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COMTÉ DE CHAMPLAIN

GRANDMÈRE. — (St-Paul) Dans le comté de Champlain. Cette paroisse est située dans la seigneurie du Cap de la Madeleine, sur les bords de la rivière St-Maurice, à 21 milles de Trois- Rivières. Les chemins de fer du Canadien Pacafique et du Canadien Nord traversent la ville et la paroisse.

La paroisse de St-Paul de Grand'Mère a été fondée en 1899 et érigée canoniquement en 1905. Le curé esl M. l'abbé L.-R. Laflèche. Les anciens desservants sont MM. Charles Beaudet, 1899 ; L.-F. Richer-Laflèche, 1899-1905.

La population de Grand'Mère est de 560 âmes, dont 300 protestants. Soit une population totale de 5,600 à mes ; ce

qui donne une augmentation de 500 âmes durant l'année dernière.

La plupart des terres occupées sont en culture. La valeur des biens fonds imposables est de $1,150,000 et celle des biens non imposables est de $3,500,000 d'après l'évaluation municipale.

Grand'Mère est un centre industriel de premier ordre. Les hommes de métier et les manœuvres sont constamment employés ; grand nombre d'autres y trouveraient de l'emploi à l'année.

Les pouvoirs hydrauliques de la rivière St-Maurice, à Grand'Mère, ont été utilisés par la Compagnie « Laurentide Pulp and Paper )) pour la fabrication du papier à journal.

Il se trouve encore de bons pouvoirs hydrauliques qui peuvent être utilisés pour d'autres industries.

Grand'Mère, dont le développement se continue sûrement, possède deux églises catholiques et une protestante, une académie de garçons, dirigée par les Frères de l'Instruction Chrétienne, un couvent des Ursulines et quelques écoles élémentaires ; 550 garçons et 600 filles fréquentent ces écoles. On trouve deux banques, un aqueduc, la lumière électrique, des manufactures de portes et de châssis, de chemises, une fonderie, vingt et un magasins, etc.

On demande des charpentiers, des menuisiers, des mécaniciens et des manœuvres.

LA TUQUE. — (St-Zéphirin) Dans le comté de Champlain. Vicariat apostolique du Témiscamingue. Cette paroisse est située dans les cantons Mailhot et Vallières. Deux lignes de chemin de fer se rendent à La Tuque ; ce sont celles du Transcontinental et du Canadien Nord.

Les commencements de La Tuque datent de 1908. Le curé de cette jeune et florissante paroisse est M. l'abbé Eug. Corbeil.

Le Conseil municipal vient de rendre un important service aux citoyens en proscrivant courageusement tous les débits de boissons. Nous l'en félicitons !

La population actuelle est de 3,600 âmes. La valeur de la propriété imposable est de $737,910.

On y trouve des lacs poissonneux et de puissants pouvoirs hydrauliques sur la rivière St-Maurice et deux autres sur les rivières Petite Bostonnais et Grande Bostonnais.

L'industrie principale est la fabrication de la pulpe chimique et la préparation du bois de pulpe.

La paroisse possède une église, un hôpital, un couvent, un collège des Frères, quatre médecins, un notaire et deux avocats, plusieurs magasins, des maisons de pension, deux moulins à scies, trois manufactures de portes et de châssis, etc.

On demande un dentiste, des ouvriers sobres et rétablissement de nouvelles industries.

ST-ADELPHE. — Dans le comté de Champlain. Diocèse des Trois-Rivières. La paroisse est comprise dans le canton Price. Elle est située à 9 milles de Ste-Thècle, sur le Canadien Nord. Le chemin du Grand Tronc Pacifique passe non loin du village.

La paroisse a été fondée en 1885. Les anciens desservants sont MM. Jean-Bte Grenier, curé de Ste-Thècle, 1886- 1888 ; Michel-Exilia Janelle (idem), 1888-1890. Les anciens curés sont MM. Joseph-Marie-Auguste Gouin, 1890-1895 ; Jos. -Ferdinand Gauthier, 1895-1905. La population est de 1,500 âmes. L'augmentation depuis l'an dernier est d'une soixantaine d'âmes.

La paroisse de St-Adelphe possède une église bâtie en 1885, six écoles fréquentées par 350 élèves, cinq magasins, deux manufactures, quatre moulins à scies, une beurrerie et deux fromageries. On y trouve un médecin et un notaire, etc.

Il y a 300 lots en culture. Plusieurs fermes sont à vendre ; de même qu'un certain nombre de lots disponibles. Le sol est excellent et plusieurs colons pourraient s'y établir avec avantage. L'élevage des animaux pourrait se faire sur une plus grande échelle surtout celui des animaux de boucherie dont la demande est de plus en plus grande.

ST-JEAN DES PILES.— Dans le comté de Champlain. Diocèse de Trois-Rivières. La paroisse est comprise partie dans le canton Radnor, et partie dans la Seigneurie du Cap de la Madeleine. Elle est située sur la rive Ouest du St-Mauriee, en face de Saint-Jacques des Piles (Grandes Piles) qui se trouve la gare la plus rapprochée du Canadien Pacifique.

La paroisse de St-Jean des Piles a été fondée en 1897. C'est une ancienne desserte de la paroisse de St-Jacques. Elle fut d'abord desservie par M. l'abbé F. Boulay, 1897. Le premier curé résidant fut M. Chs-E. Pintal, 1897-1900. Le curé actuel est M. l'abbé J.-E. Poisson.

La population est de 700 âmes. La valeur des biens fonds imposables est de $161,425, et celle des propriétés non imposables est de $18,000. Il y a 17,150 acres de terre évalués.

La paroisse possède une église bâtie en 1895, cinq écoles fréquentées par 150 enfants. On y trouve le téléphone et le télégraphe, deux magasins, deux voituriers, trois forgerons, un boulanger, un cordonnier, deux moulins à scies, deux fromageries, etc. Non loin du village, à la Pointe Madeleine, se trouve les chantiers du gouvernement fédéral.

C'est un endroit idéal pour la pêche et la chasse. Le Laurentian Club a sa résidence sur les confins de la paroisse. Il y a un bon pouvoir hydraulique à la chute des Piles.

On compte 135 lots en culture. Il reste encore de bons lots à prendre et de belles fermes à acheter. Le sol est excellent. Les colons peuvent s'y établir avec certitude de succès. Une manufacture ou usines pouvant utiliser le bois franc donnerait de bons bénifices aux industriels qui l'établiraient. C'est une région d'avenir.

On demande l'établissement de nouvelles industries, des colons sérieux et des journaliers.

ST-ROCH DE MEKINAC— Comté de Champlain. Dans le diocèse des Trois-Rivières. La paroisse est située à 10 milles du chemin de fer du Canadien Pacifique. Elle est comprise dans la Seigneurie de Batiscan.

St-Roch a été fondé en 1905, par M. l'abbé Ir. Trudelle. Le curé actuel est M. l'abbé C.-B. Veillet, prêtre.

La population est d'environ 370 âmes. La valeur de la propriété imposable est de $92,300.

Une cinquantaine de terres sont en culture et une vingtaine d'autres, en partie défrichées, sont disponibles. Le bois y pousse vigoureusement. Le sol est très bon au point de vue agricole.

La paroisse possède une église et trois écoles, deux marchands, un forgeron, trois moulins à scies, une beurrerie, etc.

On demande des colons agriculteurs.

ST-THÉOPHILE.— (Bureau de poste « Lac à la Tortue )) ) Dans le comté de Champlain. Diocèse des Trois-Rivières. La paroisse est comprise partie dans le canton Radnor et partie dans la Seigneurie du Cap de la Madeleine. Le chemin de fer du Canadien Pacifique traverse le village. Celui-ci est à 2 milles de la Jonction Garneau, sur le chemin de fer Canadien Nord.

L'érection canonique de cette paroisse a eu lieu le 21 décembre 1894 et l'érection civile le 25 mars 1895. Les anciens desservants sont MM. Jos. -Théophile Sicard de Carufel, curé de N.-D. du Mont-Carmel, 1880-1882 ; Ls-Éd- Adolphe Dupuis, 1882-1885 ; David-Ovide Sicard de Carufel, 1885-1893. Le curé actuel, M. l'abbé P. Boulay, dirige cette paroisse depuis qu'il y a un curé résident.

La population est de 1,303 âmes. La valeur de la propriété imposable est de $400,000.

La paroisse possède une église construite en 1898, un couvent des Sœurs dites Filles de Jésus, et six écoles fréquentées par 320 enfants. On compte trois magasins, une coopérative agricole qui contrôle un magasin et une boulangerie, une manufacture de portes et châssis, un moulin à scies avec une moulange en acier, une fromagerie, etc.

Il y a 200 lots en culture. Un certain nombre de terres en partie défrichées sont à vendre et à de bonnes conditions. Le sol est léger et très propice à la culture des patates et des légumes en général. Vu la proximité de Grand'Mère, qui

est à deux milles, les cultivateurs peuvent y vendre avec profit tous les produits de la ferme.

Des industriels de toutes sortes pourraient s'y établir avec assurance de succès.

On demande des agriculteurs, un ferblantier, un cordonnier un forgeron, etc.

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