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ESQUISSES 277 vertiwe ; les momies, les momies brunes et racornies de l'Egypte : voilà ce qui surtout alléchait les archéologues à dix lieues à la ronde,
Aux anniversaires marquants, M. Douglas, entouré de quelques savants, comme lui, avides scrutateurs des secrets du passé, se faisait fête de dérouler de ses bandelettes une de ses momies,
Dégager ses vieux Egyptiens des vêtements qui les emmaillottaient en entier, excepté la figure ; étudier Îles petites pièces d'or ou les pierreries ensevelies avec Îles propriétaires ; recueillir les pendants d'oreilles ou les bracelets de ces antiques dames ; leur assigner un état, une position sotiale au temps de Sesostris : toutes jouissances exquises pour l’excentrique archéologue de Ja Canardière.
Il se passa un incident assez plaisant à l'un des congrès scientifiques du vieil Esculape.
Il avait convié quelques gros bonnets de la science de Québec, pour assister au dérouluge d'une momie qu'il avait prononcée être une princesse ou du moins une femme de qualité, ayant découvert dans sa cassette, des fragments de bijouterie en or.
‘ Qui scait, avait ajouté l'ingénieux archéologue si ce ne fut pas une autre Cléopatre, au temps de Cheops ? Grande était l'attente, grande, la curiosité des vieux savants : mais, bientôt, un éclat de rire homérique ébranla jusqu'au toit du musée : la princesse se trouva être un Egyptien...…….
M. Douglas ayant vu engloutir son ample fortune dans des exploitations minières, se vit forcé de dire adieu à Glenalla, en 1876 : se retira à Philadelphie, avec ceux de ses trésors archéologiques qu'il prisait d'avantage. Quelques uns de ses Egyptiens furent acquis par l'Université Laval, pour son Musée, où ils attirent encore bien des regards.
En 1877 le Dr J.E. J. Landry, propriétaire de l'Asie des Aliénés, acheta la Villa, et en changea le nom en celui de Villa Mastaï—nom de la famille du souverain Pontife,