‹ Monseigneur Joseph-Octave Plessis, premier archevêque de Québec [microforme]Chapitre 12 sur 13 · QUELQUES NOTES RELATIVEMENT A LA FRANCE · texte numérisé non relu

QUELQUES NOTES RELATIVEMENT A LA FRANCE

Il exprime le plaisir qu'il éprouve de pouvoir parler français et de fouler le sol de la France, puis il ajoute :

“ Après avoir voyagé dans les élégantes voitures d'Angleterre et y avoir été conduit par des chevaux luisants et noblement enharnachés, on recule presque d'horreur à la vue des lourds et sombres carrosses de France, portés sur des roues aussi épaisses que celles des chariots, et conduits par des chevaux assez vigoureux, mais maigres, sales, attelés de cordes ou de mauvais cuir, avec des attels de colliers larges comme des cangues et surmontés de quatre à cinq livres de laine bleue ou rouge...

“ Les chemins, quoique inférieurs à ceux d'Angleterre, étaient néanmoins beaux, et nous les avons trouvés semblables par toute la France. Les hôtelleries de France ne valent pas Celles d'Angleterre du côté de l’ordre et de ka propreté. On n’y connaît point, l'usage des tapis, quoique les appartements aient généralement des pavés au lieu de plan.

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chers, ce que les étrangers trouvent fort incommodes pour les pieds et encore plus pour les genoux, quand ils veulent prier. ”

D'un autre côté, les campagnes lui parurent.

plus riantes en France qu’en Angleterre.

‘ Plus de ruisseaux, écrit-il, plus de bosquets ; les arbres, même isolés, ne présentent gas la : même monotonie ; les vallées sont plus variées ; les champs, plus vastes, ne sont pas divisés, comme dans l’autre royaume, à

‘l'instar des carreaux d’un damier

un soin extrême d'entretenir une rangée d'arbres de chaque côté des grands chemins, etily a très-peu d’endroits où ce soin soit négligé. ”

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