Conseil anglais et canadien, de 1764 à
6, Conseil législatif, ue 1774 à 1791.
7, Gouvernement représentatif, de 1791 à 1838,
3, Conseil spécial du Bas-Canada, de 1838 à 1841.
9, Le Canada-Uni, de 1841 à 1867.
10, La Confédération canadienne depuis 1867.
GOUVERNEURS 1. Samuel de CHampPLaiN, né à Brouage en Saintonge, en 1567, élit fils d'Antoine de Champlain, capitaine de vaisseau, et de Marguerite Le Roy, Il fut maré- Chal des logis pendant les guerres de la Ligue; il fit un voyage aux Indes Occidentales, en 1(70 ; accompagna Pontgravé et Chauvin à Tadoussac, en 1603 : visita l’Acadie et les côtes de la Nouvelle-Angleterre avec Pierre du Guast, sieur de Monts, de 1604 à 1607 ; fonda Québec le 3 de juillet 1608, et découvrit une partie de nos grands lacs, [Il explora ce qui forme aujourd’hui la province d'Ontario, et s’allia avec les Hurons ‘pour combattre les Iroquois.'Il fut le premier gouverneur
de la Nouvelle France. En 1634, il envova le sieur de
La Violette fonder une habitation au lieu que les Français appelaient déjà {es Trois-Rivières et nommé Métabéroutin par les Sauvages. [1 fut le premier gouverneur de la Nouvelle-France de 1633 à 1635,
Champlain fut un homme vraiment chrétien et fort habile ; il mérite à tous égards d’être appelé le père de la Nouvelle-France.
Il mourut à Québec le jour de Noël de l’année 1635, à l’âge de 68 ans.
Lors du premai2r voyage de Champlain en France, en 1609, ce fut un nommé Chauvin, capitaine français, qu’il nomma pour commander à Québec, durant son absence, En 1610, lorsqu'il fit son deuxième voyage, ce
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GOUVERMEURS 7
fut le sieur du Parc qu’il choisit pour le remplacer au même lieu. [a],
Par intérim. Marc-Antoine Bras DE FER de CHA- TEAUFORT remplit les fonctions de gouverneur de la Nouvelle-France depuis la mort de Champlain jusqu’à l'arrivée de son successeur en 1636, “ Le successeur par intérim de Champlain fut M. de Chasteaufort, dort on connaît à peine le nom, ” dit Garneau.
#. Gharles-Jacques Huaucr de MoNTMAGNY, Chevalier de Malte, fut le deuxième gouverneur général de la Nouvelle-France, de 1636 à 1648. Cest lui qui fit bâtir le fort Richelieu, aujourd'hui Sorel, où il défi! les Iroquois, en 1644, et conclut avec eux, l’année suivante, une paix solennelle aux Trois-Rivières.
M. de Montmagny, comme Champlain, se fit lemarquer par sa sagesse et sa profonde piété. Ii fut rappelé en France en 1648, et mourutpeu de temps après, [b]
S. Louis d’AizceBousr de CouLonce succéda à M. de Montmagny et fut le troisième gouverneur de la Nouvelle-France, de 1648 à 1651. Il était venu à Ville- Marie, en 1643, avec un renfort de colons pour cette ville que venait de fonder (1642) Paul de Chaumedey, sieur de Maisonneuve. En l’absence de celui-ci, en 1645-
46, il fut chargé du commandemen de cette colonie naissante,
ns fa] Voir à la fin du volume les notes marquées en italiques 4. b, e,
D'après Garneau, il fut ‘élevé, plus tard, au com. mandemeunt des Trois-Rivières, poste qui était alors plus important que celui de Montréal, de sorte qu'il devait connaître parfaitement le pays et tous ses Le. soins, mais il prenait l'administration des affaires à une époque de yrand danger.” Maigré cela, il ne put, faute de secours, réprimer l'audace des Iroquois, au printemps de 1649, Tous les historiens du pays ont attaché à son nom le titre d'homme de bien. [Son nom reviendra en parlant de M. Lauson-Charny et de M. D’aArgenson.) |
‘ L'année 1651, si funeste pour les Hurons, fut celle de la retraite de M. d’Aiïlleboust, qui, lui aussi, s'était vu réduit avec douleur à être linutile témoin de leur ruine.” (1) Il s'établit au pays et mourut à Montréal, en 1660. [e]
4, M. Jean de Lauson vint de France pour succéder à M. d’Ailieboust. Né en 1582, il était âgé alors, en 1651, de 69 ans. En 1627, il avait été nommé intendant de la compagnie des Cent-Associés, Il s’occupa de la restitution de Quéhec à la France, en 1632, et, plus tard, en 1642, il céda l’île de Montréal à M. de la Dau. Versière, Il fut le quatrième gouverneur de la Nou. velle-France, de 1651 à 1656, Les principaux événements de son administration furent la conclusion d’un
traité de paix, en 1653, avec les Irequois et surtout avec les Agniers ; l’arrivée d’une forte recrue pour
{1} Garneau.
Montréal, durant la même année, et l'établissement d’une mission chez les Onnontagués, ez 1655-56 mi °t protecteur des Jésuites, il leur confia la prédication de l'Évangile aux Sauvages.
Voici comment Garneau apprécie £e gouverneur septuagénaire : ‘ M. Jean de Lauson était un des principaux membres de la compagnie des Cent-Associés. Il avait toujours pris une grande part aux affaires de la Société ; mais il montra peu de talent dans l’administration de la colonie, qu'il trouva, il est vrai, dans un état déplorable,” Et plus loin, il ajoute :—“'M, de Lauson n’avait pas l'énergie nécessaire à un chef de gouvernement.”
Par intérim. À la réception de son ranpel en 1656, le gouverneur de Lauson laissa le cummandement de la colonie à son fils Charles de Lauson-CHARNY. qui devint ainsi gouverneur à Québec par intérim. Il était venu au pays en 1652, En 1657, il repassa en France où il embrassa l’état ecclésiastique. En 1659, il revint au Canada avec Mgr de Laval, et fut reçu prètre l’année suivante, Il devint curé de Beauport et Grand-Vicaire du premier évêque de Québec.
Par intérim, Nous avons déjà vu que M. Louis d’'AILLEBOUST de CouLonGE fut le troisième gouverneur de la Nouvelle-France, et qu’il se démit de sa charge en 1651. En 1657, au départ de M. Lauson-Charny, comme il vient d’être dit, il gouverna la colonie par intérim jusqu’à l'arrivée du successeur de M. de Lau-
son, le vicomte d’Argenson, qui ne débarqua à Q'ébec qu’en 1658.
5. Pierre de Voyer,vicomte D'ARGENSON, fut le cinquième gonverneur, de 1657 à 1661. Nommé à ce poste en 1657, il n’arriva ici (on vient de le voir) qu’en 1658,
Les principaux événements de son administration furent : l’arrivée à Québec du premier évêque du Canada ; les démêlés deceiui-ci avec le gouverneür ; la fondation du séminaire de Saint-Sulpice, et les découvertes, d’un côté, au delà du lac Supérieur, chez Îles Sioux, et, de l’autre, chez les Esquimaux, dans [a baie d'Hudson. |
La maladie, les maux publics et l'horreur de la dissension engagèrent M, d'Argenson à demander sa retraite avant Le temps. Il mourut en 1709.
6. Le sixième gouverneur fut Pierre Dupois, baron d'AvauGouR, de 1661 à 1663. Il s'était distiugué dans les guerres de la Hongrie. ‘ C'était, dit Garneau, un homme résolu, d’un caractère inflexible, et qui apporta, dans les affaires du Canada, la roideur qu’il avait contractée dans les camps. ” Il eut de grands démèlés avec Mgr de Laval au sujet de la traite de l’eau-de-vie ; ce dernier passa en France et obtint le rappel du govverneur, C’est pendant la dernière année de son administration, 1663, qu'eut lieu ‘ le grand tremblement de terre.” Voici à ce sujet un extrait du Journal des Jésuites : —“Les jours gras furent signalés entre autres par
)eC
le tremblement de terre effroyable et surprenant, qui commença une demi-heure après la fin du salut de lundi, 5 février, jour de la fête de nos saints martyrs du Ja. pon, savoir sur les 5 h. &, et dura environ deux miserere ; puis la nuit, et ensuite les jours et nuits suivantes, à diverses reprises, tantôt plus fort, tantôt moins fort ; cela fit du mal à certaines cheminées, et autres légères pertes et dommages ; mais un grand bien pour les âmes...…....Cela dura jusques au 15 de mars ou environ assez sensiblement, ”
La retraite de M, d'Avaugour marque le terme de l'existence de la compagnie des Cent-Associés.
Le sixième gouverneur de la Nouvelle-France mourait en 1664. De retour en France, il s’en alla servir contre les Turcs, et fut tué en défendant glorieusement le fort Serin, sur les frontières de la Croatie, peu de temps avant la fameuse bataille de Saint-Gothard.
#. Augustin de Sarrray de Mésy, tel était le nom du septième gouverneur de la Nouvelle-France, de 1663 à 1665 seulement. Il était, lors de sa nomination au poste de gouverneur à Québec, major de la ville et de la citadelle de Caën, en Normandie. Il fut chargé d'inaugurer le nouveau systè:ne de gouvernement re. présenté par la compagnie des Indes Occidentales, “ Il avait été désigné, dit Garneau, par M. de Laval et les Jésuites au roi, qui avait voulu les consulter, afin d’assurer l'harmonie. En envoyant un homme du choix
RÉ RE E EREE E
| de l’évêque, Louis XIV croyait avoir prévenu toute difficulté : on verra qu’il se trompait. ”
En effet, il se mit en lutte avec toutes les autorités de la colonie, avec l’évêque et avec M. de Maisonneuve, gouverneur de Montréal, qu’il remplaça par un il: autre. Rappelé par le roi, sa disgrâce fut encore plus | complète que celle du baron d'Avaugour. Il mourut il avant l’arrivée de son successeur (1665), repentant et il réconcilié avec l’Église, Durant son administration, le Conseil Souverain, en 1663, fut créé, les cours de justice furent rétablies, et le séminaire de Québec fondé.