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et que les moyens humains leur manquent. C'est au Cœur de Jésus à tout faire. Où vont-ils descendre? Qui leur fera leur pauvre maison? Que ne suis-je là-bas! Je leur aiderais à la construire, à se nourrir, à se vêtir sur cette plage inhospitalière où ils sont peut-être. Mon Dieu, soyez leur Providence1. » Quelques jours plus tard, le bruit courait que quatre hommes de la colonie de Port-Breton avaient été mangés par des anthropophages devant un cinquième condamné à prendre sa part de l'horrible festin, et le frère Verjus écrit : « Mon Dieu, faites que cela ne décourage ni nos Pères, ni nos vénérés supérieurs. S'il faut que quelqu'un soit mangé, que ce soit moi! Je ne suis guère bon qu'à cela2... » Le 19 février 1882, arrivé à Rome le frère Georges Durin. On se souvient qu'il accompagnait son oncle en qualité de Frère coadjuteur pour la Nouvelle- Guinée. Cette arrivée soudaine et absolument inattendue fut au scolaslicat comme un coup de foudre. Le frère Verjus multiplie d'abord les questions; mais le R. Père supérieur, jugeant à propos de ne pas répondre, le Frère écrit : « Je vais à la chapelle, je prie, je pleure, je cpnjure le Cœur de Jésus de ne pas nous abandonner, et je m'offre comme victime pour le salut de nos chères Missions. Le courage ne me fait pas défaut; au contraire! Je sens que les épreuves sont le signe du triomphe... » Et il conclut de la sorte : « Sois un saint et le Sacré Cœur hâtera ton bonheur. » Quelques heures plus tard, il apprend de la bouche du frère Georges que son oncle l'a quitté à Brindisi et qu'il rentre en France. Un supérieur qui abandonne son poste... — le lecteur n'a pas oublié par suite de quelles circonstances pour ainsi dire fatales, — est-ce que, du même coup, l'œuvre ne va pas crouler? Le frère Verjus renouvelle son acte d'immolation complète : « S'il faut une victime, ô mon Dieu, me voici! Faut-il du sang? prenez le mien. Si notre chère Société doit payer le tribut avant d'entrer en Nouvelle-Guinée, oh! prenez-moi, mon Dieu... Il