‹ Monseigneur Déziel [microforme]Chapitre 40 sur 44 · IN · texte numérisé non relu

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fructum afferatis, et fructus vester mancat.” Et ne croyons pas, mes frères, que cette mission et les fruits qu'elle doit produire soient exclusivement de l’ordre spirituel, et que l’action de l’envoyé de Dieu ne doive pas rayonner au-delà de l’enceinte de l'église matérielle où il dispense les Sacrements et la parole divine. Non, c’est là une fâcheuse erreur condamnée par la Sainte Eglise. Dieu, en effet, a établi dans le monde deux sociétés distinctes, mais en même temps parfaitement susceptibles de s'unir et de former un tout harmonieux : la société religieuse et la société civile ; l'Egiise et l'Etat. Tout homme est appelé à faire partie de ces deux sociétés, car tout homme est composé d’une âme et d’un corps, tout homme est appelé à vivre et à être heureux dans le temps et dans l’éternité A la société civile, l’homme

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que vous

s fruits, appartient plus spécialement par nature ; à la société religieuse, par la grâce.

ncées La première a pour fin le bonheur temporel de hom- l’homme et finitaux portes du tombeau ; la seconde )lège a pour fin son bonheur éternel ; elle “occupe de l'aM- l’homme depuis son entrée dans le monde, Le suit par x qui de là les portes de la mort, et s'inquiète de son sort avalt jusqu’à son entrée dans la gloire du ciel. De même tily que la grâce complète, ennoblii et perfectionne la klem, nature, sans la diminuer, ni la détruire, de même lilée, que l'esprit gouverne le corps à son avantage et non le de à son détriment ; de même, la société religieuse ren- complète, perfectionne et dirige la société civile, et Lu de lui permet d'atteindre plus dignement et plus efficaigue cement la fin que Îni a imposée le Divin Législaaux teur. Si donc tout homme appartient à ces deux soe de ciétés, à plus forte raison, le chrétien, le catholique, me ; et avant tout le pasteur et le prêtre, celui à qui Dieu , les a confié une mission importante dans la principale ssir, de ces deux sociétés. C’est donc dans chacune de es el ces deux sociétés que Jésus-Christ a marqué au mpo- prêtre sa place quand il dit : Posui vos, ‘ je vous ai USS1, établis.” D'un autre côté, si tout homme, en jouissant uits, des droits que lui accordent ces deux sociétés, est Is, el tenu à l’accomplissement de certains devoirs dans les

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