L'ÉTAT DE LA RELIGION ET FAIT LES RÉFLEXIONS QUI SUIVENT
“Les étrangers ne soupçonneraient pas que la religion catholique eût de
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ressources, en pr persécutions. Mais Dieu s'y élus, et l’on peut
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liques anglais, qu'ils sont les sujets de l’empire les plus paisibles. Le gouvernement leur rend cette justice, mais n’a encore pu se résoudre à leur émancipation, par diverses considérations politiques dont la plus vraisemblable est la jalousie qu'en éprouverait le peuple d'Irlande, «soeurs auquel on ne veut point l’accorder. ” «On pourrait ajouter à cela l'opposition
constante du clergé anglican dont les prélats croient apercevoir leur ruine dans l'émancix-ci continuent
, des catholiques ; C£U de pétitionner le parlement pour leur émancipation, parce qu'ils voient avec peine les familles nobles de leur communion exclues des places auxquelles leur naissance les appelle. Il est remarquable que le premier ducet le premier comte d'Angleterre soient catholiques. (*) Ajoutez-Y plusieurs autres
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() Le duc de Norfolk, et le comte de Shrewsbury.
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Du reste, sous une infinité de rapports, l'émancipation ferait plus de mal que de bien 4ux catholiques, en réveillant la vanité, l’ambition de parvenir aux places qui leur seraient ouvertes, et en les jetant, au préjudice de leur foi et de leur morale, dans les sociétés protestantes. ”
Ces prédictions se sont en partie réalisées, dit M. Ferland, car lorsque l’acte d’émancipation eût été accordé aux catholiques, quelques-uns des grands seigneurs qui avaient conservé extérieurement la religion de leurs pères, plutôt par un sentiment d'orgueil que par attachement à la foi, renoncèrent au catholicisme, qu'ils regardaient comme plus gênant dans ce monde que le protestantisme.
A la suite de ces réflexions sur l’état de la religion catholique en Angleterre, l’évêque tourne ses regards vers le Canada. ‘‘ Les ha.
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bitants du Canada,dit-il,se félicitent beaucoup de n’avoir jamais eu à gémir sous les privations qu’endurent les catholiques en Angleterre. Hélas ! s’ils considéraient la chose sous le rapport de la religion, ils reconnaîtraient qu'ils n’y ont rien gagné. La liberté de la religion ne consiste pas précisément à faire des processions dans les rues, à porter les sacrements au dehors avec solennité, à faire marcher la croix et le clergé à la tête d’un convoi. Cet extérieur a assurément son avantage et donne à nos cérémonies une pompe dont Dieu peut tirer sa gloire. Mais, indépendamment de tout cet extérieur, on peut dire que la religion est libre, lorsque les fidèles peuvent, sans être inquiétés, en faire les exercices dans leurs maisons et leurs églises, entendre la parole de Dieu, chanter ses louanges et participer aux sacrements. Les catholiques anglais ont cet avantage et l’apprécient beaucoup. ”
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