‹ Monseigneur Henry VerjusChapitre 45 sur 226 · août · texte numérisé non relu

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vidence m'envoie un matelas et je m'y endors jusqu'au lendemain. »

Certes, c'était une joie pour lui de se dépenser au service de tous; cependant il avait compté sur les deux mois de vacances pour travailler à ses Missions. Impossible. Dans l'intervalle des offices, on l'emploie à la réinstallation de la bibliothèque : « J'y vais. Je veux obéir en tout. Pauvres plans de vacances, chères Missions!... Mais non, tout cela ne sera pas perdu. Quand je me serai vaincu moi-même, j'aurai beaucoup fait... . Mon Dieu, que je comprends bien mon néant! J'aime à m'enfoncer dans cet abîme l. »

Une joie pourtant lui était réservée le 8 septembre, à la grande fête anniversaire du couronnement de Notre-Dame du Sacré-Cœur. Parmi les personnages présents, il y avait un Missionnaire de Chine, Mgr Guillemin, évêque de Canton, escorté d'un jeune sous-diacre chinois. Le frère Verjus aborde l'Evêque-Missionnaire, lui baise les pieds et les mains, puis l'entretient de sa vocation. Non seulement Mgr Guillemin lui donne un souvenir et l'encourage, mais encore il lui promet un mémento à la messe pour lui, pour un de ses amis, pour sa mère. La pensée qu'un saint évêque, un Missionnaire, prierait à ses intentions, le transportait et il écrivait à tous son bonheur 2.

Après les fêtes, il regagna Chezal-Benoit, mais pour en bientôt repartir avec la Petite-Œuvre tout entière.

Le 1er novembre, en la solennité de Tous-les-Saints, à la fin des vêpres, on annonça à l'École apostolique qu'elle devait quitter la maison où elle habitait depuis quatorze ans, le lendemain, de grand matin, Mgr Marchai, archevêque de Bourges, voulant éviter une expulsion bruyante.

«Pauvres enfants! Pauvre Petite-Œuvre!» Tel' fut le

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