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COMTÉ DE CHICOUTIMI

BAGOTVILLE.— (St-Alphonse de Liguori) Dans le comté et le diocèse de Chicoutimi. La paroisse est située dans le canton Bagot. Le village de Bagotville est bâti sur les bords de la Baie des Ha ! Ha ! terminus du chemin de fer de ce nom. Les bateaux de la Compagnie Richelieu et Ontario y font escale régulièrement durant la belle'saison. Bagotville est le nom du bureau de poste, de la gare la plus voisine du chemin de fer de la Baie des Ha ! Ha ! de même que celui de la municipalité du village. Cette localité est destinée à devenir le port de mer des navires océaniques qui remontent le Saguenay ; ceux-ci y trouvent un abri sûr et commode en tous temps.

Le chemin de fer de la Baie des Ha ! Ha ! qui relie maintenant Chicoutimi, Laterrière et Jonquière à Bagotville sera d'une grande importance pour le développement de l'industrie de la pâte de bois et l'avancement de la colonisation sur la rive nord du Saguenay ; ce chemin sera bientôt prolongé vers le nord du lac St-Jean, sous le nom de Roberval-Saguenay. Cette nouvelle route ouvrira de nombreuses paroisses au Nord du Saguenay et du lac St-Jean.

La fondation de Bagotville date de 1847. La construction du chemin de fer de la Baie des Ha !, Ha ! vient de la faire entrer dans une ère de progrès qui aura les plus heureux résultats au point de vue colonisateur.

Les anciens desservants des premiers colons établis du côté nord de la Rivière à Mars, à la Baie des Ha! Ha! aujourd'hui Bagotville, sont MM. Zéphirin Lévêque et Ls-Alexis Bourret, curés de la Malbaie, 1838-1842 ; Charles Pouliot, curé de St-Alexis, 1842-1844 ; Les Pères Oblats établis à St.

Alexis, 1844-1853 ; Léandre Grill, curé de St-Alexis, 1853- 1854. Les anciens curés sont MM. Léandre Gill, 1854-1856 ; Lucien Otis, 1856-1861 ; Pierre Boucher, 1861-1864 ; François Morin, 1864-1867 ; Narcisse Gauvin, 1867-1868 ; Geo. Potvin, 1868-1871 ; Pierre-Hubert Beaudet, 1871-1880 ; Jos. Sirois, 1880-1898. Le curé actuel est M. l'abbé Henri Cimon.

La population est de 1,550 âmes. La paroisse possède une église, un couvent des Sœurs du Bon Conseil, huit écoles, dix magasins, un moulin pour écorcer le bois, deux autres moulins à scies et à farine, six fromageries et deux beurreries, etc. La valeur de la propriété imposable est comme suit : village $169,800, paroisse $75,000. La valeur des maisons d'école pour les deux municipalités est de $15,300.

Des hommes de profession et de métier y seront appelés avant peu, si la paroisse se développe suivant les prévisions.

Il est à espérer, que les citoyens, amis de la tempérance, parviendront, avant peu, à proscrire les débits d'alcool, quels qu'ils soient. Ce beau geste sera un gage de prospérité de toutes sortes pour cette future ville. C'est un centre de grand avenir à tous points de vues.

Le port de mer de la Baie des Ha ! Ha ! Église et village de Bagotville,

P. Q., comté de Chicoutimi.

CHICOUTIML— (St-Frs-Xavier) Dans le comté et le diocèse de Chicoutimi. La paroisse et la ville de Chicoutimi sont comprises dans le canton de ce nom. La ville est située sur la rive sud du Saguenay. Elle se trouve le terminus du chemin de fer du Québec et Lac St-Jean, et à la tête de la navigation du Saguenay.

La fondation de Chicoutimi remonte à '1847, mais son développement rapide date d'une vingtaine d'années, tout au plus : depuis l'époque de l'établissement des moulins de la Compagnie de pulpe de Chicoutimi. La ville doit en grande partie sa prospérité présente à cette industrie qui a plus que doublé d'importance depuis sa fondation.

Voici quelques notes historiques sur Chicoutimi : Les premiers missionnaires, jusqu'en 1782, furent les Rév. Pères Jésuites. La colonisation commença vers 1850 ; mais elle végéta de nombreuses années, c'est-à-dire tout le temps que dura l'exploitation intensive de la forêt.

De 1782 à 1845, un prêtre séculier venait, chaque année, y passer quelques semaines pour y donner la mission. En 1844, les Oblats de Marie-Immaculée se chargèrent des missions du Saguenay et fixèrent leur résidence à St-Alexis de Grande Baie.

En mars 1845, le R. P. Flavien Durocher, O. M. L, vint demeurer à Chicoutimi ; il desservit cette région jusqu'en 1847. Les anciens curés sont^MM. Jean-Bte Gagnon, 1847- 1854 ; Frs-Adelme Blouin, 1854-1856 ; Jean-Bte Gagnon, 1856-1862 ; Dominique Racine, 1862-1880 ; Ambroise- Martial Fafard, 1880-1880 ; Frs-Xavier Delâge, Sr, 1889- 1893 ; Frs-Xavier Belley, 1893-1907.

Le curé actuel est M. l'abbé A. Larouche. L'évêché de Chicoutimi a été érigé le 28 mai 1878. Les évêques sont les suivants : Mgr Dom. Racine, 1878-1888 ; Mgr L.-N. Bégin, 1888-1892 ; Mgr M. -T. Labrecque, depuis le 8 avril

La population, en 1912, était de 5,300. La valeur de la propriété imposable, Chicoutimi-Ouest compris, est de $2,073,- 610. Cette ville de progrès a été en grande partie détruite par le feu l'été dernier, mais elle renaît rapidement de ses

cendres et sera plus belle qu'auparavant. Un nouveau collège plus vaste que le premier est en construction. Une nouvelle cathédrale ne tardera pas de s'élever sur les ruines de l'ancienne.

Chicoutimi possède un évêché, un hôpital, une école normale pour les filles, cinq couvents, une académie de Frères, des écoles, des hommes de profession et de métiers, une vingtaine de bons magasins, une cour de justice, deux banques, deux caisses populaires, un aqueduc, la lumière électrique, un journal, deux revues, six fromageries, trois beurreries, une briqueterie, des usines pour le dévelopement de l'électricité, des ateliers de réparation de machines de toutes sortes, deux compagnies de téléphone, etc., enfin, des usines qui ont coûté plus de deux millions et qui produisent annuellement 90,000 tonnes de pulpe mécanique. Les moulins de la compagnie de pulpe sont situés dans Chicoutimi-Ouest, ou paroisse du Sacré-Cœur.

PaLuant pouvoir hydraulique sur la rivière Chicoutimi, utilisé par la

compagnie de pulpe de Chicoutimi. Production annuelle :

90,000 tonnes de pâte de bois. Comté de Chicoutimi.

Le chemin de fer de la Baie des Ha ! Ha ! relie Chicoutimi à Bagotville. Cette ligne se prolongera bientôt vers le Lac St-Jean, sur la rive Nord du Saguenay qu'elle traversera près de la rivière Shipshaw, à quelques milles du village Ste-Anne. Ce chemin de fer ouvrira à la colonisation une des plus belles comme des plus vastes régions de la province de Québec.

A cause des graves inconvénients qui résultent du commerce de l'alcool, le conseil de ville de Chicoutimi devrait proscrire les buvettes de même que les débits ou magasins où l'on vend ce poison. Les villes et villages qui comprennent leurs véritables intérêts, se débarassent aujourd'hui, sans pitié, de cette plaie sociale.

Chicoutimi est un marché très avantageux pour les produits de la ferme, non seulement des alentours, mais encore de toute la région.

On demande des ouvriers et des colons agriculteurs pour la belle région du nord du Saguenay.

Puissant pouvoir hydraulique sur la rivière Shipshaw, comté de Chicoutimi. Pont couvert bâti par le Département de la

Colonisation.

CHICOUTIMI-OUEST.— (Sacré-Cœur) Dans le comté et le diocèse de Chicoutimi. C'est un détachement de la ville de Chicoutimi. La paroisse est située dans le canton et à l'em-

bouchure de la rivière de ce dernier nom, à l'endroit même où sont construites les vastes usines de la compagnie de pulpe. La gare la plus rapprochée est Chicoutimi-Ouest, pour le chemin de fer de la Baie des Ha ! Ha ! et Chicoutimi (Ville) pour le Québec et Lac St-Jean.

La paroisse du Sacré-Cœur a été érigée au mois de janvier 1903. Les Rév. Pères Eudistes en sont les curés depuis sa fondation. Le curé actuel est le Rév. Père Dréan.

La population qui est entièrement ouvrière s'élève aujourd'hui à 2,325 âmes. On y trouve une belle église bâtie en 1903, treize écoles et un couvent des Sœurs Servantes du Cœur Immaculé de Marie, dont les classes sont fréquentées par 550 enfants.

On compte dix-sept magasins assez importants, une caisse populaire, une fédération ouvrière canadienne bien organisée. Les usines de la Compagnie de Pulpe de Chicoutimi emploient le plus grand nombre des ouvriers de la localité. On trouve un atelier de menuiserie et un moulin à farine et à carde, dans les limites de la paroisse. Jusqu'à

L'école des filles de la paroisse du Sacré-Cœur, Chicoutimi-Ouest, P. Q.

présent, celle-ci a su se protéger contre les buvetiers : on ne trouve pas un seul débit de boissons dans Chicoutimi- Ouest ; il est à désirer que la ville voisine vienne enfin à faire disparaître cette plaie plus redoutable que la peste.

Les journaliers, les menuisiers, etc., sont toujours sûrs de trouver de l'ouvrage à Chicoutimi-Ouest. La main-d'œuvre y est très appréciée.

TQNQUIÈRE. — (St-Dominique) Dans le comté et le diocèse de Chicoutimi. Cette paroisse est située dans le canton Jonquière sur le chemin de fer du Québec et Lac St-Jean. (Jonquière s'écrit sans (( s )) ; c'est le nom du seizième gouverneur de la Nouvelle-France. Le marquis de la Jonquière mourut à Québec en 1752. Le canton et la ville portent son nom.)

Cette ville prospère a été fondée en 1866. Depuis une dizaine d'années, elle est entrée dans une ère de progrès, grâce à l'établissement de l'industrie de la pâte de bois.

Le curé actuel est M. l'abbé J.-S. Pelletier. Les anciens curés sont MM. les abbés F. Gagné, 1866-1869 ; J.-B.-N. Laliberté, 1869-1870 ; T.-P. Bégin, 1870-1874 ; H. Kirouac, 1874-1901.

La population actuelle de la ville de Jonquière est d'environ 4,200 âmes, et la population rurale de St-Dominique est de 1,150 âmes, soit en tout 5,350. L'augmentaion depuis Tan dernier est de 850 âmes.

La plupart des terres sont en culture. Elles se vendent un prix considérable. La valeur des biens imposables est de $743,900 pour la ville et de $6,000 pour la paroisse, soit $749,900, et celle des biens fonds non imposables est de $475,000 pour la ville et de $418,000 pour la paroisse. Le nombre d'acres de terre évalués est de 224,800 ville et paroisse.

A un demi-mille de la ville se trouve un fort pouvoir hydraulique situé sur la rivière aux Sables, Tune des décharges du Lac Kénogami. La Compagnie Price et Frères y a établi un moulin très considérable à pâte de bois, à carton et à papier à journaux. Un village qu'on a nommé Kénogami s'est formé autour de ces usines et deviendra

bientôt une paroisse importante par le développement de l'établissement Priée. On y construit en ce moment une chapelle de 100 pieds par 50. La paroisse de St-Dominique de Jonquière possédera bientôt une nouvelle église ; elle s'élève en ce moment sur l'emplacement où se trouvait l'église primitive qu'on a démolie ; celle-ci coûtera $143,-

La paroisse St-Dominique possède une école modèle, dix-huit écoles primaires fréquentées par 932 enfants, deux banques, une caisse d'économie, cinq moulins à scies, deux manufactures, l'une de meubles et l'autre de portes et de châssis, une fonderie, douze magasins, huit fromageries, etc., des hommes de profession et de différents métiers, etc. Une manufacture de chaussures et une fonderie seront construites bientôt.

La ville de Jonquière vient de se protéger efficacement contre les dangers de l'ivrognerie, si funeste dans un milieu ouvrier, en retranchant énergiquement tous les débits d'alcool qu'on y avait installés. Nous l'en félicitons. Puisse-t-elle persévérer dans cette sage attitude.

Jonquière deviendra sous peu un marché important pour toute la région du Nord du Saguenay. La construction du chemin de fer Roberval-Saguenay augmentera considérablement son commerce.

On demande des ouvriers sobres.

Un bon nombre de familles de cultivateurs pourraient s'établir au nord du Saguenay. Cette belle région sera avant longtemps un centre de colonisation très important.

L'ANSE ST-JEAN. — Dans le comté et le diocèse de Chicoutimi. La paroisse est comprise dans le canton St-Jean ; elle est située le long de la rivière Saguenay, à 22 milles de Chicoutimi.

La paroisse a été fondée en 1864. Voici la liste des anciens missionnaires et curés : Les anciens missionnaires sont MM. Bernard-Benjamin Decoigne, curé de la Baie St- Paul, et Zéphirin Lévêque, curé de la Malbaie, 1831) ; les RR. PP. Oblats M. I., de 1839-1842; M. Charles Pouliot,

curé de St-Alexis, 1842-1844 ; les Pères Oblats, 1844-1853 ; MM. Léandre Gill, 1853-1856 ; Lucien Otis, 1856-1858 ; Louis-Antoine Martel, 1858-1861. Les anciens curés furent MM. Lucien Otis, 1861-1866 ; George-Éric Sauvageau, 1866- 1867 ; Achille-Gustave-Adolphe Girard, 1867-1875 ; Paul Dubé, 1875-1878 ; Joseph-Napoléon Bouliane, 1878-1879 ; Jean-Sévérin Pelletier, 1879-1901 ; Alph. Labrecque, 1910- 1912. Le curé actuel est M. l'abbé Jos. Allard.

La population est d'environ 1,000 âmes. La valeur de la propriété imposable est de $144,890. On compte 130 lots en culture. On estime que 50 fermes et une vingtaine d'autres ayant un commencement de culture sont disponibles.

Cinq moulins à scies, sont établis déjà et fonctionnent bien. Ils sont alimenté par le bois qui vient du haut du Saguenay.

La paroisse possède une église et huit écoles, quelques marchands et une fromagerie, etc.

Des fils de cultivateurs en quête d'un lot ou d'une terre trouveront à l'Anse St-Jean un endroit fort agréable et d'accès facile, en été, par les nombreux bateaux qui remontent le Saguenay jusqu'à Chicoutimi.

Le canton Dumas, annexé au canton St-Jean, pour toutes fins, peut recevoir au moins 60 colons qui y trouveront de bonnes terres et du bois en quantité suffisante pour les aider durant les premières années de défrichement. Un moulin à scies, construit à la Grosse-Ile (canton Dalmas), l'année dernière, a donné un grand encouragement aux premiers habitants de cette paroisse. Avant longtemps, un autre moulin sera construit, un peu plus loin, afin d'accomoder les propriétaires plus éloignés. Une chapelle de 60 pieds par 28 pieds est en construction et sera prête à l'automne de 1912.

On demande un médecin, résidant, un ferblantier, un sellier et des agriculteurs.

ST-AMBROISE.— (Bureau de poste « Rivière à l'Ours )) ) Dans le comté et le diocèse de Chicoutimi. La paroisse est située dans le canton Bourget, à 12 milles de Jonquière, et à 16 milles environ de Chicoutimi, terminus du chemin de fer

Québec et Lac St-Jean et du chemin de fer de la Baie des Ha ! Ha ! Elle a été fondée en 1900. Jusqu'en 1885, elle a été desservie par le curé de Ste-Anne de Chicoutimi, de 1885 à 1903, par le curé de St-Charles Borromée. Depuis 1903, le curé résidant est M. l'abbé Abel Simard.

La population actuelle est de 815 âmes.

On trouve des pouvoirs hydrauliques assez importants sur les rivières à l'Ours, Labonté et des Aulnaies.

Il y a une centaine de terre en culture. Plusieurs lots de bonnes terres sont disponibles. On trouverait aussi quatre ou cinq fermes à vendre.

La valeur des biens fonds imposables est de $125,000, et la valeur des biens fonds non imposables est de $20,000. Le nombre d'acres de terre évalués est d'environ 10,000.

La paroisse possède une église, cinq écoles fréquentées par 200 enfants, deux fromageries, trois magasins, un forgeron, un charron, un cordonnier, un menuisier, deux moulins a scies et un moulin à farine, etc.

On demande des colons agriculteurs. Tous ceux qui voudront s'y établir réussiront facilement à s'y tailler un domaine et à y vivre heureux.

Le chemin de fer Roberval-Saguenay qui passera au milieu de la paroisse va contribuer largement à son développement ; déjà les colons se dirigent sur St-Ambroise et les lots se prennent rapidement.

ST -BASILE DU TABLEAU.— Dans le comté et le diocèse de Chicoutimi. La mission du Tableau qui est desservie par le curé de Ste-Rose de Lima est située sur la rive nord du Saguenay, dans une jolie vallée de trois milles de longueur, à six milles du village de Ste-Rose de Lima. C'est un poste ancien qui constitue un abri sûr aux marins comme aux voyageurs de la côte. Trois familles y sont établies.

On y trouve une chapelle bâtie en 1911 ; Le curé y vient dire la messe quatre fois l'an. Quatre terres seulement sont en culture ; mais sur les hauteurs se trouve une belle lisière de bonne terre s'étendant jusqu'à la rivière Ste-Marguerite.

Un groupe d'une cinquantaine de familles pourraient s'y établir avec avantage.

C'est une région de chasse et de pêche.

On demande des colons courageux pour s'emparer du sol.

ST-CHARLES BORROMÉE.— Dans le comté et le diocèse de Chicoutimi. Cette paroisse est située dans les cantons Bourget et Kénogami. La rivière Saguenay sépare ces deux cantons ; un bac relie les deux rives en été. La ville de Jonquière, située sur le chemin de fer du Québec et Lac St-Jean, se trouve à 12 milles de distance, sur la rive opposée du Saguenay.

La paroisse a été fondée en 1885. Les curés de Ste- Anne de Chicoutimi l'ont desservie jusqu'en 1885. Les anciens curés sont MM. E. Simard, 1885-1890 ; O.-G. Larouche, 1890-1894 ; C.-R. Trembley, 1894-1905 ; J.-E. Tremblay, 1905-1911. Le curé actuel est M. l'abbé Jean Brassard.

La population actuelle est de 440 âmes.

Il y a une quarantaine de lots en culture. Une dizaine de terres améliorées sont à vendre. Des lots disponibles se trouvent en assez grand nombre dans les deux cantons cidessus nommés. C'est une excellente région de colonisation. La valeur au point de vue agricole est bonne. La valeur de la propriété imposable est de $65,650 ; celle des maisons d'écoles, mobiliers, etc. s'élève à $21,000.

La paroisse possède une église construite en 1901, trois écoles fréquentées par 90 enfants, trois magasins, deux moulins à scies, deux fromageries, etc.

La construction du chemin de fer Roberval-Saguenay donnera un élan considérable au développement de cette paroisse.

On demande des menuisiers et des colons agriculteurs.

ST-FÉLIX D'OTIS.-— Dans le comté et le diocèse de Chicoutimi. Cette mission, desservie jusqu'en 1901 par le curé de St- Alexis ou Grande-Baie, est située dans le canton Otis sur la rive sud de la rivière Saguenay, à 14 milles de cette dernière paroisse. St- Alexis est à deux milles environ de Bagotville

(St- Alphonse), terminus du chemin de fer de la Baie des Ha ! Ha ! et de la navigation océanique.

La paroisse a été fondée en 1901, date de l'arrivée du premier pasteur. Le curé actuel est M. l'abbé Alfred Gaudrault. Celui-ci dessert en même temps la mission de Ste- Rose de Lima et celle du Tableau (St-Basile).

La population est d'environ 210 âmes. Le développement rapide de Chicoutimi et de Jonquière, causé par la création de nouvelles industries, a déterminé un mouvement vers ces deux centres et a temporairement arrêté l'augmentation de St-Félix et de ses missions ; mais la fondation d'une société coopérative de colonisation dans cette région fait pressentir un bel avenir pour la paroisse de St-Félix. Il y a une quarantaine de terres en culture; une vingtaine d'autres ayant un commencement de défrichement sont à vendre ; ces terres sont avantageusement situées sur le bord du lac Otis qui mesure 4 milles de longueur. Sur les rangs 2, 3 et 4 d'Otis, on trouve une centaine de lots très propres à la culture. Ces lots appartiennent à la Couronne. La valeur de la propriété imposable est de $21,028.

Un moulin à préparer le bois de fuseaux pourrait s'établir avec grande chance de succès, le bouleau et le tremble se trouvent en abondance.

On demande un forgeron et des menuisiers qui pourraient en même temps faire de la culture payante. Mais on demande surtout des colons courageux. Les lacs, dans cette paroisse, sont très poissonneux. La pêche est une des bonnes récréations des colons.

Le canton Otis offre des avantages précieux à la colonisation.

ST-HONORÉ.— (Bureau de poste « Martel » ). Dans le comté et le diocèse de Chicoutimi. Cette paroisse comprend une partie des cantons Simard et Tremblay et tout le canton Falardeau. Elle est située à 9 milles du village de Ste-Anne de Chicoutimi. Ce dernier village est bâti sur la rive nord du Saguenay, en face de Chicoutimi, terminus des chemins de fer du Québec et Lac St-Jean et de la Baie des Ha ! lia

En été, un service régulier de bateaux met les deux localités en communication. St-Honoré est borné d'un côté par la rivière Shipshaw et de l'autre par la rivière Valin.

La paroisse a été fondée en 1909. Mais plusieurs colons y demeuraient dès 1906. Le curé actuel est M. l'abbé J.-B. Martel, premier curé. Jusqu'en 1910, St-Honoré a été desservi par le curé de Ste-Anne.

La population est d'environ 475 âmes. La valeur des biens fonds imposables est de $80,000, et la valeur des biens fonds non imposables est de $100,000. Le nombre d'acres de terre évalués est de 1,200.

Il y a au moins 85 terres en culture. On estime que 150 lots propres à la culture sont disponibles dans les limites de cette paroisse ; tous sont richement boisés. C'est un centre d'avenir. Plusieurs familles peuvent s'y établir avec avantage.

Il se trouve de bons pouvoirs hydrauliques sur la rivière Caribou, la rivière Valin et la rivière Shipshaw.

Les principales industries sont la culture, les chantiers, le bois de chauffage et surtout la fabrication du fromage. Le foin vient en abondance.

La paroisse possède une chapelle, trois écoles fréquentées par une centaine d'enfants, trois moulins à scies, deux bureaux de télégraphe, une fromagerie.

C'est une région de chasse et de pêche.

On demande des colons agriculteurs, un forgeron, un menuisier et un cordonnier. Un autre moulin pour le bois de sciage pourrait s'y établir avec succès.

ST-NAZ AIRE.— Dans le comté et le diocèse de Chicoutimi. Cette paroisse qui est une ancienne desserte du Sacré-Cœur de Marie, est comprise dans le canton Taché. Elle a ete fondée en 1908. La paroisse de St-Nazaire a été desservie par les curés de St-Cœur de Marie jusqu'en 1908, date de la nomination du curé actuel, M. l'abbé L.-J.-A. Simard.

La population s'est surtout développée depuis 1908. On compte aujourd'hui 525 âmes. La valeur de la propriété imposable du canton Taché est de $124,450.

Une centaine de terres sont en culture. Il se trouve des lots disponibles sur les rangs I à VI. Les terres du canton Taché situées au nord du Saguenay, sont excellentes. Les bois de toutes espèces y croissent en abondance.

La paroisse possède une église, des écoles, des magasins, trois moulins à scies, trois fromageries, etc.

On demande des colons. Une cinquantaine de familles pourrait s'y établir.

La prochaine construction du chemin de fer de Roberval- Saguenay donnera un élan considérable à la colonisation dans cette belle région.

STE-ROSE DE LIMA.— (Bureau de poste « La descente des Femmes )) ) Dans le comté et le diocèse de Chicoutimi. Cet te mission, qui est une desserte de la paroisse de St-Félix d'Otis, est située dans le canton St-Germain, sur la rive nord du Saguenay, à 18 milles de Bagotville, terminus actuel du chemin de fer de la Baie des Ha ! Ha ! Elle a été fondée en

La population actuelle est de 135 âmes. La valeur des biens fonds imposables est de $28,000.00 et celle des biens fonds non imposables est de $30,000.00. Le nombre d'acres de terre évalués est de 1,200.

Il y a 12 terres en culture. On trouve un bon nombre de lots disponibles, parfaitement cultivables, en arrière de Ste-Rose de Lima. Le sol est excellent et le climat très salubre.

La mission possède une chapelle, une école, un moulin à scies, etc. On y trouve un bureau de télégraphe.

On demande des colons agriculteurs et rétablissement d'une fromagerie.

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