‹ Monographies [microforme]Chapitre 15 sur 29 · DE 1674 JUSQU’'A NOS JOURS · texte numérisé non relu

DE 1674 JUSQU’'A NOS JOURS

Notices biographiques et historiques

PREMIER ÉVÉÈQUE — L2 diacése de Québec fut érigée | le ler d'octobre 1674, et comprenait toutes les posses-

|| sions françaises de l'Amérique du Nord. Il fut érigé en

be)

province ecclésiastique en 1819,et définitivement en 1844, in 1874 il fut subdivisé en huitdiocèses,

Mgr François de YAVAL-MONTMORENCY fut le pre

(Riiil « (Et mier évêque de la Nouvalle France. Il était né à Laval (]

ville du Maine (France) le 30 d'avril 1623 ; fut vicaire

apostolique du pays et évêque de Pétrée en 1658. IL ar-

riva à Québec en 1659 ; fonda Île grand séminaire de

| || Québec en 1663, et le petit séminaire en 1668. IL fu {

nomme évêque de Québec en 1674, etse retira en 1688,

Pieux, zélé et ferme, il combattit de toutes ses for:-s

. , . 3 la traite de l'eau-de-vie. T1 devint un des prem'ers ae

dignitaires civils de la colonie par l'érection du cons-il

Souverair, en 1663, [i meurait au Séminaire de Q é- ce

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bec, le 6 de mai 1708, à l’âge de 85 ans et 6 jours: (aa)

DeuxiÈME ÉVÊQUE —-Mgr Jean-Baptiste de la Crorx- CHevrières de Saint-V'ALLIER fut le successeur immédiat du premier évêque de la Nouvelle-France, IL naquit à Grenoble, en Dauphiné, le 14 novembre 1653, et devint évèque d- Québec à la retraite de Mgr de Laval, en 1688, I! était venu au Canada en 1685 avec le titre de vicaire général de son prédécesseur, Il fonda l'Hôpital Général en 1692 (1) et le couvent des Ursulines, aux Trois- Rivières, en 1697, Il était sur la Seine, en 1704, lorsque ce navire fut pris par les Anglais, qui le retinrent huit ans prisonnier en Angleterre.

Il mourut à l'Hôpital Général, à minuit et un quart, le #6 de décembre 1727, à l’âge de 74 ans, 1 mois et {2 jours,

La plus ancienne des rues de Saint-Roch, rue qui longe le pied du cap, à partir de la côte du Palais, et qu’il a suivie tant de fois pour se rendre de sa résidence épiscopale à l'Hôpital Général, sa demeure favorite, cette rue, qui traverse une partie du quartier du Palais, tout Saint-Roch et Saint-Sauveur, porte le nom de ce grand évêque de la Nouvelle-France. [Là]

TROISIÈME ÉVÊQUE.—Le successeur de Mgr de Saint-Vallier fui Mgr Louis François DuPpressis de Mor- NAY. capucin natuf de Vannes, en Bretagne, et nommé en 1728. Il était né en 1663, e avait été coadjuèæur de Mgr de Saint-Vallier, après avoir été sacré à Paris

1 M. l’ahbé ;Tangray rt d’autres écrivains disent : 1698. L'auteur

de ;’ Histoire du monastère de Notre-Dame des Anges écrit : 192. C’est ce miilésime-çi que nous avons adopté,

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en 1714. Ses infirmités l’empêchèrent de venir au pays, mais il eut pour coadjuteur Mgr Dosquet, Il résigna en 1733, et mourut à Paris, en 1741, âgé de 78 ans.

QUATRIÈME ÉVÊQUE.—Mgr. Pierre Herman Dosquer était né à Liile en F.andres, en 1691 ; il vint au Canada en 1721 ; de retour en France, en 1723, il fut sacré évêque de Samos en 1725 ; devint coadjuteur de Mgr de Mornay de 1729 à 1734, puis évêque en titre jusqu’en 1739 11 mourait à Paris, en 1777, à l’âge avancé de 86 ans.

CINQUIÈME ÉVÊQUE.—Mgr François-Louis de Pour roy de l’AUBERIVIÈRE, né Je 17 juin 1711, à Grenoble, en Dauphiné, fut nommé évêque de Québec en 1739, II mourut quelques jours seulement après son arrivée au Canada, victime de son zèle à soigner les pestiférés pendant la traversée de France à Québec. Arrivé à Québec le 7 d'août 1740, il y mourait le 20 du même mois ; il était àpeine âgé de 29 ans, 2moiset 5 jours, lorsque Dieu le rappela à Lui pour le récompen ser de sa charité chrétienne,

Une paroisse, jeune encore et située entre Notr: Dame de Lévis et Saint-Romuald, a l'honneur de por. ter le nom 4: cette noble victime du dévoûment. (cc)

SIXIÈME EVÊQUE.—Mgr Henri-Merie DuBreuiL de PonrBrianD fut 5ommé évêque de Québec en 17#1, ou un an après la mort de Mgr de l’Auberivière. Il fut le dernier prélat ñe la domination frauçaise. Après la ca pitulation de Québec, en 1759, il se retira à Montréa' après avoir passé quelque temps chez le curé de Char. lesbourg.

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Mgr de Pontbriand était néà Vannes, en Bretagne, l’année même de la mort de Mgr de Laval, en 1708. T1 exerçait les fonctions de grand-vicaire à Saint. Malo, lorsque le siège de Québec vint à vaquer par la mort de Mgr de l’Auberivière. On lui attribue les beiles paroles suivantes dites à un de ses frères qui était venu l'accompagner jusqu’à la Rochelle, point de départ pour Q rébec : ?” Quand je s-rais sûr, dit-il, de trouver des millions en arrivant à Québec, rien ne serait Capable de me faire embarquer, tant est grande la répugoance que j'ai pour la mer ; mais 11 est question de la gloire de Dieu et du salut des âmes, rien ne me tardera”.

Cet évèque remarquable mourut à Montréal le & de juin 1760, âgé :eulement de 51 ans et 5 mois. Il fut inhumé le 10 dans l’église paroissiale de Notre-Dame de Ville-Marie, Sa piété et son dévoüment aupres ues pestiférés, en 1755, ainsi que ses granues vertus sacerdotales, le font considérer comme uue ues peuies ïigures de l’épiscopat canadien, [1]

SEPTIÈME ÉVÊQUE.—Comme son prédécesseur immédiat, Mgr Jean-Olivier BRIAND, seprueme évêque de Québec, était né en Bretagne, à Plérin, diocèse de Saint-Brieuc. 11 était ven au pays en 1741, en qualité -de secrétaire de Mgr de Pontbriand, Il fut le dernier des évêques de Québec nés en France : apiès lui, le Canada pourra donner au siège épiscopal des enfants

du pays, non moins remarquables par leurs vertus et

D'après l’auteur de l'Histoire du monastère desNotre-Dame des Anges, la farnille Dubreuil de/Pontbrisnud ne serait pas encore éteinte

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leur intelligence que les prélats venus de la vieille France. °

Après la mort de Mgr de Pontbriand [1760], on choisit aussitôc trois grands vicaires pour administrer es affaires ecclésiastiques : M. Joseph-François Perrault pour les Trois-Rivières, M. Etienne de Montgolfier pour Montréal, M. Jean-Olivier Briand pour Quétec ; puis, pour veiller, en France, aux intérêts du diocèse, on fit choix de M Pierre de la Rue, abbé commandataire de Notre-Dame de l’Isle-Dieu, qui, depuis trente ans, était vicaire général des évêques de Québec, à Paris.

Ces nominations étaient dictées par la prudenre ; car il était facile de prévoir qu'avec l'Angleterre protestante et fanatique, il serait apporté des obstacles à la nomination reconnue d’un nouvel évêque. En effet, quoique le siège épiscoçal fût devenu vacant en 1760, Mgr Briand ne fut élu par le chapitre qu’en 1764 et ne put être sacré que deux ans plus tard, en 1766 ; puis il eut à soutenir avec succès mais avec tout l’entêtement, toute l'énergie d’un Breton, une lutte presque continuelle contre le gonvernement de l’époque, qui s’attaouait à la religion des Canadiens,

Ayant fait une maladie des plus sérieuses au commencement de l’année 1783, 1l pensa au plan qu’il s’était proposé pour la conservation de lépiscopat ; c’est pourquoi, voulant obvier à tout accident, il prit, en 1784, le parti de se démettre de son siège en faveur âe son eoadjuteur, Mgr Mariaucheau d’'Esglis,

ÉV ÊQUES 69

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IL vécut encore dix ans dans sa retraite du séminaire de Québec, où il mourut le 25 juin 1794, un mois et quelques jours seulement après le décès de Mgr Bailly de Messein, dont il est parlé plus loir. Né en 1715, il avait vécu 79 ans, 5 moiset 2 jours dont 24 ans passés dans l’épiscopat,

Hurrièue évêque —myr Louis-Philippe Mantav- CHEAU d’'Es@Lis, huitième évêque de Québec, fut le premier Canadien élevé à l’épiscopat. Les prélats venus de France avaient occupé le siège de Québec l’espace de 98 ans, de 1674 à 1772, En effer,.ce fut au cours de cette année [1772] qu’il fut sacré évêque et devint le coadjuteur de Mgr Briand. Lorsque celui çi se 1émit de son siège, en 1784, comme nous l'avons dit plus haut, Mgr d’'Ezglis n’accepta la charge épiscopale que comme un déôt, et réserva pour un autre le titre de successeur de Mgr Briand, A cette modeste appréciation d2 son: mérite, humble évêque avait la plus haute estime pour son illustre prédécesseur, à qui il laissa la couduite du diocèse presque en entier, demeurant luimême dans sa cure de Saint-Pierre de l’île d'Orléans, où il mourait le 4 de juin 1788, à l’âge de 78 ans et 2? mois: On voyait, il y a quelqu :s années, dans la sacristie de Saint-Pierre, un portrait de cet évêque qui ne fut peutêtre pas un Plessis par l'intelligence, mais qui fut aussi grand que lui par son esprit d'humilité, Il avait desservi la paroisse de Saint-Pierre l’espace de 54 ans,

Mgr d’Esglis était fils de François Mariaucheau d'Esglis, capitaine d'une compagnie d'infanterie et des gardes du gouverneur, et de dame Louiss-Philippe Chartier de Lotbinière,

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