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VILLA MASTAI

Pie IX alors régnant, A la mort du Docteur Landry, la Villa Mastaï passa à son fils, M. A.C, P. R, Landry, Député aux Communes, pour le grand comté de Montinagny.

Ce savant agronome a substitué aux momies et aux statues grecques, etc, une riche collection de livres sur l'histoire du Canada et sur la littérature française : ce n'est pas moi qui m'en plaindrai.

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LE MANOIR SEIGNEURIAL, Beauport, 1034-1879

‘“Prætorian here, Prætorian there, I mind the bigging o't.'1 (L'ANTIQUAIRE, Walter Scott),

Nous voilà bien au temps héroïque de la féodalité canadienne.

Qui de nous, pendant nos excursions à la chute de Montmorency, en été, ou au cône, en hiver, n'a jeté en passant un regard scrutateur sur cet antique et massif manoir des Duchesnay, en face de Québec, en deçà de l'église de Beauport ? À combien d’étranges scènes n'a-t-il pas été associé depuis le berceau de la colonie !

Le 30 juillet 1640 y commémore une date remarquable: l'exécution sur un des censitaires, de la sentence du gouverneur de Montmagny. Guion (Dion !), car c'était son nom, à genoux, tête nue, sans épée, ni éperons, cognait à la porte principale du manoir pour rendre foi et hommage, En l'absence du très haut et puissant seigneur, Robert Giffard, son fermier, Boullé vint ouvrir et lui entendit répéter la formule obligée des censitaires :

“I/onsieur De Beauport, monsieur De Beauport, monsieur De Beauport, je vous fais et porte la foi et hommage que je suis tenu de vous porter à cause de mon fief du Buisson duquel je suis homme de foi, relevant de votre seigneurie de Beauport, lequel n'appartient au moyen du contrat que nous avons passé ensemble par devant Roussel, & Mortaigne, le 14 mars 1634, vous déclarant que je vous offre payer les droits scigneuriaux et féodaux quand dûs seront, vous requérant me recevoir à la dile foy et hommage.”

Ce Guion, comme l’a remarqué l'abbé Ferland, était maçon de métier ; c'était en outre l’homme de lettres, le scribe de la paroisse : il existe encore un contrat de mariage dressé par lui, un des plus anciens documents de ce genre

connu parmi nous, et portant pour date le 16 juillet 1636, On y voit la signature du seigneur Giffard ainsi que celles de François Bélanger et de Noël Langlois : les autres parties présentes y apposèrent leur croix,

La chirurgien Robert Giffard fait acte de présence pour

la première fois sur nos rives, en 1627, En 1628, il fut fait prisonnier de guerre par les anglais, sur la flotte de Rocmont, De retour ici, il obtint la concession de la seiyneurie de Beauport et d'un autre vaste domaine sur 1: Saint- Charles, On sait le rdle important que lui et les ‘iens ont joué dans la colonie, Qui ignore l glorieuse carrière de cette martiaie famille de, Duchesnay, sur tous nos champs de bataille ? au s'èxe de Phiuos en 1699, au grand sière de 1759, au blocus de 1775, à Châteauguay, en 1814, Un de leurs ancêtres, Nicolas Juchereau de St-Denis, se distingua tellement, au siège de 1690, que le roi de France lui octroya des lettres de noblesse, “Le sieur de St-Denis, seigneur de Beauport, dit Charlevoix, commandait ses habitants ; il avait plus de soixante ans et combattait avec beaucoup de valeur, jusqu'à ce qu'il eût un bras cassé d'un coup de feu. Le roi récompensa peu de temps après son zèle en lui accordant des lettres de noblesse,”

Un de «es fils se distingua à la Louisiane : .deux cucillirent des lauriers à Châteauguay : le vieux nom est encore dignement porté, par les descendants, dans l'armée, la robe, etc.

Pendant l'été de 1759, le manoir seigneurial devint le quartier-wénéral de Montcalm ; le col. Benson, J. Lossing, hist rien américain, recommandable par ses écrits sur la période de 1775, dessina en juillet 1858—le vieux manoir pour /Zarper's Magasine, où il figura, en janvier 1859 ; d'où il fut copié pour orner une esquisse qui parut en mai 1881, dans l'//Zustrated Neivs, de Montréal,

En l'automne d: 1775, nos amis les Bostonnais firent une descente au manoir des belliqueux seigneurs Duches

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nay et en mirent rudement à contribution les laiteries, les basses-cours, etc., tel qu'il appert par une lettre dont nous devons communication à l'obligeance de M, Henri Duchesnay, de Ste-Marie, magistrat de police et inspecteur des mines à la Beauce. [1] Le manoir seisneurial, assez massif pour servir de fort contre les Indiens, couronne d'une manière pittoresque une petite éminence, sur les rives du ruisseau de V'Ours, en vue de la cité, dû côté sud de la voie publique : le feu, ce simpiternel fléau de Québec, y passa en l'automné de 1870 ; ilne nous en este qu'une triste ruine,

Pendant l'été de

1880, des ouvriers alléchés par ces légendes usées, “de trésors français enfouis en cet endroit par l'état major de Montcalm” en creusant dans lamaçonne, découvrirent une plaque circulaire de plomb ou d'étain, qu'ils remirent aux propriétaires Madame Gugy, qui maintenant possède le manoir et la terre seigneuriale de Beauport, cut l'heureuse idée de déposer pour examen cette insc'iption à la salle de Ja Société Littéraire ct Historique. L'inscription était composée des lettres suivantes : " SEMI A:

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