‹ Monographies [microforme]Chapitre 6 sur 29 · Sainte-Famille, E. O. id · texte numérisé non relu

Sainte-Famille, E. O. id

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Éd A la cession du pays (1760), nous avions déjà 113.

El paroisses, et à la fin du siècle (1799), ce nombre était

porté à 141 paroisses. Aujourd’hui, ce dernier chiffre 7, * 4 € é

au s’est presque sextuplé pour le moins,

ice, {11 Ils revinrent au pays en 1669.

hsi= 121 Ctarueau.

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3. Claude de BOUTEROUE vint remplacer Talon, en 1668 M. de Ressan, secrétaire de M. de Tracy, désirait avoir la charge; mais son animosité contre l'évêque et les Jésuites empêcha le roi de la lui accor-

Ù der, “Il faut, disait le ministre, que le gouverneur et l’intendant adoucissent les esprits au lieu de les aigrir maximes qui sont contraires à celles de M. de Ressan,”

“M. de Bouteroue, dit Garneau, était un homme savant, poli, gracieux ; mais qui aurait trouvé difficile de surpasser, d'égaler même son prédécesseur. Il était particulièrement Chargé de modérer avec sagesse la grande sévérité des confesseurs et de l'évêque, et de maintenir la bonne intelligence entre tous les ecclésiastiques. On peut supposer que ces recommandations avaient été inspirées par le mémoire que Talon avait adressé, l'année précédente, à la cour. Le roi eût désiré conserver Talon encore deux ou trois ans en Canada. I1 pensait que, sous son impulsion, la population se fût doublée et même triplée.”

Bouteroue mourait en 1680. Il avaitété intendant de 1668 à 1670.

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4. (bis) Talon, dont on ne pouvait se passer facilement, se décida à reprendre sa charge. IL partit pour Québec en 1669, avec un armement de 200,000 livres. Il fut suivi par près de 700 émigrants, dont 300 soldats et plus de 30 officiers ou gentilshommes : ils parvinrent heureusement à Québec, tandis que Talon, après une

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on; navigation orageuse de trois mois, allait faire naufrage Cy; sur les côtes du Portugal. Il ne put reprendre son tre | voyage que l'année suivante (1670).

OT - Il continua de travailler activement aux intérêts eb de la colonie. L'impulsion nouvelle donnée par luiet tir Colbert commençait à produire ses effets : le commerce n,” reprenait, l'immigration augmentait, et les indigènes, mê dominés par le gfnie de la civilisation, craignaient et cile respectaient la puissance française,

tai Ü C’est cet incomparable intendant qui concut la e ia premicr le projet de faire un chemin entre Québec et de l’Acadie, qu'il visitait en 1672, en retournant en Euias- rope.

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ut Cette année (1672), il repassa définitivement en isiré France. Il fut créé baron en 1673. “Lorsque la seisd gneurie des [slets fut érigée en baronnie, sous le nom

, fût d'Orsenville. en 1675, Talon recut, entre autres droits, celui “d'établir prison, fourches patibulaires à quatre piliers, aussi un pilier à carcans, "où ses armoiries se-

“ aient "empreintes. Remarquons en passant que ce droit de jnstice a été rarement exercé en Canada en au-

faci- cun temps, et avec la cession du pays, il a été abrogé

PA par le fait qu'il est tombé entièrement en désuétude.

vres. Au reste, le roi avait défendu, dès 1714, d'accorder des

pidats seigneuries en justice, parce que cela nuisait au progrès

nrent de la colonie” (1) ,

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Dela T'enure scigneurialeen Canada, par M. J.-C, Taché.

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6. ‘En comptant les deux commissions de Talon et la nomination de Robert, qui ne vint jamais au pays, Jacques Duchesneau fut le cinquième intendant nommé, quoiqu'il scit considéré comme le troisième intendant de la Nouvelle-France, en ne comptant que Talon et de la Bouteroue.

Le nom de Dnchesneau ne paraît, dans l'Æystoire du Canada de Garneau (que je suis de pr‘férence à toute autre) qu’en 1675. La présidence du (Conseil, à cette époque, causa beaucoup de difficultés, et c’est alors (en 1675) que l'intendant Duchesneau fut chargé par

ses instructions de l’occuper, Les démêlès de cet inten-

dant avec Frontenac vinrent à/un tel point, malgré les recommandations de la cour, qu'ils furent rappelés tous les deux, en 1682, Il faut lire les dèpêches de Duchesneau pour avoir une idée de l'excès des dissensions qui régnaient entre lui et le “nuverneur.

G. Le successeur: .uchesneau fut le chevalier de Meullss, seigneur de 1a Source Il arrivait au pays en 1682. A cette époque,’ la population de la colonie était d'environ 10,000 âmes. Il fut intendent jusqu’à 1656,

En 1683, sous l'administration de de Meulles, mourait en France, celui qui a si bien mérité le nom de protecteur du commerce, de l'industrie, des sciences, des

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