‹ Monseigneur Ignace Bourget, archevêque de Martianopolis (ancien évê que de Montréal) [microforme]Chapitre 16 sur 21 · DE · texte numérisé non relu

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nouvelle : l’Université catholique de Québec fut fondée, et Monseigneur s'associa avec son peuple à la joie du métropolitain et de ses fidèles. Pour lui, il poursuivait sans relâche son plan de rebâtir la cathédrale ; mais où la placer cette fois ? Les habitants de Saint-Jacques n’admettaient pas la possibilité de le voir abandonner leur quartier, iis ne se sentaient nullement responsables des incartades de l'incendie de 1852, et croyaient qu'ils avaient quelques droits, après les sacrifices faits pour la première cathédrale, de voir la seconde érigée chez eux. D'ailleurs l’idée d'aller s'établir en haut de la rue Saint-Denis, au croisé de la rue Sherbrooke, souriait à Sa Grandeur. Il hésita longtemps.

Une autre idée prévalut; elle avait de la grandeur, et c’est par cela même qu’elle gagna le prélat.

On voulait porter la nouvelle cathédrale au milieu même du quartier anglais, tout près de Christ Church, comme un boulevard avancé du catholicisme, et une espérance de voir un jour tous les Montréalais catholiques. Son zèle rêvait La conversion Ge nos frères séparés ; ce sera la même pensée qui le poussera plus iard à demander aux Pères Jésuites de bâtir une vaste église au Sacré-Cœur, au lieu d’une chapelle ordinaire, pour laquelle ils

avalent commencé de recevoir des aumônes, afin, disait-il, d'y attirer la population protestante pur des sermons de controverse,

D'ailleurs le nouveau temple devait, par ses proportions, rappeler le plus pur esprit romain ; il fallait une basilique, et Monseigneur, en visitant Rome, se convainquit que la Basilique du Vatican était seule digne de représenter au monde nouveau la pensée d’unité catholique, à laquelle il vouait sa vie entière: ‘“ Sans ** doute, disait-il, ce sera un Saint-Pierre “ en petit; mais il rappellera l’autre, et “ nous y reliera plus sûrement.”

Il exposa tous ses motifs dans sa lettre pastorale du 27 août, et partit pour Rome, afin de mettre ses projets sous la protection de Marie Immaculée, et coopérer à Ja proclamation de ce dogme qu’il avait tant aimé et vénéré.

Ses lettres de cette époque aux fidèles, aux communautés religieuses et au clergé respirent la piété la plus douce et la plus confiante envers Marie, et sont tout embaumées des parfums de la plus pure spiritualité. Il explique les raisons pour une prompte proclamation de ce dogme, les fondements sur lesquels il s'appuie ; ses applications pour toutes les conditions de la vie, et ses fruits dans l'avenir.

D'ailleurs, si agitée que soit son existence, il ne cesse de poursuivre partout ses études sur l'esprit, les doctrines, et la liturgie romaine.

C'était à Rome que Mgr Wiseman avait, près des tombes des martyrs, commencé d'écrire son livre de Fabiola, et il continua de tracer ce récit tout le long de sa route, dans les presbytères ou les séminaires où il s’arrêtait, voire même sur une table d’auberge. Mgr Bourget aussi était de ces hommes qui savent sauver du temps là même où tout le monde en perd.

Il trouva donc moyen, au milieu de ses occt.pations, d'écrire son livre sur les Cérémonies de l'Eglise romaine, et en passant à Paris (1855), il l’offrit au ciergé français comme un mémorial destiné à resserrer les liens qui n'ont jamais cessé d'exister entre les deux Eglises.

Au retour, les difficultés qu’il rencontra pour la construction de la cathédrale, et qui le forcèrent de faire un appel plus vif à son clergé (1856), ne l’empêchèrent pas d'établir une institution très urgente pour le pays : l'Ecole des Sourds-Muets.

Il svait visité, à Lyon, en compagnie du père Querbes, supérieur des frères Viateurs, un établissement de ce genre dirigé avec un grand succès par M. Forestier.

Le père Querbes reçut dans sa congré- Sation un des Professeurs de Lyou, et -Onseigneur confia à ces religieux cette Srande entreprise. Elle eut un Succès qui iSmente chaque Jour. Plus tard, l’éta-

issement des Sourdes-Mnettes, établi SOUS ses auspices, COuronna cette œuvre,

et dota le Pays d’une de $es Meilleures Institutions.

l semblait que cha tificat dût vo

que jour de ce ponir éclore une germination nouvelle du b

ien et de Ja Charité, Saint-Sulpice POUrsuivait avec Succès

à plus ingrate de ces LÈ vue, mais non Pas la moins utile : l'établissement d’un grand séminaire. C'étai temps Caressé, longtemps i nérables suné :

n'avait pu aboutir. Des 1812 aVait offert à M. R direction de la jeunesse ecclésiasti district de ontréa] : Mais, désir de S OCCuper d’une œuvre Sardait comme la Principale de tion de Sulpicien, le pieux dû décliner cette invitatio "9T Lartione aVait fait un ESsal à Saint-Jacques, et lorsqu’en 1836, il fut connu officiellement vomme évêque de Montréal, il pria Saint-Sulpice de se char-

qu'il rela voca-

Supérieur avait n.

ger de former son clergé. Le personnel manquait, il fallut ajourner encore; mais le saint évêque avait la chose tellement à cœur, que sur son lit de mort, il demanda à son coadjuteur qui allait lui succéder, de terminer cette affaire aussi vite que possible.

Pendant les vacances, Mgr de Nancy ayant fait subitement prévenir qu'il ne pouvait tenir la parole qu'il avait donnée de prêcher la retraite ecclésiastique, on s'adressa à M. Billaudèle, ancien supérieur de philosophie à Clermont, et occupé au ministère depuis son arrivée au Canada (1837) ; il accepta avec simplicité.

Dieu bénit son sacrifice ; le succès fut si complet qu’à la fin de la retraite, Mgr voulut que Saint-Sulpice se préparât à ouvrir le séminaire; on n'avait pas à s'inquiéter du directeur, il était tout trouvé en la personne de M. Billaudèle.

Les Messieurs hésitaient à s'engager dans une semblable entreprise. M. Villeneuve, dont l’optimisme est resté proverbial parmi les siens, paraît-il, affirma que ce projet était très-facile à réaliser : il fit préparer une aïle de l’ancien collège, et dès cette année, dix ou douze clercs vinrent s'établir dans ce séminaire improvisé.

M. Billaudèle enseignait l’Ecriture

ISERE

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