‹ Monseigneur Déziel [microforme]Chapitre 41 sur 44 · SET · texte numérisé non relu

SET

SR SRE ” SEP TRRS

deux ordres naturel ?t surnaturel, à plus forte raison, Ceux qui y occupent un rang plus élevé, ceux qui sont revêtus d’une re:nonsabilité, ceux qui par leurs talents naturels, et par les grâces d'état qu'ils ont reçues, ont été établis pour la ruine ou pour l'édification de plusieurs, suivant l’abus ou le bon usage des dons de Dieu, ceux, en un mot, qui ont été ‘établis pour qu'ils aïllent, qu'ils portent des fruits, et des fruits qui demeurent.” C’est donc en regard de cette règle suprême, de ce code de devoirs sacrés qu’il faut examiner leur vie et lenrs œuvres, pour voir jusqu’à quel point ils méritent l'admiration et les houneurs de l'Eglise et de la société.

Réunis aujourd'hui, mes frères, dans le but de rendre hommage à la mémoire de feu l’illustre Monseigneur Joseph David Déziel, prélat domestique de Sa Sainteté Léon XIII, fondateur et premier curé de la ville de Lévis, notre devoir n’est pas d’examiner, mais plutôt de bénir la Provide: :e de Dieu qui nous à donné en Monseigneur Déziel un pasteur selon son cœur. La voix du peuple, la voix des fidèles a déjà proclamé bien haut le mérite de leur chef et de leur pasteur : verdict déjà ratifié, nous n’en doutons pas, au tribunal du Souverain Juge. Qu'il nous plaise cependant, comme des fils aimants, de nous rappeler quelques traits de cette vie si pleine, de redire quelques-uns des titres de Mgr Déziel à l'admiration de ses contemporains, à la reconnaissance de l’église du Canada. 1 va sans dire que, ce matin. nous nous bornerons à considérer le rôle de Mgr Déziel dans la société religieuse ; à d’autres Phonveur de l’étudier dans sa vie publique et de rappeler ses droits à la reconnaissance de la patrie. Voyons donc, mes frères, avec une complaisance toute filiale, avec quelle fidéhité Mgr Dôziel a correspondu au programme de son Divin Maitre. Posui vos, ut ealis et fruwctum afferatis, et fructus vester maneai.

Le premier ordre intimé dans l'instruction de Jésus Christ est celui d'aller, wt eatis. Le point de

te rai- Ceux ui par qu'ils a pour le bon ui ont Jortent

C'est *e code vie et s méri- 1 de la

but de ‘e Monestique er curé examiieu qui pasteur ix des le leur nous Juge.

imants, vie Si gr Dé-

à reconîire que, le rôle autres et de na ie.

aisance a Cor- ». Posui s vester

ion de boint de

départ, la base de toute vie apostolique, c'est la mission. NotreSeigneur a envoyé ses Apôtres çonvertir les nations: Æuntes, docete etc. Allez; allez prêcher l'Evangile à toute créature, allez détruire l'empire de Satan, allez conquérir le monde sous le joug du Fils de l'homme. C'est donc la mission, c'est donc l’ordre d'aller, qui a fait les Apôtres. Leur nom même signifie envoyé.—Sans la mission, le prêtre n’a ni le droit, ni le pouvoir de porter des fruits, et surtout des fruits qui demeurent. En effet, la vocation ne suffit pas- La vocation, c’est l'appel ; la misson, c’est l'envoi, —Immédiatement avant de donner le mot d'ordre, Notre-Seigneur avait dit à ses Apôtres. ‘ Non vos me elegistis, sedego elegi vos. Ce n’est pas vous qui m'avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis.” Rien ne démontr des clairement qu il ne s’agit pas ici d’un choix, d’un appel, mais d’un commandement formel ‘donné aux Apôtres. Pourtant, la mission exige et présuppose la vocation. C'est aux premières lueurs de sa raison, où au moins dans la tendre adolescence, lorsqu'il fran chit le seuil du Petit Séminaire, que le pieux Joseph David entendit cet appel du Divin Maitre, cet appel au sacerdoce auquel il l'avait destiné de toute éternité. Dieu, qui est la sagesse même, qui dispose tout suavement et atteint fortement ses fins, avait tout fait converger vers ce but. Il avait fait naitre le futur lévite d’une famille patriarcale. L'Esprit. Saint, en effet, à dit au livre d’[saïe, que tel est le prètre, tel est Le peuple.” Et un re ipe fondamental de l’ordre naturel veut que l’efiet participe à la nature de la cause. IL faut donc des parents justes et craignant Dieu pour donner un prètre au Seigneur . Get appel de l’adolescent au service de Dien il se l’entendit répéter aux heures où la grâce sura. bonde, et il conserva dans son cœur la parole de son Divin Maître comme Marie conservait celles de sou Fils bien-aimé. Plus tard, le futur apôtre se releva du pavé du sanctuaire, il présenta ses mains à lonc tion sainte, et l’évêque Signay, qui l'avait ordonné prètre, lui parlant au nom de Dieu, lui dif comm

se UE l'es

Jésus-Christ à ses Apôtres : Posui vos ut eatis. Et il alla.

Les premiers théâtres de son zèle furent la Rivièredu-Loup (eu haut), puis, Gentilly, et Maskinongé, sa paroisse natale.

C'est dans les premières années de ministère sacré, et dans toute la ferveur de sa jeunesse sacerdotale, qu'il fortifia par sa correspondance à la grâce, ces germes de vertus que le Dieu créateur avait déposés dans son âme, et qui devaient porter plus tard des fruits si abondants.A près quelques années d’un minis. tère fructueux, il reçut de son Evêque l’ordre de se rendre en qualité de curé à la Rivière-du-Loup [en bas]. Cette paroisse, aujourd’hui si populeuse, qui s’enorgueillit des privilèges d’une cité, comme son homonyme du District des Trois-Rivières, et qui porte aussi fièrement son nom de Fraserville que l'autre, celui de Louiseville, n’était alors qu’une bourgade sans importance, où la vie du curé ressemblait plutot à celle du missionnaire. En songeant à la prépondérance acquise par ces deux endroits, premiers théâtres de lPaction de Mgr Déziel, une réflexions’offre d'elle-même à l’esprit.Comme tout,dans le cours des évènements, se fait avec prévision,ordre et mesure, ne semble-t-il pas que la Providence, ayant destiné Mgr Déziel à présider à la création de Lévis, l'ait placé successivement aux berceaux de deux villes futures, afin de lui faire faire son apprentissage de fondateur ? Comment en douter, quand on songe à la sagesse de Dieu qui ordonne suavement et sûrement toutes choses à leurs fins, et ces mêmes fins à la fin suprême, qui est sa propre gloire ?

Mais Mgr Déziel ne devait pas seulement fonder une ville, il devait aussi apprendre à élever des temples à Celui par qui ‘règnent les rois, et les législateurs rendent les lois.” Ou plutot, c’est en bâtissant des églises qu’il devait apprendre à fonder des villes. Il devait prouver ainsi une fois de plus dans l’histoire du monde, que la religion est la base de toute société humaine, et que c’est à Pombre du clocher qui domine le foyer des sacrements, que

Et il

vièregé, sa

sacré, lotale, e, Ces épasés rd des miniss de se -Loup 1leuse, :omme ,etqui le que qu’une *essemMngeant droits, une ré- 1t,dans 1,ordre , ayant Lévis, e deux brentisand on ement 1èmes ?

fonder er des et les est en fonder plus a base re du s, que

XHE —

l'homme trouve le plus sûrement tous ies avaniages et les garanties de l’ordre sncial. L'autorité constituée par Dieu commande done comme autrefois ut eatis. Et il part. et il dirige ses pas vers la paroisse de St-Pierre les Becquets. Il y avait là une église à terminer,et depuis quelque temps, l'œuvre commencée avait dû être interrompue par suite d’un léger nuage qui troublait la paix de la famille paroissiale, Mgr Déziel arrive. Sa grande âme, son cœur charitable absorbe tous les intérèts de parti. Tout le monde se donne la main ; on se met généreusement à l'œuvre. Le temple de Dieu s'élève par enchantemeut, et l’on goûte à la même Table Sainte, ‘ combien il est doux et agréable pour des frères d’habiter ensemble ” sous le même toit du bon Dieu. Mgr Déziel, en quitiant la paroisse de Saint Pierre pouvait repêter à ses chères ouailles les paroles du Divin Maître : ‘Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix,” et eux à leur tour, pouvaient dire avec reconnaissance ‘ bienheureux les pacifiques, car ils seront appelés les fils de Dieu.’

Après ceite époque nous retrouvons Mgr Déziel à Saint-Joseph de Lévis. Cette paroisse semble être l’école où il s’est préparé immédiatement à son rôle de fondateur. C’est là qu’il médita son projet d’établissement sur ces hauteurs illustrées jadis par les iaits d'armes du preux chevalier de Lévis. C’est de Là que son regard dévina le site d’une vitte future. L'Eglise de Jésus-Christ a été comparée à une cité placée sur la montagne, L'œuvie de Mgr Déziel n'était donc que la réalisation de cette parole divine. ‘* Cest alors qu'un jour, disiez- vous, mes chers frères, dans l'adresse que vous présentiez à Mer Déziel à l’occasion de sou jubilé sacerdotal, la vieille cité de Champlain vit avec étonnement se dresser, au nivean de son promontoire, un superbe édifice, surmonté d’un clocher et d’une croix. C'était une église, en effet, mais au milieu de la solitude qui l’entourait, on cherchait en vaiu les fidèles qu'elle devait abriter, Peu à peu cependant, et par enchantement, on vit sortir de cette solitude toute une

famille qui se groupa à son-ombre et sous son aile ; on lui vit arriver de tous côtés, comme à cette Jérusalem figurative dont l’admirable fécondité étonnait le prophète ‘ des enfants qu’en son sein elle w’avait point portés.” Et de ce groupe hétérogène d'enfants qui n’avaient connu ni le même berceau, ni la même mére, se forma une seule famille unie de cœurs, d’aspirations et de sentiments.”

C'est ici, mes frères, la dernière étape de la mission de Mgr Déziel. C’est ici surtout qu'il doit exécuter le deuxième article du programme du Jésus-Cnrist. C’est ici qu’il doit porter des fruits. C’est ici qu’il doit dire avec son royal patron :‘ Le passereau a trouvé une demeure, la colombe, un nid pour y placer ses petits. Ce sont vos autels, Seigneur, altaria lua, Domine Deus virtutum, que votre serviteur a choisis, pour y réunir ses ouailles et s’y reposer en attendant les gloires de la résurrection. ”

La fécondité, voilà, mes frères, un des premiers caracteristiques de l’action divine. Au commence. ment était le néant ; Dieu dit, l'univers fut créé. Au commencement étaient le chaoset les ténèbres ; Dieu dit, et la lumière brilla. L'esprit de Dieu fut porté sur les eaux ; le monde avec son ordre admirable sortit de ce souffle fécond. Jésus-Christ, envoyé pour mettre la dernière main à l'œuvre divine, fonda l'Eglise, cette mère féconde entre toutes. Il ordonna à ses Apôtres ‘de porter des fruits, et les Apôtres plantèrent l'Eglise en l’arrosant de leur sang généreux. Cette action fertilisante de l’apostolat catholique s’est perpétuée à travers les âges, et subsist-ra jusqu'à la fin des temps ; c’est une des preuves de sa catholicité, car pour être catholique, ou universelle, il faut que l'Eglise multiplie partout et toujours le nombre de ses enfants.

Le ministère de Mgr Déziel, que de fruits n’a-t1l pas portés ! Dans l’ordre spirituel : que de pécheurs convertis pur le zèle de sa prédication et sa charité sans borne ; que d'enfants régenérés ; que de familles chrétiennes fondées ; que de moribonds consoles et fortifiés! Vous parlerai-je des aumônes qu'il a

aile ; cette ndité

sein )£Èène “eau, unie

ssiO1l uter arist.

ldoit ouvêé 11 ses lua, oisis, atten-

miers ence.

créé.

bres ; u fut e adt. envine, s. Il et les sang stolat ; subpreu- >, ou put et

’a-t-il heurs \arité amilisoles ail a

Page 1