M, L'abbé Tausuaz : 4 érauers lesregistres
dans l'état où elle est. Le port est fanqué de deux bastions qui, dans les grandes marées, sont presque à leur d’eau, c’est-à-dire qu’ils sont élevés de 25 pieds de terre, car la marée, dans les Equinoxes, monte à cette hauteur, Un peu au-dessus du bastion de la droite, on en à fait un demi, lequel est pris dans le rocher, et plus haut, à côté de la galerie du fort, il y a 25 pièces de canon en batterie. Un petit fort carré, qu’on nomme la Citadelle, est encore au-dessus, et le: chemins, pour aller d’une fortification à l’arire, sont extrêmement roides. A la gauche de la rade, jusqu’à la rivière Saint-Charles, il y a de bonnes batteries de canon et
- quelques mortiers.
“ De l'angle de la citadelle qui regarde la ville on a fait une oreille de bastion d’où l'on a tiré un rideau en équerre qui va joindre un cavalier fort exhaussé, sur lequel il y à un moulin fortifié, En descendant de ce cavalier, on rencontre, à une portée de fusil, une première tour bastionnée, et, à la même distancede celleci, une seconde, Le dessein étoit de revêtir tout cela d’une chemise, qui aurait eu les mêmes angles que les bastions, et seroit venue se terminer à l'extrémité du roc, vis-à-vis le Palais, où il y a déjà une petite redoute, aussi bien que sur le Cap Diament.
“Tel était, madame, (1) l’état de Québec en 1711. Ilest encore aujourd’hui daus le même état, ce que vous pourrez justifier sur le plan en relief que M. de
[ir Ce rapport était adressé à Mme la auchesse Lesdiguières,
Chausseoros de Léry, ingénieur en chef, envoie cette | année en France pour être mis au Louvre avec les (fl|l autres, ”
MATIN | | 56 JONOGRATHIFS
‘Un exemplaire de ce plan, dit M. J.-M. Le-
|| moine, de la main de l’auteur même et signé par lui, 1} est encore aujourd hui eu la possession de la famille de | | | Léry, à Québec. ”
Gaspard Chaussegros de Léry, à Québec, ingénieur en chef du roi en la Nouvelle-France, fortifia Québec en 1716 et en 1748 ; il mourut en 1756. Son fils, nominé Joseph, construisit le fort Beauséjour, en Acadie, en 1750 ; il prit et détruisit le fort Bull, entre Oswégo (le Chouaguen des Francais) et Shenectady (Corlar), en
I] y a une carte du premier de ces de Léry, por- {ll tant le millésime 1722, et que j'ai souvent conll sultée, \
“ Ce plan avait, en effet, été soumis au roi et trou | vé tellement bon, remarque M. J.-M. Lemoine, qu'ordr fut donné de commencer de suite les travaux, ce qui fut fait au mois de juin 1720. On travaillait donc à l'exéhi 1 cution de ce plan, lorsque Charlevoix visita Québec, au EI mois d'octobre. La ville comptait alors environ 7,000 UE mes.
| ‘ Depuis 1720, les fortifications furent entretenues
dans le même état jusqu’au siège de Québec, en 1759. Le plan qu'en firent alors les officiers anglais et qui se
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| trouve dans l'excellente collection photographiée par la | ! “is maison Livernois et Bienvenu, est la copie presque | | | js exacte de la gravure que Charlevoix publie dans son |
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Le- L'année 1721 vit naître une institution importante: | lui, les postes et messageries pour le transport des lettres 1h > de et des voyageurs : jusqu'à cette année, l'envoi des Î [ lettres s'était fait sans régularité, par occasion ou par ex- | | ieur près. L'intendant Bégon accorda à M. Lanoullier Je pri- L c0ee vilége de tenir les postes pendant vingt années, entre lil ee (Québec et Montréal ; 1] lui imposa en même temps un tarif | || | 0 gradué sur les distances. Le pays n’avait pas encore eu fl | o (le d'institutions postales ; 1l u'a pas cessé d'en jouir de La , en | puis. | Il | Bégon était remplacé en 1726 par Claude-Thomas ||] por” Dupuy. (1) Al | RUE 11. Le onzième intendant xommé fut le chevalier | | | de Chuzel, 1 devait remplacer Bégon, mais il périt, en | | | rou venant au pays, sur les 1écifs du Cap-Breton, lors du | | | prdr ; naufrage du Chumeau, en 1725. ll il fut 1%. Claude-Thomas Dupuy, le douzième des in- ! | (l l'exé- tendants nommés, était un homme rompu aux affaires ll À c, au mais fort prétentieux. Il avait été maître des requêtes, ll! | 7,000 en France, et avocat général au conseil du roi, C'était fl | un fidèle. disciple de l’esp:it et des doctrines des parle- NE! nues 1) On voit parle Dictionnaire généalogique de M. Tanguay que A | 1759. amer à Quévee, le 18 mars de ceile année, un enfant énonyme. Î1 il | FE eut S enfants au pays. Il mourait à Montréal le premier demai 1748, ai qui S6 à l'âge de 65 ans, étant alors gouverneur des Trois-Rivières, 4.1! |
ments de France. “ En entrant en fonctions, dit Gar. neau, il voulut augmenter l'importance du conseil snpérieur dans l'opinion publique, inspirer à ses membres les sentiments d’un haut respect pour leur charge, et raffermir en eux cette indépendance de caractère si nécessaire à une magistrature intègre, et qui faisait regarder, depuis des siècles les parlements francais comme les défenseurs naturels du peuple.
Jaloux des droits de la magistrature, esclave de la règle, le nouvel intendant ne fut pas longtemps dans le pays sans se voir aux prises avec plusieurs des fonctionnaires publics, accoutumés à jouir d’une grande li. berté dans leurs actes, et à exercer leurs pouvoirs plutôt suivant l'équité et la convenance du moment que suivant la lettre rigide de la loi. Le différend le plus grave entre lui et ces fonctionnaires naquit d’une circonstance fortuite : la mort de l’évêque de Québec, M. de Saint- Vallier, qui avait succédé, en 1688, à M. de Laval, forcé à la retraite par son grand âge et ses infirmités.”
Ce différend (1) souleva le clergé et le gouverneur contre le conseil, dirigé par lintendant Dupuy, qui, d’ailleurs, avait mécontenté la cour sur d’autres points : Maurepas, ministre sous Louis XV et sous Louis XVI, Jui reprochait ses nombreuses ordonnances touchent les chemins, les cabarets, etc, lesquelles avaient sou-
levé le peuple et ne convenaient pas au pays. Il fut rap-
liiàäPour les détails de cette longue querelle, voir l’Æistoire ce Canada de Garneau, 4me édition, p p. 115, 116, ete,
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pelé en 1728, n'ayant été intendant que 2 ans.
13. (Pur intérim). L'intendant Dupuy eut pour successeur par intérim le sieur d’Aigremont, qui mourut peu de temps après, en 1728, et fut remplacé l’année suivante, par M. Hocquart.
14. Gilles HocQuaART, le treizième des intendants nommés, fut un des plus remarquables après Talon. Arrivé à Québec en 1729, pour y remplacer Dupuy, il n'eut le titre d’intendant qu’en 1731. Il conserva cette position jusqu’à 1748.
Ce fut sous Hocquart que le Père Arnaud et l’un des fils de La Verendrye, accompagnés de 20 hommes, furent massacrés par les Sioux, sur une île du lac des Bois. (1)
Hocquurt régla les poids et mesures et travailla activement à développer les ressources du pays. Sous son administration et malgré les embarras financiers de la France, le Canada sembla prospérer. Sa population qui, en 1719, n'était que de 22,500 âmes, s'élevait, en 1744, à près de 50,000 âmes, et ses exportations, qui ne Gépassaient pas 100,090 écus, en 1714, montèrent, à la fin de son administration (suivant Raynal) à 2,650,- 000 francs.
15. Nous sommes rendu à un nom que tout Canas dien ne peut prononcer qu'avec un sentiment du plus profond dégoût et de colère bien légitime. Ce nom, c’est celui de l’infâme François Bicor Le dernier, sous tous
Hi Rappost du voyasour Doura.sa
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