VICE-ROI
Le Canada fut concédé à la compagnie des Indes Oc. cidentales, par édit du roi, au mois de mai de 1664, ‘Cette compagnie se trouva maîtress: des possessions françaises dans les deux hémisphères. À sa demande, le roi voulut bien nommer les premiers gouverneurs pro. fl vinciaux et un vice-roi pour l'Amérique. Un vieil offiil cier de mérite, Alexandre de Pruuville, marquis de Tracy, lieutenant général dans les armées, fut revêtu de cette ernière charge. Il reçut l’ordre de se rendre dans les îles françaises du golfe du Mexique et ensuite | au Canada : il devait travailler à consolider le Canada Lil au dedan: et au dehors et éviter les querelles avec Les Jésuites, parce que c’étaient des difficultés avec eux, disait le ministre, qui avaient été la cause pour laquelle
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EUX, elle
M. d’Avaugour et M. de Mésy avaient été rappelés” [1]
Le marquis de ‘Tracy avait été désigné au hdut poste de vice-roi ou lieutenant généra! pour le roi de toules les possessions françaises en Amérique. dès 1663 ; mais il n’arriva au Canada qi’en 1665, Il fit élever les forts de Sorel, de Chambly et de Sainte-Thérèse; à la tête de 600 soldats du régiment de Carignan (venu au pays avec lui) et d’un nombre égal de Sauvages, il alla attaquer les Agniers dans leur propre pays, brûla leurs bourgades et détruisit leurs récoltes, ce qui affaibli’ beaucoup ces barb&res et assura 18 années de paix à la colonie, c’est-à-dire jusqu’à 1684 : ceci se passait en 1666. 11 repassa en France en 1667, et mourvt en 1670.
8. Le huitième gouverneur de la Nouvelle-France, de 1665 à 1672, se nommait Daniel Remy, seigneur de COoURGELLES ; il succédait à M, de Mésy. Avec M. de Courcelles, arrivaient au pays Talon, [dont il est parlé. au chapitre intitulé : Les Intendants de la Nouvelle. France,| et un grand nombre de familles, d'artisans, et d’engagés, ‘ [ls amenèrent, dit Garneau, des bœufs, des moutons et les premiers chevaux qu’on eût encore vus au pays. Ce noble animal excita l'admiration des Sauvages, qui s’étonnaient de le voir si souple et si docile à la volonté de l’homme, ”
Les principaux faits de l'administration du gouverneur de Courcelles furent : l’arrivée de M. de Tra.
Cy, vice-roi, en 1665 ; son expédition avec celui-ci, en [1] Garnean
PP — mes
1666, contre les Agniers ; l'établissement de nouveaux
) forts : Sorel,Cataracoui (Kingston d'aujourd'hui) Cham- | Fe bly, elc ; les progrès de la colonie sous la direction ce l'intendant Talon ; la fondation du petit séminaire de À: Québec, en 1668 ; la conversion des Iroquois, et le com- A mencement des graudes découvertes dans les pays de di l'Ouest, de
Ea 1670, M. de Courcelles demanda son rappel ; fe
mais il ue repassa en France que deux ans plus tard. r'é
Ce gouverneur était un officier plein de mérite et L
doué de grands talents administratifs, ‘ Le départ de les
M. de Courcelles entraîna celui de Talon, et fut une ge
jl perte pour lé pays. Les qualités de ce gouverneur, sans né être aussi brillantes que celles de son successeur, étaient en
peut-être plus solides, parce qu'avec beaucoup de ferme- EL To
| té et d'expérience, il possédait cette sagesse, si précieuse en
qi aux hommes d’Etat,qui prévientles difficultés.” (1)
{li 9. Nous sommes arrivés au nom d’un gouverneur pl qui fut peut-être le plus remarquable de tous ceux du
[1] Gorneau. R an]
ll régime français : j'ai nommé [Louis de BUADE, comte D ‘: if de Pazruau et de FRONTENAC, Il naquit en France en ré] {l Fe 1620. Il avait 52 ans lorsqu'il Jébarqua à Québec comme des ll lieutenant général des armées du roiet gouverneur | ||‘ général de la Nouvelle-France, en 1672. [d] Il devait © fi “occuper deux fois cette haute position : de 1672 à 1682 (a: | et de 1689 à 1698. (Nous ne nous occuperons, pour le Pe | |
* . h « . We] | ‘présent, que de sa première administration, renvoyant, sb. |
pour la deuxième, à l’époque comprise entre les années 1689 et 1698.)
Le gouverneur de Frontenac était le petit-fils d’un chevalier des ordres fort dévoué à la cause de Henri IV, dans la guerre de la Ligue. Il avait suivi la carrière de ses ancêtres et était parvenu au grade de maréchal des camps et armées du roi. ‘* Il avait l'esprit pénétrant, fertile en ressources et orné par l'étude ; mais on lui reprochait de l'ambition et de la hauteur ; et l’on remarqua qu'il était, en Canada, d’autant plus fier avec les riches qu'il était affable et gracieux avec le peuple, geure d’orgueil propre aux ambitieux et qui lui fit de si nombreux ennemis. Il avait servi en France, en Italie en Allemagne, et avait eu l'honneur d’être désigné par Turenne pour commander lessecours que le roi envoya en Candie, assiégée par les Turcs, ” (6)
Quoi qu’il eu soit de cette hauteur qu’on lui a reprochée, on peut assurer qu’ilse montra toujours ferme et courageux, et qu’il fat, sans contredit, le plus éminent des gouverneurs français depuis Champlain, Sa réponse au parlementaire de Phipps, en 1690, est digne des héros de l'antiquité.
Les principaux faits de sa première administration sont : la coustruction du fort Frontenac ou Cataracoui (aajourd'hui Kingston) et sa fameuse querelle avec Perrot, gouverneur de Montréal, ‘en 16%3; la décou. verte du Mississipi par Jolietetie P, Marquette, la même année ; les exploretions de La Salle, et l'érection de
| pe Québec en évêché, en 1674 ; puis, la même année, la | suppression de la compagnie des Indes Occidentales, | |
1} | 16 MONOGRAPHIES | | & qui, dit Gärneau, ne remplissait plus aucune de ses | | |
| obligations ; ” ses luttes avec les principaux officiers
| Il de la colonie et avec l’évêque, qui causèrent son rappel t | en 1682. L :
| “ M. de Frontenac quittait la colonie au moment = : ll où elle avait le plus besoin de ses talents. Un incendie il arrivé le 5 août,1682, avait réduit la plus grande partie i || de Québec en cendres, ruiné le commerce et fait subir ‘ il des pertes énormes au pays ; de plus, ons’attendait d’un | r il moment à l’autre à une guerre avec les Iroquois.” [1] c
| Je ne puis m'empêcher de reproduire ici quatre d
| lignes du rapport fait au ministre par ke comte de
Frontenac, l’année de son arrivée au pays, en 1672 :
11 Le ‘““ Rien ne m'a paru si beau et ss magmifique que la position de Québec, qui ne pourrait pas être mieux
postée quand elle devrait devenir un jour la capitale ;
d’un grand empire.” (Que pensent de ceci nos hom- k mes politiques qui ont préféré Ottawa à Québec comme à capitale fédérale ?) ï
10. Antoine-Joseph LErEBvRE de La Barre fut le tr successeur du comte de Frontenac et le dixième gou- li verneur du Canada, de 1682 à 1685. C'était un vieillard et faible et infirme qui se laissa berner par les Iroquois ti
qu’il était allé combattre, en 1684. Il accepta une paix to honteuse, résultat d’un traité qui fut désavoué par le re!
x ] Garneau.
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roi et motiva son rappel. D'ailleurs, il semble qu’il n’ait travaillé que pour lui-même et le commerce qui se faisait à son compte, L'amour d:s spéculations n’était compensé chez lai par aucune des qualités qu’on avait admirées chez son prédécesseur immédiat, qualités toujours nécessaires au chef d’un gouvernement, mais surtout au début d’une guerre, Cependant, Garneau d't que ‘ c'était un excellent marin, qui s'était distingué par de glorieux faits d’armes contre les Anglais, dans l'archipel du Mexique, où il s’étiit emparé des îles d'Antigoa et de Montserrat ; mais ii se montra, en Ca. nada, administrateur médiocre, manquant à la fois de celte souplesse qui élude les obstacles et de cette grandeur qui impos».
‘Ce gouverneur, le pius inepte de ious Les gouverneurs du régime français, mourut en 1688.
11. Jacques-René de Bnisay, marquis de DENONviLLE succéda à M. de La Barre et fut le onzième gouverueur de la Nouvelie-France, de 1685 à 1689. II était colonel de dragons. On le représente comme étant un homme pieux, b'ave et distingué par Ce sentiment exquis de l'honneur et de la politesse, que la nobl sse lranç+ise d'alors, si‘grande et si fière, regardait comme l’un de ses plus beaux attributs. Mais de fausses idées et une Connaissance imparfaite du caractère des relations politiques entre l£s Français et les Sauvages, surtout les [Eroquois, lui firent commettre des fautes regrettables, Le manque de vigueur, en outre, à ca-
18 MONOGRADPHIES
ractérisé sa conduite, et quoique brave et désirant le bien de la colonie, il la laissa dans un état déplorable, Les derniers jours de son administration, en 1689, furent marqués par de véritables désastres, qui font de cette époque, dit notre historien national, l’une des plus funestes das premiers temps de notre histoire. Remarquons aussi, pour être juste, qu'il fut presque toujours malheureux dans ses entreprises : il rechercha sans cesse l’amitié des Sauvages, et il perdit toute leur confiance ; il fit de grands préparatifs de guerre et il se trouva sans soldats au moment du danger,
Les principaux faits de son administration, qui avait duré quatre ans, sont : l’humiliation des Iroquois en 1685 ; ia construction du fort Niagaraet l'envoi à la baie d'Hudson des Français et des Canadiens qui en chassèrent les Anglais, en 1686 ; l’arrivée, en 1688, au fort Frontenac, de Kondiaronk, nommé le Rat par les Français.
Ce fut vers la ‘in de l'administration du marquis de Denonville qu’eut lieu le massacre de Lachine, dont les désastres firent donner à cette année (1689) le nom funèbre d'année du mnassacre.
L: récit de ce massacre, tiré de Garneau, donnera une idée de la férocité des Iroquois.
‘ On était rendu aux premiers jours du mois d'août (1689), et rien n’annonçait aucun événement extraordinaire, lorsque tout à coup quatorze cents Iroquois traversent le lac Saint-Louis, dans la nuit du 5,
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durant une tempête de grêle et de pluie qui les favorise, et débarquent en silence sur la partie supérieure de l'ile de Montréal, Avant !e jour, ils se sont placés par pelotons à toutes los maisons sur un espace de plusieurs lisues. Les habitants sont plongés dans Le sommeil, L'?s Iroquois n’attendent plus que le signal : il est donné. Alors s'élève un effroyable cri de mort ; les portes sont romaoues et le massacre commence partout en même temps. Les Sauvages égorgent l’abord les homm>s : ils mettent le feu aux maisons qui résistent, et, lorsque la flamme en fait sortir les habitants, ils épuisent sur eux tout ce que la fureur et la férocité peuvent inventer, Ils ouvrent le sein des femmes enceintes pour en arracher le fruit qu’elles portent, et contraignent des mères à rôtir vifs leurs enfants. Deux cents personnes périssent dans les flammes, Un grani nombre d’autres sont entrainées dans les cantons pour soulifrir le mê.:e supplice, L'ile est inondée de sang et ravagée jusqu'aux porets de la ville de Montréal. De là, les Iroquois passent sur la rive opposée ; la paroisse de La Chnaie est'incendiée tout eutière, et une partie des habitan.s est massicrée.
« Rien ne vient arrêter le torrent dévastateur, qui fut maître de son cours pendant plusieurs semaines. À la première nouvelie de l’irruption, Danonvilie pardit la tête, Il se présenta plusieurs troupes d'hommes pour marcher aux Iraquois ; il les fit revenir ou leur défendit de remuer, Plusieurs fois, ou aurait pusur-
20 MONOGRA PILES
preudre les barbares, ivres de vin et dispersés dans la campegne, etles détruire, ou les attaquer en chemin avec avantage , mais l'ordre positif empôchait de rien faire. Les soldats et les habitants restaient immobiles sous les armes, devant Ces ravages, sans pouvoir se venger, [1 n’y eut de chocs que sur quelques points, Quatre-vingts hommes, Français et Sauvages, commandés par le lieutenant de La Robeyre, étaient partis pour aller porter secours au fort Roland, à Lachine, où commandait le chevalier de Vaudreuif, La Robeyre tomba vivant, mais blessé, au pouvoir des froquois, qui le réservèrent pour servir de spectacle dans leur village, où ils le brûlèrent à petitfeu. Ces barbares rarsouraient le pays, laissart partout des iraces sanglantes de leur passage. [ls se portaient rapidement d'un lieu à un autre, et cédaient lorsqu'ils rencontraient de la résistance, pour se répandre là où ils n’en trouvaient point. Ils se promenèrent ainsi pendant deux mois et demi avec le fer et la flamme, comme un ‘ncendie qu'excite un vent qui change sans cesse de di. section ; ils restèrent maitres de la campague jusque vers le milieu d'octobre, qu’ils se retirérent,.”
Environ 400 personnes périrent dans Ce massacre,
9 [bis]. Pendant que le Canada déflorait encore les désastres que nous venons de rapporter, Le comte de Frorterac vint remplacer le marquis de Denonville, IH devensit pour la deuxième fois gouverneur du pays, aicsi que nous l'avons déjà vu [1672-1682.] Voici ce
OM artis ine, eyre uO1S, leur ares sanment nconn'en ndant ne un de diusque
sacre, bnCOre te de ille, LE pays,
ici Ce
que dis Garneau au sujet du retour de cet homine vrairaent remarquable :—‘ Les Canadiens, qui connaissaient l’habileté de leur ancien gouverneur, osèrent alors, et alors seulement, s2 livrer à des espérances ; ils le reçurent avec d :s démonstrations de joie extraordinaires, [1 débarqua à Québec, le soir, au bruit du canon et de la mousqueterie, et fut reçu à la lueur des ‘lambeaux par le Conseil Souverain et par tous les habitants sous les armes. La ville illumina
spontanément, Il fut complimenté par les corps
publics, er surtout par les Jésuites qui avaient tant
travaillé, quelques années auparavant, à le faire rap-
peler, Les nobles, les marchands, les bourgeois, les Sau-
vages alliés, l’accueillirent de manière à le convaincre
qu'il est des temps où le talent triomphe des fac-
tions, des jalousies, des haines, d2 toutes les mauvais2£ passions des hommes.”
Il ne me reste qu’à mentionuer ici les principaux événements de cette deuxième administration et la mort de ce gouverneur vraiment marquable,
Ce fut, en premier lieu, ses heureuses expéditions contre les iroquois qui payèrent cher leurs actes de férocité au massacre de Lachine ; la mise sur pied de trois expéditions au milieu de l'hiver de 1690, afin de fondre par trois endroits à la fois sur les ennemis, Anglais et Sauvages ; la noble défense de Québec contre le général Phipps, à l'automne de la inême année ; la construction d’une redoute au cap aux Diamants, d’un
| il | H À
fort au château Saint-Louis et la construction des deux
| portes Saint-Louis et Saint-Jean, en 1693 ; (f) la prise du fort Pemaquid, à l'entrée de la baie de Fundy,en 1696, et la conquête de {a baie d'Hudson, en 1697, par d’'Iberville, Canadien couvert d’une gloire immortelle, qui se bat seul sur le Pélican contre trois vaisseaux auglais et remporte la victoire.
La paix entre la France et l’Angleterre fut signée à |l Ryswick, Le 20 septembre 1697, un an, un mois et huit pl | jours seuiement avant La mort de Frontenac, Ce traité, qui mit fin à la guerre du Palatinat, laissa les choses fill | | dans l’état où elles étaient avant la guerre, quant aux HI | colonies, si ce n’est que la baie d'Hudson demeurait à A | la Fraace,
| Frontenac mourait le 28 novembre 1698, à l’âge [I | de 78 ans. “Il avait conservé, dit Garneau, jusqu’à ses || | derniers jours, la même vigueur de tempérament qu’il | avait dans sa jeunesse ; sa ferme!é, son énergie, ses | talents briilaient encore comme dans ses plus belles
dangers où l'avait précipitée son prédécesseur, augmenta les regrets universels que causa sa perte. Il P | emporta dans la tombe l'estime des Canadiens qu'ilavait SE 1 | gouvernés durant lune d+s époques les plus critiques ° | de leur histoire : il avait trouvé la Nouvelle-France Û (ll ouverte, attaquée de toutes parts et menaçant ruine ; | | 1 il la laissa agrandie et en paix.” |
[| | Frontenac fut inhumé dans l’église des Récollets, nl di | à Québec, b
| | | années, Ce qu'il avait fait pour retirer la colonie des | |
beaucoup, remaique Garneau, par ses actes et proba.
ux ÿ 12 et 13. En prenant les noms individuellement, ise Louis-Hector de Cazzières fut le 12e gouverneur du en Canada ; mais, prenant en considération les deux adpar ministrations du comte de Frontenac, il en fut le sreile, | zième, de 1698 à 1703, IL était gouverneur de Montréal au- depuis 1684 ; par conséquent, il avait une grande expérience des affaires du pays, et, outre cela, il était aimé ée à des troupes à cause de son intrépidité. Il avait un juhuit gement net, une belle intelligence, du désintéresseaité, ment, beaucoup de probité et d'honneur. fl acquit un LOSES grand empire sur les Iroquois, et parvint à conclure, Bu en 170i, un traité qui mettait fin à une hostilité sécuail à laire, Ce fut à la grande assemblée occasionnée par ce l'âge traité que DGA ce Sauvage nn dant ee ae appelé L le Rat, ou Kondiaronk, dans le dial-cte huron. outil Ce fut sous l'administration de M. de Callières | que fut fondé en 1701, le fort Pont Chartrain par La- . mothe Cadillac, sur le site où s'élève aujourd’hui la sos ville de Détroit ; que finit la paix de Ryswick, qui n’a- | aug À vait duré que quatre ans ; et, à la veille de sa mort, la (| IL petite vérole éclata à Québec, en 1703, et enleva' le il | avai quart de la pnpulation 1e catte ville. | il | iques : M. de Callières mourut à Québec le 26e mai ol ancé 1703. Fe | FA : Il fut regretté par la colonie qu'ii servait, tant à ll Montréal qu’à Québec, depuis plus de 2) ans, Son ad- HE Llets, ministration avait duré, à Québec, 44 ans, Il contribua L
blement aussi par s°s conseils, à déterminer la France à mettre dans les Canadiens cette confiance qu'ils ne trahirent jamais.
14. Le quatorzième gouverneur fut Philippe RiGauD: marquis 1e VAUDREUIL ; il gouverva le + pays de 1703 à 1725, Il était le père de Vaudreuil-Cavagnal, le dern'er gouverneur du Canada français. Il était venu au pays en 1687 ; avait servi sous Frontenac dans la grande expédition contre les Iroquois et pendant le siége de Québec, en 1690 ; était gouverneur de Montréal depuis 1698. C’é‘ait un homme remarquable par son courage; la nobles-e de son esprit et l’amabilité de son carac tère, (9) Les principaux faits de son administration sont : les tentatives des Anglais pour :emparer de Port-Royal, de 1704 à 1707 ; la prise du vaisseau fran çais la Seine, en 1704, le 26 de juillet, et sur l-quel se trouvait Mgr de Saint-Vallier, qui fut retenu plusieurs années prisonuier en Angleterre ; la mort de Mgr de Laval, en 1708 ; la caçitulation de Port-Royal, qui tomba définitivement aux mains des Anglais, en!710 ; la perte d'une partie de la flotte de l'amiral Walker, forte de 90 voiles, sur les récifs de l'ile aux Œ fs, l’une des Sept-Îles, dans la nuit du 22 d'août 1711, Cette flotte portait 9,500 hommes et deyait assiéger Québec, L’amiral Walker, après avoir perdu sur cette côte inhospitalière, 8 transports et plus de 900 soldats, rebroussa Chemin et alla jeter l'ancre dans la baie des Espagnols, au Cap-Breton, En chemin, il perdit, dans le
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