‹ Monographies paroissialesChapitre 2 sur 51 · Province ecclésiastique de Québec · texte numérisé non relu

Province ecclésiastique de Québec

" Montréal.

d'Ottawa. . .

de Toronto.

" Kingston.

" Halifax. .

" St-Boniface " Vancouver.

Total en 1913.

Parois. Missions Prêtres

Popul.

Augmentation pendant l'année 1912

Il est intéressant de comparer cette augmentation de 179,010 catholiques dans notre pays à celle de 138,000 pour toute l'Union américaine ! En effet, le « Catholic Directory )) de 1913 indique aux Etats-Unis une population totale de 15.15^.159 catholiques. Or, V augmentation pour Vannée 1912 n'est que de 138,569 ! . . . L'éditeur ne peut s'empêcher défaire remarquer qu'il y a matière à réflexion dans cette faible augmentation !

Comme conclusion générale, nous demandons à nos compatriotes de faire réflexion, non pas sur la stérilité de notre race, puisqu'elle est à la tête des autres, et de beaucoup, sous le rapport de V accroissement naturel, mais de méditer le tableau qui précède sur V expansion de la race française dans tout le Canada! Il est évident que les nôtres de la province de Québec ont largement contribué à V augmentation de la population des autres provinces. Or, charité bien ordonné doit commencer chez soi.

La province de Québec a besoin de tous ses enfants pour remplir les vastes cadres qu'elle comprend. N'oublions pas qu'elle a doublé son étendue territoriale par V annexion de VUngava, et que sa superficie totale est maintenant de 698, milles carrés .'

Parmi les centres nouveaux ouverts à la colonisation, nous attirons /* attention. des nôtres sur la région de la Haie des Chaleurs, dans les comtés de Gaspi et de Bona-

(1) — On trouvera à la fin du volume un tableau détaillé de la population catholique dans chaque diocèse du Canada pour l'année 1913.

voiture, la région de la Matapêdia, dans le rotule de Mafane, ht partie sud des comtés de Rimoushi et de Têmiscouata, une partie des comtés de Beauce et de Frontenac, la région du Lac St-Jean, la M attavinic ou région de la rivière Matfawin, dans les comtés de Hertliier et de Juliette, la région de Labelle et, enfin, le Témiscamingue et l' Ahitihi, vastes territoires pouvant contenir des centaines de belles paroisses.

On le voit, la province a besoin de toutes les bonnes volontés de ses habitants!

Si pendant la prochaine décade, les Canadiens de la province de Québec restaient fidèles à la terre féconde et vivifiante, ce n'est pas une augmentation de 25% que nous aurions à signaler, mais une augmentation de 50%, tout en faisant une part très minime, à l'immigration belge ou française.

Notre générosité à V égard des autres province ne doit pas aller jusqu'à la prodigalité. Il ne faut pas pas que notre province s' affaiblisse par une émigration irréfléchie. La constitution du pays lui a assigné un rôle trop important dans la répartition de la représentation fédérale. Et le meilleur moyen de nous maintenir nombreux et unis dans notre province, c'est d'assurer la prépondérance de notre population rurale, et nous y arriverons en facilitant le défrichement du sol, la base essentielle de V œuvre de la paroisse canadienne. On ne saurait trop le dire, la colonisation est le commencement de la mise en valeur du sol, et par là même, le début de la richesse agricole.

HORMISDAS MAGNAN. Québec, le 13 avril 1913.

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