‹ Monseigneur Joseph-Octave Plessis, premier archevêque de Québec. Par L.O. DavidChapitre 19 sur 29 · DÉVOTIONS · texte numérisé non relu

DÉVOTIONS

Comme enfant de Mr. Olier, j'aurai une grande dévotion au T. S. Sacrement de l'autel et à la T. S. Vierge, et j'y joindrai la dévotion au Sacré-Cœur, ayant le bonheur de faire parlie de l'association établie en son honneur.

T Très-Saint Sacrement. — J'aurai une grande dévotion au T. S. Sacrement; c'est la dévotion par excellence du prêtre et du Sulpioien, et en la faisant paraître, je ne crois pas devoir faire un acte de surérogalion, mais je remplirai mon devoir et mes obligations. Je témoigntîrai cette dévotion par la manière dont je dirai la sainte messe, m'y préparant, faisant l'action de grâces, et vivant avec toute la pureté possible. Pour

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entrer entièrement dans ces sentinnents!, j'anfai à év'ter les péchés véniels; je ferai donc tous mes efforts pour en diminuer le nombre tous les jours. Celte dévotion, je la ferai encore paraître par mon maintien dans les églises, surtout pendant les saints olRces, me gardant bien de la moindre chose qui serait tant soit peu contraire à la modestie et à la décence, évitant de promener mes regards sur l'assemblée des fidèles, ne passant jamais devant l'autel sans saluer et adorer celui qui y réside, modérant mes pas; en un mot, me conduisant dans la maiison de Dieu, au moins, avec le même rpspect et la même décence que j'aurais dans la maison d'un roi de la terre.

1° Je ferai tous les jours dans l'aprèo-dîner une visite à N. S. ; mais comme il peut arriver quelquefois que mes occupations ne me le permettent pas, j'aurai soin de faire tous les jours mon action de g âces à l'Eglise, afin d'y pouvoir suppléer.

2*' Dans mes oraisons, quand le sujet s'y prêtera, je m'appliquerai à méditersur les vertus que N. S. fait paraître en son sacrtment d'amour ;

par exemple, en méditant sur la vertu d'humilité, je me rappellerai comment Noire Seigneur nous en donne, dans l'Eucharistie, un grand exemple.

3° Ne pas omettre la demi-heure que je dois faire chaque semaine, en surplis, au nom de la communauté.

II Très Ste. Vierge. — Si je veux me maintenir dans l'anr>itiô de mon Dieu, pratiquer la vertu, et être un bon prêtre ; si je veux aussi contribuer à la sanctification du prochain et bien diriger les âmes qui me seront confiées, il me faut, à la dévotion au St. Sacrement de l'autel, joindre la dévotion à la Sainte Vierge ; impossible autrement de faire quelque chose de bien et de bon. Avec son secours et son assistance je puis tout, et je suis fort, omnia possum. D'ail- fl leurs la reconnaissance seule devrait suffire à m'attacher pour toujours à servir et à aimer Marie. Si je suis prêtre aujourd'hui, à qui le dois-je, sinon à cette Vierge d'amour qui n'a cessé de me donner les témoignages les plus tendres de pitié et d'intérêt? Voici les pratiques que j'observerai en son honneur :

1» Je m'efforcerai de célébrer ses fêtes avec toute la piété possible ; me préparant à leur célébration par une neuvaine, telle que prescrite dans le Traité des Indulgences, (J'y manque)

2° Tous les jours, je dirai mon chapelet à l'heure indiquée ci-dessus.

3° Tous les samedis, je ferai l'oraison sur une des vertus de la T. S. Vierge, ou sur un de ses privilèges.

4° Je m'appliquerai à bien faire les petites prières que j'ai à dire tous les jours en son honneur, telle que V Angélus^ le S>ub tuum etc., etc. 5° En sortant de ma chambre et en y entrant, je lui demanderai sa bénédiction, aussi bien que le malin et le soir.

Enfîn je tâcherai de la servir et de l'aimer de tout mon cœur, étant bien assuré que la fidélité que j'aurai pour elle devra un jour me conduire au port éternel : servus Mariœ nunquàm peribitj le serviteur de Marie ne périra jamais.

Je prendrai aussi à cœur d'inculquer cette dévotion aux autres, aux personnes surtout qui me donneront leur confiance. Je donnerai sou»

vent à celles-là, au St. Tribunal, pour pénitence des actes à faire en l'honneur de Marie ; je les mettrai sous sa protection et je prétendrai ne les diriger qu'avec son aide.

III Sacré-Cœur. — A ces deux dévotions, j'ajouterai celle du Sacré-Cœur de Jésus, auquel je me suis lié d'une manière particulière en entrant dans son Association. Pour l'honorer d'une manière toute particulière, je me propose les moyens suivants :

1° Tous les matins, en faisant l'offrande de mes actions, la faire par le Sacré-Cœur, et m'unir à toutes ses dispositions intérieures.

2° Ne pas oublier le rendez-vous que tous les membres se donnent dans le cœur de Jésus tous les jours, à neuf et à quatre heures; si j'oubliais de le faire à ces heures, je le ferais au premier moment que j'y penserais.

3' Tous les vendredis, je ferai mon oraison sur un mystère de la Passion de N. S., et le premier vendredi de chaque mois, je la ferai sur le Sacré-Cœur et je tâcherai en ce jour, de ranimer ma dévotion, en le passant dans le plus grand recueillement.

4» Je tâcherai aussi d'inculquer celte dévotion aux autres fidèles.

IV Indulgences. — Comme la dette dont je suis responsable est bien grande, et que je suis bien loin d'y avoir satisfait^ ne le pouvant faire d'ailleurs par moi-même, j'aurai recours aux Indulgences, comme à un moyen de pouvoir m'acquitte r.

Pour cela, je tâcherai de gagner les indulgences suivantes :

1" Tous les jours, en récitant la prière : En ego ô bone Jesu ! à bon cl très doux Jésus^ etc.

2' Le premier dimanche de chaque mois; pour cela bien réciter V Angélus^ chaque jour.

3° Le deuxième dimanche du mois, comme étant de la Confrérie du Scapulaire.

4° Le troisième dimanche, comme étant membre de la Confrérie de la Bonne-Mort.

5» En gagnant les autres indulgences proposées à la dévotion des fidèles.

V Retraite du mois. — Tous les mois, je ferai un jour de Retraite pour me ranimer dans la piété. Dans cette retraite, j'examinerai les fautes du mois passé, et je prendrai les résolutions

nécessaires pour le mois suivant. Je ferai ce jour-là, ma préparation à la mort et j'en ferai le sujet de l'oraison du matin. Je ferai cette retraite, le dernier jeudi de chaque mois ou le premier jour libre après.

(Signé) F. H. Prévost, P""» S. S.

FRAGMEÎ^T D'UN DISCOURS

Prononcé par le Rév. Messire M. François Hyacinthe Prévost prêtre de "St. Sulpice, dans l'Eglise paroissiale de Montréal, pour la fête nationale de la St. Jean Baptiste, 24 juin 1850.

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