‹ Monseigneur Déziel [microforme]Chapitre 43 sur 44 · AN · texte numérisé non relu

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ment restauré et embelli, qui donne une éducation supérieure à un nombre toujours croissant d'élèves distinguées ; c’est l’hospice ; c’est le collège.

Mais le progres de Lévis est surtout sensible pour quiconque, comme moi, a dû s'éloigner pour quelque temps de ce séjour béni.

Il y a trois mois à peine, mes Frères, je me rapatriais après une absence de deux longues années. À la suite d’une traversée orageuse jallais bientôt saluer avec bonheur les hauteurs de notre ville bien-aimée. Mes yeux avides de reconnaître tous les traits de sa physionomie pittoresque, contemplaient à l'avance tous les charmes de ce ravissant tableau. Mais voilà qu’en face de la réalité, je reconnais à peine l'aspect d: Lévis, tant cette boune ville a crû et s’est développée, tant l’œuvre de son fondateur y a pris de la force et de la prospérité. C’est, d’abord, l’hospice St-Joseph de la Délivrance, qui dresse fièrement son avant-corps majestueux couronné de la colossale statue de son Protecteur étincelant au s0leil ; l'hospice, œuvre nie du pasteur et de ses bre bis. du fondateur de la ville et de celui qui présida Longtemps à à ses destinées civiques, de celui qui, avant son titre de père de la cité, tenait à celui de père des pauvres, et dont le nom vivra éternellement dans la mémoire des membres souffrants de Jésus- Christ. L’hospice a doublé ses proportions, a décuplé le nombre de ses habitants depuis sa fondation il y a àpeine quelques années. Evidemment le doigt de Dien est là.

Mais le trait le pins frappant de ce tableau, la preuve la plus évidente de la stabilité et du progrès des œuvres de Mgr Déziel, c’est le 1éveloppement du collège. Et ici, mes frères, j'invoque un droit tout particulier de vous parler de cette institution sans . mériter le reproche d’égoisme.

C'est que la fondation de cette maison, d° abord , puis le premier agrandissement en 1875, et enfin, le dernier, en 1884, ont eu lieu sans que j'y ai participé. Je suis ‘toujours arrivé après que les plans eussent été combinés et les construciions décidées. Je puis donc

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vous dire sans orgueil, que de toutes les fondations de Mgr Déziel, c’est la plus merveilleuse. D'abord, parce qu’elle préside à l'œuvre la plus efficace et la plus fondamentale de la religion, celle de fournir à l'Eglise des apôtres et des missionnaires, à la société des hommes vertueux et instruits ponr l’édifier et la diriger. En second lieu. varcequ’elle à grandi comme le grain de senevé, sans avoir eu de secours extraordinaires de la part des hommes, arrosée seulement des eaux du ciel, et alimentée par la main généreuse de la Providence.

Il faut donc que La Reine [mmaculée du ciel que Mgr Déziel nous a donnée pour patronne. il faut que St-Joseph, qu’il a préposé au soin du temporel de notre maison, aient bien accueilli les prières qu'il leur a adressées. (Cette maison, que son fondateur mourant regrettait de laisser inachevée, avec quelle majesté ne dresse-t-elle pas au sommet de ces collines, en présence de Québec et des Laurentides, sa façade imposante ! Certes, si le vertueux supérieur, qui succéda à Mgr Déziel, et qui fut toujours l’âme du collège, eût pu voir de ces yeux le perfectionnement de son œuvre, avec quel bonheur n’aurait-il pas chanté le Nunc dimiltis avant de suivre de si près dans la tombe son vénérable prédécesseur !

Il y a à peine trois ans que Mgr Däziel allait rendre compte au Divin Maitre de ses 52 années de sacerdoce et de travaux apostoliques au service de celui qu’il avait choisi pour être la part de son héritage. Il dort maintenant de son dernier sommeil dans le sanctuaire de cette église que ses mains ont élévée au Dieu.vivant, au milieu de ce peupie de Lévis qu'il a tant aimé. Mais il n’est pas mort tout entier. Car il est écrit que la “ mémoire du juste vivra éternellement.” Un ouvrier de la vigue du Seigneur, de la trempe de Monseigneur Déziel, ne travaille pas dans le champ de l'Eglise sans y laisser des traces vivantes de son ‘passage. Les ‘æuvres qu’il a fondées sont assises sur des bases trop solides ; la bonne semense qu’il a laissée dans

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