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breuses, le fardeau est lourd, mais bâti pour le combat, ïl peut en supporter encore les rudes misères. C’est l’histoire de la division de Notre-Dame qui se répète. Mème diversité de plans, même abondance de requêtes. Chacun a ses ambitions et ses goûts. En 1862, pou les besoins du culte, une partie de Notre-Dame qui longe les bords de l’Etchemin a été rattachée à Saint-Romuald. Un prévoit que les usines construites autour des pouvoirs d’eau magnifiques de cette rivière vont y attirer de nombreux travailleurs, on demande une église dans le Domaine. 1 D'un autre côté à proximité de la gare du Québec Central, on espère bientôt voir se fonder un faubourg populeux. Des francs-tenanciers demandent une paroisse qui embrasse toute cette partie de la paroisse depuis la route qui conduit à Saint-Henri jusqu’à l’ancien chemin de Beauce : le Pavé. D'autres veulent un temple au haut de la coulée Patton.
Les partisans de l'église du sommet de la côte Dawson suivent l'exemple donné autrefois par les premiers paroissiens de Notre-Dame. Cinquante franc-tenanciers s'associent et s'engagent à garantir un emprunt de 20,000 dollars pour assurer la construction d’une église. Un terrain est offert par des citoyens généreux.D'’autres souscrivent des montants considérables Le curé Déziel encourage ces démarches et les appuie du poids de ses paroles auprès de l’Ordiuaire. Le curé de St-Romuald, M: Saxe, seconde les vues des paroissiens qui veulent une église aux bords de l’Etchemin. Qui dira les longues veillées, les nuits d’insomnie que cette lutte a coûté
1 Ains:i nommé parce que le seigneur Caldwell y avait bâti son manoir au commencement du siècle.
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au vénérable vieillard qui présidait aux destinées de Notre-Dame ?
Le 16 mars 1875, MM. Antoine Gauvreau, alors curé de Saint Nicolas, et N. Laliberté, aumônier de l'archevêché, delégués par l'Ordinaire, tiennent une enguê‘e préliminaire dans la demeure de M. Joseph Bourassa, à l'endroit même où 30 ans auparavant M. le grand vicaire Cazeau était venu en délégation. Les commissaires après avoir tenu une enquête minutieuse soumirent leurs opinions à l'archevêque. Après trois mois et demi d'attente, de pourparlers, d’agitation , le premier juil'et 1875, les mènies délégués fixaient enfin le site de la nouvelle église à l'endroit où elle est érigée maintenant. Le 21 août, l’archevêque lançait le décret d’érection canonique ‘. La paroisse nouvelle portait Le nom d: Saint-David de Launberivière.On avait-projeté d'abord de l’appeler Saint David de Dauiac. IL est dit au rapport des commissaires que l’assemblée des francstenanciers ‘ demanda ardemment et respectueusement que le patron de la nouvelle paroisse fût Saint- David, par amour, respect et reconnaissance envers M. Déziel, leur vénéré et zélé pasteur actuel.” :* Nous avons cru, «ju encore les commissaires, qu’un nom peut-Sise trop oublié mais illustre et vénérable dans l’histuire des commencements de notre pays pourrait être tiré de l'oubli en l’ajontant à celui de Saint-Davic comme nom civil de la fuvure paroisse, nous voulons dire celui du cinquième évêque de Québec mort en odeur de sainteté, Mgr de Lauberivière, de sorte que la nouvelle paroisse s'appelle-
rait Saint-David äe Lavberiviëére 2”
1 L'érection civile eut lieu «3 janviez 19 6, | 2 Ce furent là les préludes de Ja 5:;"siivi que 5. le curé Ganvrçau devait si dignement remplir sept ans âprès : ans l: '»-0oï«5e de Notre- Dame .
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Le curé Déziel avait ardemment travaillé pour sa nouvelle création. Un jour, désespérant du succès, il écrivait ces mémorables paroles : Je crois avoir fait mon devoir devant Dieu et devant les hommes, n'ayant en vue en tout que la gloire de Dieu et le bien spirituel de mes paroissiens.......A mon âge, je ne puis espérer vivre encore longtemps, mais les archives rediront que j'ai fait ce que je devais dans cette circonstance.”
Les archives redisent en effet toute sa sollicitude, : mais les événements qui ont suivi parlent encore plus éloquemment que ces pièces justificatives.
Cette paroisse de Saint-David, fille née de son souffle et de son amour, avec ses dix années de vie. est déjà riche d’espérance et d'avenir.
Il fut donné au curé Déziel, au déclin de sa carrière, de voir grandir et prospérer son œuvre, f avait béni les premiers efforts des courageux paroissiens de Saint-David, il les avait encouragés de sa parole éloquente, il vit le’ succès couronner l’entreprise qu’il avait appelée de tous ses vœux et pour laquelle il avait largement payé de sa personne !, T
Le curé Déziel avait doté Lévis d’une église, d’un
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