LE CLAQUE. <S
j'étais beaul BeauV — Non, mais pas rnaU
Pourtant l'air peut-être un peu bête.
En entrant, je cherche de l'œil
Ma Thérèse, ma hien-aimée;
Je l'aperçois sur un fauteuil,
Vive, souriante, animée.
Alors, tremblant, je viens m'asseoir
Auprès d'elle et j'ose lui dire :
— Vous êtes bien belle ce soir, Thérèse. Elle esquisse un sourire!
— Dansons-nous cette mazurka?
— Impossible, elle est retenue.
— Alors, la prochaine polka?
— Monsieur, c'est chose convenue»
0 délire I Ivresse I polker
Avec... Une frayeur mortelle Me saisit : j'ai senti craquer Quelque chose. C'est ma bretelle.
Je la quitte... pas ma bret... Non, — Thérèse... — Je reviens, pardon, II faut que j'aille... je vais prendre Un peu de punch. Veuillez m'attendi'd.
Je me sauve, hâtant le pas Vers une retraite profonde
OÙ d'ordinaire on n'entre pas Quand on sait qu'il y a du monde.
Là, je répare en un instant Le désordre de ma toilette, Je m'ajuste, je m'époussète, Puis, je reviens, joyeux, content.
Thérèse m'attend, je m'élance !
— Pardon 1 pardon, suis-je en retard?
Lui dis-je, avec un doux regard.
— Mais non, monsieur, non, l'on commence.
— Ahl tant mieux alors, j'avais peur.
J'offre mon bras. Pour être à l'aise, Je mets mon chapeau sur sa chaise...
0 dieux I... je pâlis et Thérèse Éclate de rire 0 fureur!
Jugez, messieurs, de ma déveine :
J'avais, au lieu de mon chapeau, Pris le couvercle en bois d'ébène Qui recouvrait...! J'étais en eau.
Le cœur plein d'angoisses mortelle».
Je m'esquivai, tant bien que mal.
Depuis, je ne vais plus au bal.
Et ne mets jamais de bretelles*