ET EE
52 MONCGRAPHIES
aujourd’hui les animaux descinés à la boucherie ! Q quam cilo transit gloriu mundi !
7. Jean Bocnarr-Noray, chevalier de CHAMPIGNY succéda à de Meulles, en 1686, et il occupa sa position d'intendant jusqu'à 1702, C’est sous lui qu'eut lieu, en 1689, le massacre de Lachine, rapporté ailleurs, en parlant du gouverneur Denonville ; le siège de Québec par Phipps, en 1690, et les an nadi tion françaises’ dans les cantons iroquois (1693-1696), ete. etc. I] quitta Québec dans l’automne de 1702 ; il était nommé intendant du Havre-de. Grâce, |
S. Francois de BEAUHARNOIS fut l’intendant de la Nouvelle-France, de 1702 à 1705. Garneau ne dit qu'un mot de cet intendant,
9. Jacques et Antoine RAUDOT, père et fils, occupèrent la position d’intendants conjoints, de 1705 à TER,
Ces deux hommes s’occupèrent beaucoup de la rolonisation du Cap-Breton, Vers He us sollicitaient le ministère à coleniser cette île et à y faire un dépôt général, qui se trouverait ainsi situé entre la France et:les colonies de l’Acadie, de Terre-Neuve et du Canada, au centre même des pêcheries. Le Cap-Breton fournirait à la France du poisson, des huiles, du charbon, du plâtre, des bois de construetion ; aux colonies, des marchandises francaises qu'on échangerait contre leurs produits, “I] y a plus, ajoutaient-ils encore : ce n'est pas seule,
ment en augmentant la consommation des marchandises dans la Nouvelle-France que l'établissement proposé serait utile au royaume, mais encore par la commodité qu'on trouverait à faire passer des vins, des eaux-devie, des toiles, des rubans, des taffetas, ete, aux colo-
nies anglaises, qui sont très peuplées et qui en achète-
raient “beaucoup, qnand inême ce négoce ne serait pas ouvertement permis, ”
On voit que les deux Raudot voulaient faire du Cap-Breton, pour ane grande - artie de l'Amérique du Nord, le centre du commerce, et ils démontraient, par un raisonnement parfaitement conforme aux meilleurs principes de l’économie politique, les avantages qui résulteraient de cet état de choses pour la France ellemême. Ce nouveau plan émettait une idée neuve et insénieuse, qui ne fut pas perdue de vue, et elle nous donne une opinion très avantageuse de ces deux intendants conjoints.
10. De 17192 à 1726, Claude-Michel BÉGON, seigneur de la PICARDIÈRE, administra les affaires du pays en qualité d'intendant. Ce tut l'officier le plus remarquab]e après Talon. Il encouragea fortement les explorations faites dans le but d'atteindre l'Océan Pacifique, qu'avait déjà visité, d’après Lepage-Dupratz, un Sauvage yasou. Le gouverneur et Pégon consacrèrent 30, 000 livres à cette entreprise, afin de la rendre indépendante des traitants, aux caprices desquels elle avait été laissée juszu'alors.
ee ee eue =
EE me
Voici ce que l'on trouve, dans les registres de Québec, au sujet de cet intendant :—-“A été baptisé, dans la chapelle du palais, (1) Marie-Madeleine, enfant de Pierre Méchin de Frontigny, greffier Ge la maréchaussée, et de Madeleine Delajoue. L'Intendant Bégou la nomma. (Le 14 mars 1717).
“Le même jour, Claude-Michel Béoon, f[ntendant, chevalier, capitaine des troupes, seigneur de la Picardière, et Jeanne-Elisabeth de Beauharnois, sa femme, font baptiser, dans la chapelle du Palais, leur fille Jeanne-Elisabeth, née le 27 août 1715. Jean Martel, seigneur de la rivière Saint-Jean, en Acadie, représentait” (par procuration) ‘comme parrain Messire Fran. cois Bégon, chevalier conseiller du Koy, grand-maître des eaux et forêts de France” (département de Blois et Berry ). |
“Le 28 février précédent, (2) Mgr de Saint-Vallier avait baptisé leur fils nommé Michel, quieut pour parrain le gouverneur de Vaudreuil.”
Ce fut l’intendant Bégon qui, en 1720, posa:la première pierre des fortifications du cap Diamant, Voici ce que Charlevoix dit des fortifications de cette ville avant 1720, en 1711 :-—“Québec n'est pas fortifié régulièrement, mais on travaille depuis longtemps à en faire une bonne place. Cette ville n’est pas même facile à prendre
y La chapelle de l’Intend ance.