‹ Monseigneur Henry VerjusChapitre 36 sur 226 · mars · texte numérisé non relu

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serpent! » ... Les ordres des supérieurs, je ne veux rien en savoir et rien en dire. On a eu raison; j'ai eu tort. Mon Dieu, coupez, frappez; je suis prêt. Frappez surtout sur mon cœur. Je veux me taire et vous aimer, et vous le dire plus fort que jamais1. » — «... Le T. R. Père est bien triste, dit-on. Pauvre bon Père ! Ah ! s'il savait du moins toute la tendresse et toute la vénération que je lui porte 2 ! »

Continuons à pénétrer dans le secret de cette àme, nous n'y prendrons pas seulement plaisir, nous y trouverons profit.

« Désormais, je ne jouerai jamais de l'harmonium sans invoquer sainte Cécile et sans avoir devant moi une image de la Flagellation. Je regarderai tous mes actes d'orgueil comme autant de coups de fouet donnés à mon Jésus... C'est si laid de faire parade devant Notre-Seigneur luimême, et en le louant3. »

« J'éprouve un dégoût immense pour tout ce qui passe. Je n'aime plus que Dieu, me semble-t-il, et l'âme de mes amis : elle ne passe pas. Je me réjouis de les revoir au ciel.

« Le jour de ma première communion m'apparaît bien beau, celui de ma première messe encore plus... Et celui du martyre! Quel bonheur! 0 mon Dieu, je ne puis plus attendre!... Ou bien, faites-moi souffrir !... Crucifiez-moi avec vous4'!... »

« Le désir du martyre augmente d'intensité, c'est bon signe. Quelquefois ce désir me parait une ironie chez moi. Que suis-je donc, sinon un composé de contradictions ? Je suis double en tout5. »

Nous pourrions enfiler toutes ces paroles comme font les enfants pour les perles; nous aimons mieux, de temps

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