proscribed and forced away from its shores ”
Il est même possible que sil: roi eût adopté le plan de: réforme et de gouvernement que M. Smith lui soumit avant 1774, le lien colonial eût duré quelques années de plus. Doué par la nature d’une grande éloquence, éminent légiste, chrétien fervent, l'honorable juge était lié d'amitié avec plusieurs des écrivains les plus distingués d’alors— entr'autres avec le célèbre historien de l'Amérique, Robertson ; sa fidélité au roi ‘ui valut l'emprisonnement dans le manoir Livingston ; plus tard, il fut élargi et envoyé comme cartel, à New-York,
Il avait épousé le 3 novembre 1752, Janet, fille de James Livingston, de New-Vork, Une de ses filles devint plus
tard l'épouse du juge en chef, l'honorable Jonathan Sewell, Le juge en chef Smith rendait l'âme, à Québec, le 6
A fs
décembre 1793, dans la même maison où expirait en 1847 son fils—c'est naintenant la résidence du shérif Alleyn, rue Saint Louis. Le prince Edouard, quatrième fils de George III, duc de Kent, et père de notre Souveraine, taisait partie du cortège funèbre du savant juge.
Le juge Smith était aussi propriétaire du site sur la rue St-Louis, occupé maintenant par la somptueuse demeure que son gendre, le juge en chef Sewell, y construisit plus tard, cidevant l'Hôtel du Gouvernement.Telle fut la carrière d'abord troublée, plus tard bien remplie, du juge en chef William Smith : tel vécut, tel expira le respecté, l’érudit, le fastueux père du futur historien du Canada, l’hon. juge en chef William Smith.
* Quand le jeune Smith mit le pied sur le sol canadien,en 1786, il n'avait pas dix-sept ans.
On a pu voir que si ses goûts littéraires l'attiraient vers l'étude des classiques, sa naissance, sa jeunesse, ses manières courtoises lui avaient ouvert, dès le début, la porte des salons de Lady Maria Dorchester, au château St-Louis.
Il est permis de croire qu'avec l'élite de la société du temps, il fit acte de présence aux brillantes réceptions officielles et aux feux d'artifice organisés, le 21 août 1787, par Son Excellence, en honneur de la visite du troisième fils du roi—le jeune prince William Henry, duc de Clarence—couronné en 1827, comme Guillaume IV—jour de gala pour la ville entière. Le royal #i4shipman laissa des souvenirs assez galants, à Québec, On est toutefois surpris de nepas rencontrer le nom de William Smith, inscrit à côté de celui du juge en chef, son père, sur la liste de ceux qui accoururent auchâteau St-Louis, le 6 avril 1780, à l'invitation de Lord Dorchester, pour fonder sous ses auspices une société d'agriculture, La Gaserte de Québec de cette année là contient le rôle des personnages marquants des deux nationalités qui tinrent à honneur de secander le
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gouverneur en chef, dans sa généreuse entreprise. Milord Dorchester étai', et à bon droit, estimé de tout le monde. Il est toutefois possible que la lecture des ‘ Classiques ” et la vie de salon avaient plus d’attrait pour un jouvenceau de vingt printemps, en parfaite santé, que de graves dissertations sur l'agronomie, sur l'amélioration des races bovines et la création de concours aratoires ! Suivons donc la foule qui va s'inscrire au château St-Louis, fière de seconder le gouverneur, le “ sauveur de la colonie, ” Lord Dorchester, dans son patriotique projet : nous y trouverons une excellente occasion de faire connaissance avec le personnel de ce vieux Québec de 1789—déjà si loin de nous—auquel le futur historien de la colonie restera identifié pendant soixante ans et plus,
Bien que l’on se plaise à répéter qu'il y avait peu ou point d'entente entre les deux races qui se disputaient le sol —les anciens et les nouveaux sujets, — on nes’en douterait guère à en juger par les noms accolés à la liste de la Gasette de Québec :