‹ Monseigneur Henry VerjusChapitre 75 sur 226 · novembre · texte numérisé non relu

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cilié qui s'étaient battus à coups de couteau. Un vieillard pleurait en lui disant : « Che Dio vi benedica! Que Dieu vous bénisse ! » Un autre, qui semblait hostile et s'enfer niait dans un silence significatif, l'appelle enfin et se rapproche de Dieu. « Oh! qu'il fait bon, écrit-il le soir *, faire du bien! Mon Dieu, quand donc aurais-je entre les mains mes chers sauvages ! » Les religieuses le vénéraient.

Ni la visite aux malades, ni ses fonctions près des enfants et près des Frères, ni ses études ne le détournent du grand ouvrage de sa sanctification personnelle. « Oh! oui, Jésus, mon bien-aimé Jésus, je veux être tout vôtre, soyez tout pour moi. Soyez surtout mon médecin et mon docteur. Oui, mon Dieu, guérissez ma pauvre âme. Elle est lassée des créatures trompeuses. Elle est fatiguée par ce corps que vous lui avez donné. Soyez son médecin, vous, mon Dieu. Je ne le déteste pas, ce corps de mort : il me servira pour vous prouver mon amour. Je le fatiguerai un jour à loisir. Je le crucifierai et martyriserai pour vous, mon Jésus. A cause de cela, je ne le déteste pas ; mais il me fatigue, il est lourd, il est toujours en bas, il m'humilie. Je voudrais le châtier: l'obéissance ne veut pas; mais plus tard, lorsque l'obéissance me dira de travailler, oh ! alors, je vous le promets, jamais je ne compterai avec lui. Ce sera son tour2 ! »

Le supérieur le trouve fermé, et souvent il lui en fait la remarque. Cela ne laisse point d'étonner un peu le Frère, car il n'a pas d'arrière-pensée, et il lui semble que son âme est ouverte comme un livre. « Il faut donc, dit-il, qu'il y ait quelque chose d'involontaire en moi qui me donne un extérieur sombre en face de mes supérieurs. Je sais que je suis très timide en leur présence. C'est une croix pour moi toutes les fois que je vais frapper à leur

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