‹ Monseigneur Déziel [microforme]Chapitre 32 sur 44 · ECCLESILÆ DECUS ET PATRIÆ · texte numérisé non relu

ECCLESILÆ DECUS ET PATRIÆ

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Depuis ce temps, on s’est occupé activement à recueillir des souscriptions et nous devons dire que les citoyens de Lévis, qui ont la mémoire du cœur, ont généreusement donné.

Le 27 septembre 1885, au milieu d’une cérémonie grandiose, la ville de Lévis a vu s'élever sur les hauteurs en face de l'Eglise Notre-Dame, au milieu d’un carré qui porte le nom de Carré Déziel, la statue de son fondateur.

Cette statue de bronze, de grandeur naturelle, représente le curé Déziel, drapé dans son manteau de prélatromain. Cette œuvre d'art est dûe au ciseau de l'artiste Hébert, celui-là même qui a si admirablement taillé déjà les statues de Cartier et de Sala: berry. Le bronze a été coulé dans les usines de Carrier-Lainé & Cie. C'est un véritable chef d'œuvre de l’industrie de notre entreprenant concitoyen, M. C. W. Carrier, et c’est en même temps un témoignage de sa générosité princière.

La statue s'élève sur un piédestal en granit grisâtre des Cantons de l’Est, de onze pieds de hauteur :

Toutes les sommités de l'Eglise et de l'Etat assistaient à cette fête grandiose. Le matin, une messe solennelle fut chantée dans l’église Notre-Dame par Mgr Dominique Racine, évêque de Chicoutimi. M. l'abbé Lionel Lindsay donna le sermon.

Le devoilement de la statue fut fait par sa Grâce l'archevêque Taschereau et son Excellence le lieutenant-gouverneur Masson. L'Eglise et l’Etat voulurent se donner la main pour honorer l’homme de bien qui fut à la fois un prêtre suivant Dieu et un grand citoyen.-

1 Les plans du monument, de l’épitaphe et du carré Dèziel sont dû s au crayon de M. D.-C. Morency, ingénieur civil, de Lévis.

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